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Home / Archive: April 2007
« De source en provenance de la Conférence nationale sur le développement social qui s’est ouverte le 26 avril à Beijing, durant l’exécution du 11ème Plan quinquennal, la Chine accordera la priorité aux secteurs scientifiques et techniques liés au développement social. A cet effet, le montant des fonds investis sera multiplié par deux, et de 6 milliards de yuans RMB (monnaie chinoise) durant le 10ème Plan quinquennal, passera à 12 milliards de yuans.
Les secteurs scientifiques et techniques liés au développement social couvrent les domaines : des ressources et de l’environnement, de la médecine, de l’hygiène et de la santé publique, ainsi que des autres domaines étroitement liés à la situation d’ensemble du développement économique et social de tout le pays. Au cours du présent Plan quinquennal, la Chine renforcera le soutien et le rôle de guide des secteurs scientifiques et techniques, pour assurer le développement harmonieux de l’économie nationale et de la société. Et elle a fixé, pour cela, les cinq priorités stratégiques suivantes :
Primo, accorder un soutien technique afin de régler le problème du goulot d’étranglement des ressources naturelles auquel la Chine se trouve confronté pour le moment dans son développement rapide et durable.
Secundo, mettre l’accent sur l’importance de l’économie de l’énergie et de la diminution de la pollution en accordant la priorité au développement énergétique et à l’exploitation des technologies susceptibles de protéger l’environnement, en renforçant les recherches scientifiques et techniques et le développement en matière de la protection écologique, de l’utilisation intégrale par recyclage et par régénération des ressources naturelles, en procédant au rétablissement écologique et en contribuant à l’amélioration de l’environnement global.
Tertio, dans le but d’améliorer la qualité de vie et d’assurer la bonne santé des masses populaires, renforcer les activités scientifiques et techniques dans les domaines du planning familial, de la prévention des principales maladies infectieuses, d’innovation des produits pharmaceutiques et des appareils médicaux, de la modernisation de la médecine chinoise, de la technologie biologique, de la culture et du sport.
Quarto, pour assurer la sécurité publique et le développement durable urbain, axer le travail sur l’établissement d’une plate-forme d’urgence de sécurité publique, sur le renforcement scientifique et technique des forces policières, sur la sécurité dans le travail, sur la sécurité alimentaire, sur la prévention et la réduction des désastres et calamités naturelles, ainsi que sur l’urbanisme, sur les études technologiques et sur la démonstration des technologies-clés.
Quinto, procéder activement à l’étude de la stratégie prévoyante et prévisionnelle et de la politique du travail scientifique et technique du développement social afin de pouvoir offrir un soutien solide à la décision scientifique »
Le Quotidien du Peuple en ligne, 27.04.2007
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« De source en provenance de la Conférence nationale sur le développement social qui s’est ouverte le 26 avril à Beijing, durant l’exécution du 11ème Plan quinquennal, la Chine accordera la priorité aux secteurs scientifiques et techniques liés au développement social. A cet effet, le montant des fonds investis sera multiplié par deux, et de 6 milliards de yuans RMB (monnaie chinoise) durant le 10ème Plan quinquennal, passera à 12 milliards de yuans.
Les secteurs scientifiques et techniques liés au développement social couvrent les domaines : des ressources et de l’environnement, de la médecine, de l’hygiène et de la santé publique, ainsi que des autres domaines étroitement liés à la situation d’ensemble du développement économique et social de tout le pays. Au cours du présent Plan quinquennal, la Chine renforcera le soutien et le rôle de guide des secteurs scientifiques et techniques, pour assurer le développement harmonieux de l’économie nationale et de la société. Et elle a fixé, pour cela, les cinq priorités stratégiques suivantes :
Primo, accorder un soutien technique afin de régler le problème du goulot d’étranglement des ressources naturelles auquel la Chine se trouve confronté pour le moment dans son développement rapide et durable.
Secundo, mettre l’accent sur l’importance de l’économie de l’énergie et de la diminution de la pollution en accordant la priorité au développement énergétique et à l’exploitation des technologies susceptibles de protéger l’environnement, en renforçant les recherches scientifiques et techniques et le développement en matière de la protection écologique, de l’utilisation intégrale par recyclage et par régénération des ressources naturelles, en procédant au rétablissement écologique et en contribuant à l’amélioration de l’environnement global.
