Pékin sous pression—l’enjeu des Jeux Olympiques
June 24, 2007
En 2001, lors de l’attribution des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, nul ne pouvait prévoir qu’en résulterait pour le régime une double tension, de l’intérieur et de l’étranger, perturbant ses équilibres !
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
De l’intérieur, chez les cadres, de la base au sommet, on sent le besoin de gommer les contradictions sociales. La censure est hyperactive, la justice frappe. Partout on parade les malfaiteurs condamnés (cf photo p.4), on brûle la drogue saisie, on tient des exercices antiterroristes. Mais les manifs récentes, de Xiamen (anti-industrielle) à Zhengzhou (des étudiants) sont là pour montrer les progrès rapides en émancipation de la société.
Tandis qu’hors de la Chine, des actions inédites prolifèrent pour faire pression. ONG, politiciens, artistes et syndicalistes d’Europe et d’Amérique s’y joignent, pour réclamer des concessions : sur le Darfour, la pratique du secret d’Etat comme outil juridique de répression, et le Tibet (cf p.2). Play Fair 2008 lâche une bombe (11/06), accusant, quatre usines cantonaises de mascottes olympiques, de faire travailler clandestinement des enfants de 12 ans, sous-payés et astreints à des conditions dangereuses. Le BOCOG, le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Pékin 2008, répond en dépêchant des inspecteurs, et menaçant de révoquer les licences !
Sous cette douche froide de campagnes abîmant son image, les félicitations du Comité International Olympique à Pékin (11/06) pour la qualité de ses préparatifs, apparaissent bien insuffisants pour alléger l’atmosphère !
Clairement, le bât blesse. La Chine montre une vulnérabilité. A travers « ses » Jeux, elle veut imposer une image de partenaire fiable. L’étranger ne veut la lui accorder qu’en échange d’efforts visibles dans le démantèlement de son style de régime autoritaire. Même si un boycott des JO est irréalisable et nuisible, à 14 mois des JO, nul besoin d’être devin pour prédire que ce double ressort ne fera que se tendre, jusqu’en août 2008 !
Sur le champ diplomatique, la Chine semble en train de méditer des concessions pour réduire son isolement : [1] sur le Darfour, en accélérant l’application du plan de paix de l’ONU —qui devrait aboutir à terme, au partage des recettes du pétrole local avec les ethnies non musulmanes ; [2] sur le réchauffement global, en offrant en décembre à Bali, aux pays négociateurs du second protocole de Kyoto, un quota contraignant (même minime) de coupe de ses émissions de gaz à effet de serre ; et [3] sur les échanges commerciaux, en élargissant aux USA et à l’Union Européenne son marché des services : le commissaire P. Mandelson vient (12/06) de déclarer au ministre Bo Xilai que l’excédent chinois était « non durable » - inacceptable.
Les JO de Pékin 2008, ici, sont pris en otage de deux mécanismes sans aucun lien avec eux. D’une part, la tentation protectionniste euro-américaine, conséquence politicienne de la poussée de l’export chinois, et de l’autre, la déception d’une opinion mondiale après 20 ans sans progrès en matière de démocratie. Or, des secteurs agissants de cette opinion semblent déterminés à saisir la chance qui s’offre, et d’ « aider » Pékin à tenir sa parole donnée au CIO en 2001 : de « promouvoir à travers les JO, les droits de l’homme en Chine ! »
Paru dans Le Vent de la Chine numéro 23 Du 18 au 24 juin 2007
Written by journaliste · Filed Under Culture et Societe, Le Vent de la Chine | Leave a Comment
Interviews Audio - Un modèle énergétique durable pour la Chine ?
June 20, 2007
Retrouvez sur le site de notre partenaire Radio86, ses interviews radios diffusées le 18 juin 2007 dans l’émission Chine Hebdo de BFM Radio, sur le thème « Un modèle énergétique durable pour la Chine ? »
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
Avec l’intervention de :
Claude Mandil, Directeur de l’Agence Internationale de l’énergie (AIE),
Bertrand Barré, Conseiller scientifique auprès de la présidente du directoire d’Areva, Professeur Emérite INSTN (Institut National des Sciences et Technologies Nucléaires). Auteur récemment de "L’énergie nucléaire : Comprendre l’avenir", publié aux éditions Hirlée
Didier Soubies, Président du Groupe Chine du Club Ademe International et de l’association "France Chine Energie Environnement" (FC2E).
Et
Philippe Chalmin, Professeur à Paris-Dauphine, inspirateur depuis 20 ans du rapport Cyclope et spécialiste des matières premières, répondra également à trois questions sur le thème : "Matière premières : la fièvre acheteuse chinoise".