Tertio, dans le but d’améliorer la qualité de vie et d’assurer la bonne santé des masses populaires, renforcer les activités scientifiques et techniques dans les domaines du planning familial, de la prévention des principales maladies infectieuses, d’innovation des produits pharmaceutiques et des appareils médicaux, de la modernisation de la médecine chinoise, de la technologie biologique, de la culture et du sport.
Quarto, pour assurer la sécurité publique et le développement durable urbain, axer le travail sur l’établissement d’une plate-forme d’urgence de sécurité publique, sur le renforcement scientifique et technique des forces policières, sur la sécurité dans le travail, sur la sécurité alimentaire, sur la prévention et la réduction des désastres et calamités naturelles, ainsi que sur l’urbanisme, sur les études technologiques et sur la démonstration des technologies-clés.
Quinto, procéder activement à l’étude de la stratégie prévoyante et prévisionnelle et de la politique du travail scientifique et technique du développement social afin de pouvoir offrir un soutien solide à la décision scientifique »
Le Quotidien du Peuple en ligne, 27.04.2007
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Sur internet, caricature de ’Dingzihu’, la maison-clou !
Partout sur Terre, la débâcle de l’hiver provoque chez l’homme un temps de flottement, d’adaptation biologique qui suscite des actes imprévus, un bouillon chaotique d’initiatives libérées de la logique ordinaire. La Chine n’échappe pas à la règle, et a vu se dérouler sur son sol, la semaine passée, quelques faits divers hors normes !
A Shanghai, M.Ye, monte-en-l’air s’est fait attraper (27/03), pour vol de biens immatériels. « Par curiosité », il visitait les villas, et n’y dérobait que des heures de confort bourgeois. Il y prenait des bains, essayait pantalons et chemises, s’endormait dans les lits moelleux. Surpris à 2h du matin par un propriétaire, à regarder sa TV à écran plat 54’’, il en prit pour un an !
Le juge Feng aurait pu être l’auteur de sa sentence, si son tribunal n’avait été situé à Lishi (Shanxi,1100 km plus à l’Est), et si lui-même n’avait été embastillé le même jour. Dans un bordel désaffecté, Feng tenait depuis 2006 son casino clandestin. La police y surprit 122 notables de la ville…
Le mont Shizu (Henan), est en proie à des investisseurs en quête d’un record Guinness d’un goût douteux : ils y bâtissent un dragon de 21km, chiffre qui doit prouver la gloire retrouvée du pays au 21èmesiècle. Avec une tête de 30m de haut, un corps de 9×6m, il sera plaqué de 5,6M d’écailles de bronze et marbre, symbole voulu des 56 groupes ethniques du pays. Le mont est consacré à Huangdi, l’Empereur mythique de l’antiquité chinoise (-2697 à -2598 av. J.-C).
Mais ces chiffres cabalistiques et l’inauguration voulue en 2009 pour le 60ème anniversaire du régime, montrent chez ces nouveaux riches, une volonté d’honorer le pouvoir. Mais la réaction des média et du régime est nouvelle : ils ne se privent pas de tourner l’affaire en ridicule - le chantier pourrait être abandonné. Toutefois, ce genre de folie des grandeurs n’a rien d’exceptionnel, en Chine !
Près de Pékin à Daxing, un centre de santé prend de la célébrité en arrachant ses malades à leur vice : l’internet. Y viennent, contraints par leurs parents, des surfeurs compulsifs, lobotomisés par leur station immobile devant le moniteur, jusqu’à 10h /jour en ligne. Moyennant 930€/mois, par un programme de sports, d’électrochocs et l’action de 60 psys et nurses, Daxing parvient à en sauver 70%. De ces épaves de la toile, la Chine compte 2,4M chez les seuls ados. Et ce n’est qu’un début !
Enfin, l’étude juste parue de Robin Munroe (GB) révèle que la Chine comptait 90.000 lits d’hôpitaux psychiatriques en 1993, dont environ 10% sous un système Ankang, créé sous Mao, pour « soigner » les dissidents. Ankang aurait décliné dans les années ‘90, puis connu un regain en 1999 avec l’explosion de la secte Falungong décrétée ennemie du régime.
Dernièrement, Pékin donne des signes de vouloir se distancier de cette pratique indéfendable, tout comme la peine de mort et les prélèvements non volontaires d’organes : démontrant par là-même son souci de changer d’image !
LE VENT DE LA CHINE
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Le jeudi 05/04, fête du ??Qingming, ou de la lumière pure –équivalent de notre Toussaint-, toute la Chine se rendit au cimetière, garnir les stèles de fleurs et fruits, brûler l’encens et tous les artefacts en papier (villa ou Mercedes miniatures, faux Viagra) destinés à agrémenter la vie dans l’au-delà. Le Qingming vit aussi sur internet, en un curieux salon funéraire virtuel où chacun peut, à moindre coût, honorer ses morts, leur offrir « fleurs », « chants » et messages pieux…
En ce jour, la presse rappelle le coût de la surpopulation, sous foncier : le prix du sol exorbitant, pour les morts plus que pour les vivants. A Zhengzhou (Henan), le m² de tombeau coûte 780€, le double du logement…
Bientôt, un règlement national taxera jusqu’à 50000€ le cimetière indélicat, vendant ses concessions sans certificat de décès, ou bien par lots trop spacieux.
Shanghai double sa subvention au « cimetière marin », à 40€ la sépulture : par dizaines, les familles embarquent pour immerger les cendres de leurs défunts avec cérémonie collective. Ville vieillissante aux 100.000 décès/an, Shanghai sait qu’elle devra fermer ses cimetières sous 10 ans, faute d’espace.
Or pour l’instant, gésir dans l’océan ne tente encore que 1600 familles/an…
Autre souci : la Chine s’effare de voir exploser le nombre d’analphabètes (qui maîtrisent moins de 1500 caractères).
En 2000, ils étaient 87M, et 11,3% de la société : prodigieux recul de l’ignorance, fruit de 40 ans d’efforts par la 1ère génération de leaders socialistes. Et pourtant cinq ans plus tard en 2005, les illettrés étaient montés à 116M, 15% : la Chine re-dépassait l’Inde !
La rechute a trois raisons, toutes liées à des choix faits par l’ère de Deng. [1] Trop de jeunes ruraux montent à la ville, sans finir leurs neuf ans d’études obligatoires : plus la peine, avec tous ces emplois en usine qui les attendent ! [2] La vieille promesse de consacrer 4% du budget public à l’éducation n’a pas été tenue - on en est, 14 ans plus tard, à 3,5%. [3] L’absence de liberté d’enseignement se paie : seuls 16% des 15M d’étudiants choisissent les « sciences sociales » (celles dont on fait les professeurs), dont la moitié en langues…
Le régime n’est pas encore prêt à laisser les facs forger des générations d’esprits autonomes, voire critiques !
Pour enrayer le chancre de l’illettrisme, Pékin affirme avoir payé… 800.000€/an depuis 2000 (une misère !) et en mars dernier, le 1er ministre Wen Jiabao promettait l’école gratuite aux 150M d’enfants ruraux les plus pauvres, pour un budget scolaire de 22MM€.
Mais en janvier à Huadu (Guangdong), des milliers de professeurs manifestaient pour leurs salaires - grève occultée par la censure… Clairement, il en faudra plus, pour inverser 20 ans de désinvestissement dans les écoles !
Dernière nouvelle préoccupante : chef du bureau pékinois de PCM, firme française de pompes industrielles, Ma Jian est sous les verrous depuis le 28/02, pour son engagement dans une secte notoire. Sa firme, la famille et les autorités françaises n’obtiennent pas de nouvelles.
LE VENT DE LA CHINE
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Chine/France - Accord sur l’assistance judiciaire
Le ministre chinois de la Justice Zhang Fusen et son homologue français Dominique Perben ont signé le 18 avril à Paris un accord sur l’assistance judiciaire entre la Chine et la France. C’est le premier accord en la matière signé entre la Chine et un des pays membres de l’Union européenne.
La France et la Chine estiment que cet accord favorisera énergiquement leur communication et la coopération mutuelles sur le plan judiciaire.
Zhang Fusen, chef de la délégation du ministère chinois de la Justice, effectue une visite en France du 18 au 20 avril. Durant cette visite, les deux pays se concerteront sur les modalités de coopération de leurs services judiciaires.