Résumé par Marion Zipfel :
"Deuxième consommateur d’énergie au monde, l’ogre énergétique chinois représente désormais plus de 38 % de la consommation mondiale de charbon, avec une hausse de 8,7 % pour l’année 2006, soit, lui seul près de 72 % de la croissance mondiale. Sur les autres énergies, la Chine se situe aussi bien au-dessus de la progression générale avec des taux de 21,6 % pour le gaz naturel et de 6,7 % pour le pétrole. A ce rythme, la Chine pourrait devenir d’ici 2010, le premier émetteur de gaz à effet de serre. Une situation qui inquiète non seulement les autorités chinoises mais aussi le reste de la planète qui exhorte la Chine à revoir son modèle énergétique qui dans son état actuel fait peser de graves menaces sur l’environnement. Energies renouvelables, nucléaire, efficacité énergétique, quels sont les grands chantiers à mettre en œuvre pour que la Chine puisse poursuivre sa croissance économique sans pour autant mettre le climat en danger ?
Avec Claude Mandil, Directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Bertrand Barré, Conseiller scientifique auprès de la présidente du directoire d’Areva, Professeur Emérite INSTN (Institut National des Sciences et Technologies Nucléaires), auteur récemment de L’énergie nucléaire : Comprendre l’avenir, publié aux éditions Hirlée et Didier Soubies, Président du Groupe Chine du Club Ademe International et de l’association "France Chine Energie Environnement" (FC2E).
Croissance emballée, hausse du niveau de vie, accès au confort, urbanisation galopante, boom de l’investissement dans l’industrie lourde, la Chine doit faire face depuis le début des années 2000 à un bouleversement majeur de sa demande enérgétique. Représentant aujourd’hui 15% de la demande énergétique globale, la Chine pourrait représenter 20% de cette demande d’ici 2030 détrônant ainsi les Etats-Unis dans le classement des pays consommateurs d’énergie. Or l’ogre chinois se nourrit essentiellement d’énergies fossiles et de charbon, très polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, principaux responsables du réchauffement climatique. Mais les autorités chinoises sont conscientes des efforts à fournir en matière d’économie d’énergie et de réduction de la pollution. Comme le rappelle Claude Mandil, le directeur exécutif de l’AIE, Pékin s’est fixé comme objectif d’améliorer l’éfficacité énergétique de 20% entre 2006 et 2010. Le premier ministre Wen Jiabao a pourtant reconnu qu’au cours de l’année 2006, les objectifs n’ont pas été atteints mais qu’il fallait poursuivre les efforts. « Nous travaillons avec le gouvernement central pour l’aider à mettre en place une politique énergétique qui soit efficace, sécurisée et la plus propre possible explique Claude Mandil. Le problème majeur reste l’application au niveau des provinces ». "
Written by admin · Filed Under Bibliotheque Medias, Eco-Finance-Business, Environnement-Energie | Leave a Comment
L’écologie chinoise, en panne, jette le voile
June 17, 2007
Le 4/06, à 48h du sommet G8 de Heiligendamm, le ministre Ma Kai dévoila le 1er plan national contre le réchauffement global. Il rejetait tout objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui est la règle du jeu des pays signataires du protocole de Kyoto. Par fermeture de petites mines et d’usines, par économies d’énergie et développement des énergies renouvelables, Pékin espérait pour 2010, une coupe de 950Mt des rejets, 15% des émissions de 2004 (5,6MMt).
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
Problème : en 2005, la Chine a promis une coupe de 4% de ses besoins d’énergie et n’a atteint que -1,33%. Et même si elle tenait sa parole, son « plan national » vise beaucoup moins loin que celui visé par les nations de « Kyoto-II », à savoir d’ici 2050, contenir la hausse des rejets à +50% (par rapport à ‘90), et le réchauffement à 2°C. La Chine justifie sa « traîne » par le « droit à la croissance », et la « responsabilité des riches », c’est-à-dire le refus des Etats-Unis de participer à l’effort commun.
Or de manière frappante, le 31/05, le Président George W. Bush proposait que « 15 pays, gros pollueurs négocient entre eux » des quotas de réduction. Ces démarches chinoise et américaine, étaient identiques en esprit, rejetant l’effort collectif de Kyoto, qu’ils prétendaient troquer pour une action individualiste moins dérangeante. Symboliquement, avant de s’envoler pour l’Allemagne, Hu Jintao lançait une campagne pour resserrer les liens avec Washington : une de ses raisons, étant ce « partage du monde écologique », entre puissances conservatrices décidées à gagner quelques années sans rien changer.