(Source : CRI - 19/04/05)
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En production médicamenteuse, une vingtaine d’usines des plus grands groupes du monde (GlaxoSmithKline, Sanofi, etc.) ont drainé 1MM$ d’investissement en Chine.
En Recherche et Développement (R&D) par contre, l’effort étranger est beaucoup plus hésitant : AstraZeneca bâtit un labo de R&D à 100M€, Novartis un autre, à 100M$…
Selon Eric Bouteiller (Beaufour Ipsen), le retard vient de la crainte de piratage, et de la licence octroyée à la production mais non à la distribution. Vu le coût et le risque liés à la mise au point d’une molécule (500M$, 12 ans), il vaut mieux produire en Chine, et créer ailleurs. Pourtant, dit Eric Bouteiller, si le pharmacien étranger bénéficiait d’une politique plus attractive de Pékin, il pourrait établir sa R&D localement, et déléguer sa production aux groupes régionaux, sous licence.
La distribution aussi, intéresse l’étranger : Alliance Boots, 1er réseau européen de pharmacies (RU) rachète pour 57M€ la moitié de Guangzhou Pharma, 3e grossiste du pays (9 dépôts et 3% du marché). Ensemble, ils géreront 29 pharmacies—le maximum permis. Selon le consultant IMS Health (US), en 2007, le marché chinois gagnera 16% (le triple de la moyenne mondiale), à 1,6MM$.
L’industrie locale tente de parer les coups : n°2 local de l’échographie, Mindray (Shenzhen) prenait en septembre, 270M$ en bourse de New York - meilleur score du secteur en deux ans. Entre-temps, ses parts ont gagné 79%, et Mindray (22/01) émet pour 300M$ de parts nouvelles. Mindray utilise des technologies abandonnées de longe date par les grands (GE, Philips, Siemens) - mais ses prix sont 10 à 20 fois moins chers, pour un service simple, adapté aux pays émergents.
Enfin Pékin fait un effort pour nettoyer le secteur : en 2006, 160 labos ont été fermés, Kangliyuan (Hangzhou) -un des plus grands, perd sa licence. Partout, on assiste aux descentes de policiers, saisie de faux médicaments, dont la publicité est aussi traquée. Le ministère de la santé annonce une liste noire des pharmaciens, distributeurs ou hôpitaux corrompus : ils perdront leur licence de vente ou de production, pour un maximum de deux ans. Ces méthodes, si l’Etat les applique, devraient permettre une rapide remontée en qualité du médicament chinois.
Le Vent de la Chine (février 2007)
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TGV chinois—il faut un début à tout ! A quelques jours du Chunjie, Nouvel an lunaire (fête traditionnelle qui verra en 8 semaines, 156M de voyageurs par chemin de fer), la Chine lance son train dernier-né, le CRH, clone du TGV. Inspiré du Shinkansen, c’est un produit Sifang, de Qingdao (Shandong), suite à un transfert de technologie en 2004 par le consortium Kawasaki.
Trois lignes furent ouvertes le 1/02 : Shanghai-Nankin (303km), Shanghai-Hangzhou (171km), et Canton-Shen-zhen (139km). En phase de « rodage », les 15 rames en service sont bridées à 160km/h, jusqu’au 18/04, suite à quoi elles pourront pousser à 250km/h. Journée sans « pépins » au départ Shanghai, mais non à celui de Canton qui connut retards et annulations du fait que des sections de voie étaient encore en construction.
NB : la Chine assure 25% du trafic global, fret et passagers, sur 76.600km soit 6% du réseau ferré mondial. Vu l’extrême densité de population, le seul allégement possible passe par la vitesse—d’où l’importance de ces 2000km de lignes à grande vitesse, avant la pièce de résistance, la ligne Pékin-Shanghai (1300km) !
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Pour nourrir en brevets son industrie native, la Chine ne peut pas encore compter sur sa seule recherche, ni sur son seul effort d’export d’étudiants.
Reste l’alternative ancienne, célèbre et occulte, l’espionnage industriel.