Et pourtant, à Heiligendamm, G. Bush et Hu Jintao se sont trouvés en position délicate face à des européens et japonais bardés de rapports scientifiques accablants, qui les sommèrent de prendre leurs responsabilités, et une combative Angela Merkel, Présidente du G8. Et à l’issue, la moins mauvaise décision émergea : le G8, y compris les Etats-Unis, promirent sous deux ans des coupes contraignantes, « substantielles », de GES. C’est un pas en avant certain : désormais, Pékin est seule dans son refus de participer à l’effort mondial !
Sur le fond, pourquoi Pékin s’enferre-t-il dans ce refus qui va l’isoler diplomatiquement, tout en privant ses industries d’une chance de guérir leur grande faiblesse face à l’extérieur, leur gâchis des ressources ?
Il se trouve que selon plusieurs sources concordantes, le pouvoir vit une crise sans précédent. Wen Jiabao le 1er ministre s’angoisse de l’injustice, des privilèges des cadres « risquant de mener au désastre ».Corruption et individualisme règnent sur les 71M de membres du Parti. Hu Jintao tente en vain de les combattre en multipliant les campagnes indigestes - la dernière intitulée « l’éducation aux trois consciences »… Tout en rejetant tout appel à la démocratisation, suggéré par les anciens du Parti !
Ce syndrome explique au moins en partie l’absence d’initiative chinoise dans les affaires du monde : incapable de se faire obéir, Hu ne peut prendre d’engagements extérieurs, faute d’être sûr de pouvoir les remplir. D’autant moins qu’avant le XVII. Congrès, il doit réunir un consensus autour de lui et donc, ne pas heurter. Voici donc un prix que la Chine commence à payer, pour ses 20 ans d’impasse sur toute réforme politique : sa faible capacité d’engagement global !
Paru dans Le Vent de la Chine numéro 22 Du 11 au 17 juin 2007
Written by journaliste · Filed Under Environnement-Energie, Le Vent de la Chine | Leave a Comment
La politique énergétique chinoise : panorama des différents secteurs
June 15, 2007
Article issu de la Newsletter L’ÉNERGIE en Chine - Partenariats dans l’énergie propre
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
NB : Les mots marqués du symbole *** sont définis dans l’article Quelques définitions…
NB : Les chiffres mentionnés dans l’article qui suit sont à manier avec extrême précaution et devraient avant tout être considérés comme donnant un ordre de grandeur. En effet, non seulement ceux concernant la Chine ne sont pas toujours fiables, mais les données sont différentes selon les sources. Enfin, les concepts mêmes de l’énergie (bilan énergétique primaire, production totale d’énergie, capacité électrique installée, production électrique générée, etc..) sont parfois confondus – ou utilisent des critères différents - ce qui ne fait que brouiller un peu plus les chiffres de l’énergie et l’électricité en Chine.
M : millions / MM : milliards
Développement économique et consommation énergétique
La Chine a connu une expansion économique considérable ces dernières années. L’objectif sur les quinze prochaines années est que le pays, toujours en cours d’industrialisation, accède dans son ensemble, à un niveau de vie « xiao kang » -de « prospérité moyenne ». Le 16° Congrès du Parti Communiste Chinois (2005) a établi pour cela un objectif de quadrupler le PIB entre 2000 et 2020, soit une croissance moyenne de 7% par an sur une période de 20 ans, supportée par une main d’oeuvre à faible coût encore abondante et des investissements étrangers conséquents.
Si la croissance économique perdure, cela gonflera inévitablement la consommation dans des secteurs comme ceux du confort habitat, des commodités ou de la mobilité. Le potentiel est fort. Le taux d’urbanisation pourrait passer de 40% aujourd’hui à 60% d’ici une vingtaine d’années. Les salaires aujourd’hui très disparates devraient augmenter. Le parc automobile est en plein boom tout comme le secteur immobilier. Avec la hausse du niveau de vie d’une population toujours plus urbaine, les chinois découvrent le confort : ils ont une voiture ; deux ou trois néons deviennent nécessaire là où, auparavant, il en fallait un avant ; ils mangent plus de viande ; ils voyagent en avion ; la climatisation se répand, etc. Tous ces éléments contribuent à la hausse de la demande en énergie et en électricité, dans un cercle quasivertueux.
Or la structure énergétique de la Chine dépend presque entièrement des énergies fossiles -et notamment le charbon-, très polluantes et émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique global. Les conséquences environnementales, et de là sociales et humaines, d’un développement jusque là mal contrôlé, sont donc désastreuses au niveau local comme global. [A ce propos, voir l’article de Stephane Rouhier sur « Les conséquences environnementales du développement énergétique de la Chine ».] Et les ressources ne sont pas inépuisables.