Celui-ci est encadré par le Ministère de la sécurité publique (Guojia anquan bu), doté des meilleurs moyens, en cheville avec de nombreuses universités tel l’institut de la diplomatie. En fin de cycle, des jeunes prometteurs sont envoyés dans les universités du monde (riche) entier, d’où ils essaiment vers les firmes-cibles. Le Ministère de sécurité publique aurait même une « centrale d’achat » pour grouper les demandes de ses groupes industriels.
C’est à cette pieuvre que reviennent ces informations-choc de la semaine.
Etudiante chinoise surdouée et diplômée, Wang Lili est arrêtée fin avril sur plainte de Valéo pour « abus de confiance » et « hackage de base de données ». En stage dans les Yvelines, elle passait ses jours à copier paisiblement les sous-ensembles de modèles futurs. Chez elle, furent saisis 6 ordinateurs et 2 disques durs à haute capacité…
1500km plus au nord, la police de Stockholm est sur les traces d’un céleste réseau de « chercheurs-invités » au Karolinska Institute, qui ratisse méthodiquement les inventions non encore brevetées.
A Louvain (Belgique), un réseau chinois vient d’être démantelé, qui ventilait ses étudiants-espions à travers l’Europe…
Tout ceci nous amène au « produit fini » : par sa filiale coréenne Daewoo, General Motors porte une seconde plainte pour le piratage de sa Spark et sa Matiz, par le groupe Chery, qui les reconvertit en son best seller QQ. Il réclame 10M$.
Un premier procès à Shanghai fut annulé pour vice de forme, tandis que le ministre de tutelle prenait fait et cause pour Chery. Les experts doutent que le déplacement du site judiciaire change à l’affaire - mais celle ci rapproche la Chine du moment où elle devra choisir - piratage, ou bonne image planétaire !
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La nouvelle serait énorme, si vraie -mais prudence !
A en croire la mairie de Dalian, Intel, le n°1 mondial des micro-processeurs aurait reçu sa licence pour établir au Liaoning un projet industriel record, qui sortirait les puces de dernière génération (65 nanomètres, « nm », et à double moteur, « double-core »). Il en coûterait 3 à 3,5MM$.
Objection : aucun leader mondial comme Intel ou Infineon n’a sauté le pas de produire en Chine - leurs investissements ne dépassent pas la chaîne de montage ou le centre de recherche. Seuls les Taiwanais TSMC ou Hynix ont osé le faire, contraints par leur concurrence interne –Taiwan a levé son veto. Il n’en va pas de même pour Washington, qui bannit toujours le transfert de nanotechnologie vers la Chine, à moins de 180nm. Pour autant, le projet de Dalian aurait de bons arguments.
La Chine est le 1er consommateur de puces, avec 21% du marché mondial (192MM$ en 2005). En 2010, son marché aura triplé à 124MM$, et sa production, très déficitaire, aura quadruplé de 2,6MM$ à 12MM$. En investissant massivement, Intel pourrait s’en assurer la part du lion. Intel compte déjà dans le pays 1.3MM$ d’investissement (6.800 emplois, entre Shanghai et Chengdu) Mais le grand vainqueur serait la Chine, mettant enfin la main sur une technologie de pointe ardemment recherchée. Tout compte fait, cette agitation ressemble à un coup de poker de Dalian : on y verra plus clair, mi-février lors des fêtes du printemps lunaire, date traditionnelle d’annonce des grandes décisions !
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Dans le cadre de la Newsletter sur la pratique de l’Intelligence Economique pratiquée par les chinois
Olivier Arifon, Philippe Ricaud de « L’art du détour : Comment la sinologie de François Julien éclaire la médiation interculturelle », dans Chine/Europe, Percussions dans la pensée à partir du travail de F. Julien, PUF, 2005, pp.111-128.
André Chieng, La pratique de la Chine en compagnie de François Jullien, Paris, Bernard Grasset, 2006.
Anne Faure Bouteiller, La Chine, clés pour s’implanter sur le dernier grand marché, Paris,Vuibert, 2003.
Jean-Claude Peter, Comment échouer en Chine : vingt sept conseils infaillibles pour échouer en Chine, Points sur l’Asie, Paris, L’Harmattan, 2000.
Gal (cr) Daniel Schaeffer, « La pratique de l’intelligence économique chinoise dans l’acquisition des hautes technologies », Actes du colloque « Intelligence économique et compétitivité internationale », IECI, 16 novembre 2006.
Julie Fouquart
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