Si on ne peut empêcher la Chine de se moderniser et les Chinois d’accéder au confort, le pays asiatique doit désormais, plus que jamais, assurer son développement futur d’une manière qui soit viable sur le long terme. Le défi qu’il doit relever en matière d’environnement est beaucoup plus important et urgent que dans les pays développés, et que l’Europe en particulier. Si la Chine adoptait le modèle d’urbanisation et de consommation énergétique à l’américaine (multiplication du nombre de grosses voitures et villes immenses, consommation à outrance, etc.), pourtant très attirant, ses émissions de CO2 seraient 10 fois supérieures à ce qu’elles sont aujourd’hui (elles pourraient être les premières devant les Etats-Unis en 2007), mais deux fois seulement si elle adoptait le modèle européen.
L’enjeu est donc de taille pour les autorités chinoises qui ont lancé une politique en matière énergétique avec trois objectifs majeurs :
- améliorer la sécurité de l’offre énergétique***
- gérer les problèmes environnementaux (locaux et globaux).
- sécuriser la croissance économique du pays (assurer notamment l’offre d’électricité pour satisfaire la demande).
Ces trois objectifs passent par un recours de plus de plus poussé aux énergies sobres et propres***.
Le secteur électrique
La production d’électricité est un facteur clef pour assurer le succès et la durabilité des évolutions économiques et industrielles actuellement en cours. Mais le développement industriel qui explose a dépassé l’offre d’électricité et certaines régions connaissent toujours des pénuries en 2006. Depuis 2003, la croissance de la production d’électricité a pris un véritable essor avec un moyenne de 15% par an (14% en 2006). La production d’électricité en 2005 était de 2475 TWh (+14,5%), faisant de la Chine le deuxième producteur d’électricité au monde. La Chine se dote en moyenne de 21 GW par an, soit l’équivalent du parc français tous les 6 ans. L’électricité effectivement produite est aux trois quarts d’origine thermique (charbon), au sizième hydraulique ( 16%, ce qui représente néanmoins moins de 25% du potentiel électrique de la capacité hydraulique installée estimée à 400GW), 5% renouvelables et le reste nucléaire (2%). Le recours massif au charbon, énergie la plus polluante, est donc plus que problématique du point de vue environnemental.
|
|
Or la consommation électrique connaît une évolution similaire à la production avec une croissance de 13,5% en 2005. Et la consommation moyenne par habitant restant modeste (moins de 1400kWh/an soit 1/6 de la moyenne française), on peut imaginer qu’elle continuera à croitre à un ryhtme soutenu dans les prochaines années avec l’augmentation de la population urbaine et l’essor du niveau de vie.
La volonté nationale est d’atteindre en 2020, une capacité électrique installée totale de 1000 GW. Cela correspondrait officiellement à un quadruplement du PIB entre 2000 et 2020, mais le chiffre semble largement sous-estimé par rapport aux besoins. Accroitre l’offre nécessite alors de faire appel à toutes les sources énergétiques disponibles, et d’accélerer le recours aux énergies nouvelles et renouvelables, qui permettent en outre de répondre aux enjeux environnementaux du pays. La Chine fait donc appel aux investisseurs étrangers pour développer le secteur électrique et les nouvelles technologies bénéfiques à l’environnement. « Il faut toutefois noter que la Chine a parfois déjà des longueurs d’avance dans l’utilisation d’énergies propres. Par exemple, les vélos électriques sont commercialisés à des tarifs trois fois inférieurs (90 à 250 €) à ceux pratiqués en France ; les chauffe-eau solaires à tube sous vide, de technologie plus avancée que ceux disponibles en France, se vendent 6 fois moins cher qu’en France ». (F. Colas, responsable stratégie et développement durable, EDF, 2004)
Les défis du secteur électrique restent nombreux :
La consommation du charbon et les problèmes environnementaux liés .
Les pénuries d’électricité qui touchent encore quelques régions en 2006. ( 26 régions avaient été touchées par la pénurie en 2005, suite à une mauvaise estimation en 2004 du besoin de nouvelles capacités -manque 40GW). Le Guangdong, une des provinces les plus développées du pays, vient, d’annoncer que pour la 5ème année consécutive, elle subit des pénuries d’électricité notamment en période estivale. Certaines entreprises se voient alors contraintes de travailler la nuitn hors périodes de pic de consommation. Guangzhou (capitale du Guangdong) accuse des retards dans la construction de nouvelles capacités alors que ferment les petites centrales à charbon, et qu’elle connaît un manque de pluie pour alimenter les centrales hydroélectriques. Toutefois l’équilibre devrait être atteint en 2007 ( déficit inférieur à 9GW en 2006).
Le développement des renouvelables. Malgré la première place de la Chine en matière de petit et micro hydraulique, de petites turbines éoliennes, de mines de production de méthane, de chauffe eaux solaires, et de l’utilisation directe de ressources géothermiques de faible et moyenne température, des barrières existent au développement optimal des renouvelables : (1) la mise en œuvre effective des politiques (2) le coût (3) une industrie manufacturière et un service lié faibles.
La mise en place d’une stratégie sectorielle de développement durable, avec une implication réelle dans l’après-Kyoto, et l’utilisation optimale d’opportunités comme les méchanismes de développement propres*** qui donnent la priorité aux projets d’amélioration de l’efficacité énergétique, de développement de nouvelles sources d’énergie et des renouvelables, et d’utilisation du méthane***.
L’établissement d’un réseau unifié malgré l’autonomie des régions dans leur développement (historiquement les régions se sont construites de manière autonome et continuent souvent à réguler la production d’électricité de manière indépendante).
L’efficacité énergétique***
Si une des causes de la pénurie d’énergie en Chine est institutionnelle, la principale raison est sans doute la surchauffe et la structure irrationnelle de l’économie nationale, auxquelles s’ajoute un important gaspillage. A logement et conditions climatiques équivalents, il faut actuellement deux à trois fois plus d’énergie pour être chauffé en Chine que dans les pays industrialisés. Et produire un million d’euros de richesse demande cinq fois plus d’énergie qu’en Europe et neuf fois plus qu’au Japon. Les experts du secteur de l’énergie estiment que la Chine peut économiser près de 200 milliards de kWh par an en comptant sur une meilleure gestion de l’utilisation de l’énergie. Le remplacement de l’ensemble des 6 500 lampes de la ville de Shanghai a permis de réduire la consommation d’électricité de 90 %.
Entre 1980 et 2000, l’intensité énergétique de la Chine a baissé en moyenne de 5,32 % par an. Toutefois, la Chine accuse encore un retard important. En 2004, elle a rendu public le Plan à moyen et long terme pour les économies d’énergie (2020), qui stipule en outre que d’ici 2010, l’intensité énergétique du PIB chinois devrait baisser de 14,5 % pour atteindre les niveaux de 2002, avec une baisse annuelle moyenne de 2,2 %. D’ici 2020, l’intensité devrait baisser de 41 % par rapport aux niveaux de 2002. Néanmoins, en 2006, l’objectif de réduction annuelle n’a pas été réalisé.
Un progrès considérable peut donc être atteint en matière d’efficacité énergétique, un secteur d’opportunités pour les investisseurs étrangers. Le retour sur investissement dans l’industrie lourde serait de 30%, et dans l’habitat et les services, de 10% selon, Beijing Yuanshen Energy Conservation Technology, une compagnie pilote EMC (Energy Management Company) financée par la Banque Mondiale. Le marché chauffage-ventilation-climatisation devrait par exemple progresser de 20 à 30% dans les prochaines années avec la demande d’éfficacité énergétique ; avec l’emploi de nouvelles technologies, de 20 à 50% supplémentaires du coût pourraient être gagnés.
Reste que la Chine a de grosses lacunes en matière de gestion de l’énergie, qu’il faudra réussir à sensibiliser la population et les entreprises. Une campagne pour éliminer les industries polluantes et à haute consommation d’énergie (notamment de l’acier, le fer, le cuivre, l’alumine, le ciment, l’énergie, le charbon) sera menée tout au long du mois de juin sur l’initiative entre autres, de la CNRD (Commission Nationale pour la Réforme et le développement), la SEPA (l’Agence Nationale pour la protection de l’Environnement) et du Ministère des Finances.
Panorama des différentes énergies
La structure de la consommation énergétique primaire *** de la Chine est celle-ci :
|
|
Cependant, les statistiques officielles chinoises sur l’énergie ne prennent pas en compte l’utilisation traditionnelle de la biomasse, qui représente pourtant encore environ 20 % de l’énergie consommée en Chine*. Si celle-ci est prise en compte, la répartition est telle que :
|
Source : Helio International
Les chiffres utilisés ci-après, se basent sur le premier mode statistique.
Partie 1. Les énergies fossiles- Charbon, Pétrole, Gaz
Partie 2. Les énergies non-fossiles "propres"
*merci à S. Rouhier pour la remarque.
Julie Fouquart
Written by admin · Filed Under Decryptages, Eco-Finance-Business, Environnement-Energie, Sciences et Techniques | Leave a Comment
Quelques définitions…(secteur de l’énergie)
June 15, 2007
Article issu de la Newsletter L’ÉNERGIE en Chine - Partenariats dans l’énergie propre
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
Biomasse : Le procédé de la biomasse utilise les déchets organiques de la ferme et de la forêt en les broyant et en les conditionnant en combustibles prêts à l’usage. La biomasse peut être gazeifiée pour la production d’électricité et plus particulièrement pour le développement de l’énergie rurale (éclairage et cuisine). Elle peut être liquéfiée pour l’obtentien de biocarburants. Elle peut également être utilisée pour les piles à combustible.
Biocarburants : « d’origine agricole, ils sont utilisés comm additifs aux carburants classiques. Il en existe de deux sorte. L’éthanol, ou bioéthanol, obtenu à partir de la fermentation du sucre ou de l’amidon (betteraves, cannes à sucre, maïs, pommes de terre, etc.), est combiné à l’essence à hauteur de 5% en Europe et 25% au Brésil. Son dérivé, l’ETBE a le même usage. Le biodiesel – aussi appelé diester- est principalement tiré du colza. Il est un constituant du gazole à hauteur de 5% mais peut être utilisé dans des proportions bien supérieures ». (Source : Mons Ludovic, « Les enjeux de l’énergie », Petite Encyclopédie Larousse, 2006, p. 101.) Un obstacle majeur à ces biocarburants dits de « première génération » est qu’ils sont produits à partir de végétaux utilisés pour nous nourrir. Ecore à l’état expérimental, les biocarburants "de deuxième génération » peuvent être produits à partir de déchets végétaux et à base de cellulose. Leur rendement promet d’être bien meilleur que ceux de première génération.
Crédit Carbone : outil de flexibitlié du Protocole de Kyoto, au même titre que les systèmes de de quotas d’émissions échangeables. Les crédits carbone rémunèrent des projets produisant des réductions additionnelles d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Un crédit s’ajoute aux quotas de son détenteur, lui permettant d’émettre plus de GES.
Cogénération : production combinée de chaleur et d’électricité
Dépendance énergétique : obligation d’importer de l’énergie par manque d’autosuffisance.
Efficacité Energétique : Du point de vie de la production, capacité à produire autant ou plus avec moins d’énergie. Du point de vue de la consommation, capacité à réduire les consommations d’énergie à service égal rendu.
Energies :
Energie primaire : énergie telle que la nature nous la livre. L’hydroélectricité et le nucléaire sont considérés comme des énergies primaires.
Energie secondaire : énergie primaire ayant subi une transformation (essence issue du pétrole après raffinage, électricité produite par une centrale thermique).
Energie finale : Energie livrée au consommateur via les circuits (stations-service) et réseaux de distribution (électricité).
Energie utile : énergie résultant d’un besoin énergétique (se chauffer, se déplacer).
Le rendement est le ratio énergie utile / énergie primaire.
Energies renouvelables : Energies qui utilisent des ressources inépuisables : le vent (l’éolien), le rayonnement solaire (solaire thermique pour la production de chaleur et photovoltaïque pour la production d’lectricité), l’eau (l’hydroélectricité), les végétaux et les déchets (la biomasse), la chaleur de la terre (géothermie), la force des vagues (l’énergie marémotrice).
Energies propres : Nous considérons comme « propres » les énergies non génératrices de gaz à effet de serre à savoir les énergies renouvelables, l’hydraulique et le nucléaire.
Ethanol : alcool issu de la fermentation du sucre ou de la conservation de l’amidon que contiennent les céréales et d’autres matières agricoles ou agroforestières. Il est utilisé comme biocarburant.
Géothermique : technique qui consiste à capter la chaleur de la croûte terrestre pour produire du chauffage ou de l’électricité.
Intensité énergétique : rapport de la consommation d’énergie à la production économique ou physique. A l’échelon national, rapport entre la consommation intérieure totale ou de la consommation d’énergie finale au PIB ou à la production matérielle.
MDP : Mécanismes de développement propre (en anglais, Clean Development Mechanisms) . Les MDP sont un des « mécanismes de flexibilité » prévus par le Protocole de Kyotot visant, en premier liue, à limiter, à l’échelle de la planète, le coût des politiques d’évitement des émissions de Gaz à effet de serre (GES). Ils ont un triple intérêt : environnemental, de développement et financier. Ils permettent aux pays de l’Annexe B du protocole de Kyoto (39 pays développés ayant accepté des objectifs quantifiés de limitation de leur GES) d’acquérir des réductions d’émissions certifiées en finançant des projets dans les pays en développement. Ces réductions obtenues entre 2000 et 2007 peuvent être utilisées pour les obligations concernant la période 2008-2012.
Méthane (CH4) : Gaz à effet de serre dont les possibilités de réchauffement du globe sont 21 fois plus élevées que celles du CO2. Le méthane provient de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l’absence d’oxygène (Cf. dans les mines de charbon souterraines) Le biogaz qu’il produit peut être néanmoins utilisé lui-même comme une source d’énergie (chaleur et/ ou électricité. Ce mode de traitement des déchets nécessite une collecte sélective.
Nucléaire :
- Génération I (1963-1994) : réacteurs de la filière uranium naturel graphite gaz (UNGG).
- Génération II (depuis 1977) : réacteurs à eau pressurisée (REP) – gains en rendement et compacité du réacteur - 78% d el’électricité en France.
- Génération III (à partir de 2015) : Réacteurs à Eau pressurisée optimisés dits EPR (European pressurized water reactor). Gains en rendement, compétitivité, sureté. Un premier en construction an Finlande (Olkiluoto), un deuxième programmé en France (Flamanville), d’une puissance de l’ordre de 1600 MWe).
- Génération IV (à partir de 2030-2050) : Réacteurs à neutrons rapides et réacteurs à haute, voire très haute production (hydrogène, carburants de synthèse, chaleur, etc.). Gains en rendement, compétitivité, sureté, durabilité et résistance à la prolifération. (Source : Abou Claire, Ganier Laure, « Bienvenue dans la IV° génération, Les défis du CEA, février 2007. p.121)
- La fusion nucléaire avec ITER :
La fusion thermonucléaire est la source d’énergie des étoiles, telle que le soleil, qui peut permettre de produire une énorme quantité d’énergie non polluante. A l’inverse de la fission – qui est le principe des réacteurs nucléaires d’aujourd’hui-, la fusion repose sur l’association de noyaux d’atomes pour donner le noyau d’un atome lourd, des neutrons et de l’énergie. [En portant les noyaux à des températures très élevées, les chercheurs recréent les conditions observées dans les étoiles et obtiennent ainsi un plasma ni liquide ni gazeux. Pour que la réaction persiste, le plasme ne doit pas se refroidir et doit donc être confiné dans un champ magnétique.]
Le projet ITER [International Experimental Thermonuclear Reactor] date d’une quarantaine d’années. Il associe aujourd’hui la Russie, les Etats-Unis, le Japon, l’Union Européenne, la Chine, la Corée du Sud, et la Canada. Cadarache a été choisi comme site d’implantation en 2005. Le budget s’élève à 10 milliards de dollars et la construction du réacteur devrait durer une dizaine d’années, pour une exploitation sur 20 ans. L’objectif d’ITER est de parvenir à produire dix fois plus d’énergie que celle nécessaire à l’amorçage de la réaction de fusion (aujourd’hui, les meilleures performances dans les installations européennes, ont été obtenus avec un facteur 0,7 pendant 7min). (Source : Mons Ludovic, « Les enjeux de l’énergie », Petite Encyclopédie Larousse, 2006, p. 105-107.
Sécurité Energétique : Notion recouvrant trois aspects (1) l’équilibre entre l’offre et la demande, avec la sécurité des approvisionnements, la limitation de la dépendance aux importations et la maîtrise de la demande (2) la compatibilité entre la production et de la consommation d’énergie avec le développement durable, notamment en ce qui concerne le changement climatique (limitation des émissions de GES) (3) l’accès à l’énergie pour tous.
Piles à combustible : appareil qui transforme en énergie électrique l’énergie chimique d’un couple combustible-comburant stocké à l’intérieur.
Photovoltaïque : conversion de l’énergie lumineuse en énergie électrique.
Tep : Tonne Equivalent pétrole. Unité de mesure permettant d’exprimer en une unité commune, les différentes sourcs d’énergie, comparables selon leur pouvoir calorifique. Une tep équivaut à 7,3 barils de pétrole ; une tonne de charbon représente 0,4 à 0,77tep (selon sa composition) ; un MWh d’élictricité primaire vaut 0,22tep ; 1000m3 de gaz naturel, 0,9tep.
Technologies propres : toutes les méthodes de fabrication ou procédés utilisant le plus rationnellement possible les matières premières et/ ou l’énergie, tout en réduisant la quantité des effluents polluants, des déchets ou rebuts issus de la fabrication ou de l’utilisation du produit. (http://www.technologies-propres.com/ )
Sources :
- Mons Ludovic, « Les enjeux de l’énergie », Petite Encyclopédie Larousse, 2006.
- Jacquet Pierre, Tubiana Laurence (dir.), Regards sur la Terre 2007 « Energie et changements climatiques », Paris, Presses de Sciences Po, 2006.
Julie Fouquart.
Written by admin · Filed Under Decryptages, Environnement-Energie, Sciences et Techniques | Leave a Comment
Et qu’en est-il de l’image de la Chine ? - Le danger des produits alimentaires et pharmaceutiques mis sur le marché.
June 15, 2007
Lu sur le Forum francechine (Yahoo Groupes)
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
Batailles commerciales ou realites ? Il est vrai que parfois ni les normes ni les controles sont au niveaux de pays occidentaux.
"Même si la Chine n’a pas bâti sa réputation à l’export sur les produits alimentaires et pharmaceutiques, elle en écoule tout de même pour 30 milliards de dollars (22,3 milliards d’euros) par an à l’étranger. Les récents scandales concernant ce type de produits dont certains composants empoisonnés provenaient de la République populaire risquent en tout cas de renforcer la méfiance à l’égard du "made in China".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-915809,0.html
En 2006, peut-être une centaine de personnes seraient mortes au Panama après avoir ingéré du sirop contenant du glycol de diéthylène, un solvant industriel utilisé, entre autres, dans la fabrication d’antigel. Une usine chinoise de la province du Jiangsu qui prétendait produire de la glycérine aurait remplacé cet inoffensif sirop avec le poison afin de faire baisser ses coûts de production… Plus récemment, les autorités panaméennes et celles de la République dominicaine ont annoncé avoir trouvé des traces de ce même glycol de diéthylène dans 6 000 tubes de dentifrices fabriqués en Chine et vendus sous le nom de "Mr cool" et "Excel".
UNE LISTE ÉCOEURANTE
Le responsable de l’une des entreprises incriminées, Chen Yaozu, a reconnu qu’un tel solvant était utilisé mais a soutenu que, mélangé en petites quantités, il ne présentait aucun danger, les utilisateurs recrachant la pâte dentifrice. En outre, à ajouté M. Chen, le diéthylène n’est pas interdit en Chine.
Des agents du Bureau d’inspection de la sécurité pharmaceutique et alimentaire chinoise viennent de se rendre dans la province du Jiangsu pour mener une enquête.
Après une affaire de gluten de blé utilisé dans la composition de la nourriture pour animaux et qui a provoqué la mort de milliers de chats et de chiens aux Etats-Unis après avoir été mélangé avec de la mélamine, une dangereuse substance chimique, la situation s’est dégradée entre Pékin et la Food and drug administration (FDA) américaine, chargée de la sécurité alimentaire…
Outre-Atlantique, plusieurs journaux viennent par ailleurs de révéler que 257 produits "made in China" ont été saisis le mois dernier à l’arrivée aux Etats-Unis : sachets de pommes lyophilisées contenant un produit chimique cancérigène, poissons chats surgelés dans une substance mélangée avec des antibiotiques interdits, sardines et coquilles saint-jacques conservées dans des emballages infectés par une bactérie, champignons mélangés avec des pesticides, telle est l’écoeurante liste publiée par le Washington Post… Après la révélation faite par les Panaméens, la FDA a interdit toute importation de dentifrices provenant de Chine.
Face à ce tapage médiatique, le gouvernement chinois s’efforce de dissiper les craintes et de faire taire les voix alarmistes. Une porte-parole du ministère des affaires étrangères, Jiang Yu, a rappelé que "la Chine attache une grande importance aux questions de sécurité alimentaire et est prête à travailler de concert avec la communauté internationale en la matière." De bonnes intentions qui ne seront sans doute pas suffisantes pour redresser l’image du pays en matière d’exportation de produits alimentaires."
Article paru dans l’édition du 29.05.07.
FranceChine L’amicale franco chinoise
Réactions :
De Lileyflor à Pékin, 30.05.2007 :
« Bataille commerciale ou realite ? Il n’y a pas que les produits destines aux humains qui sont en question. Dernièrement, un autre scandale a éclaté, à la suite d’exportations de "pet-food" pour chiens et chats, vers les Etats-Unis notamment. Les produits étaient toxiques et des animaux sont morts. Le scandale du SFDA et la condamnation a mort de M. Zheng Xiaoyu sont intervenus presque en même temps. Pour en savoir plus, voir le lien suivant (articles en anglais) : http://www.chinadaily.com.cn/bizchina/2007-05/30/content_883648.htm
(…)
La liste des produits toxiques qu’on peut retrouver dans l’alimentation ou les produits d’hygiène et de pharmacie en Chine est hélas preoccupante. La presse locale s’en fait d’ailleurs fréquemment l’écho, lorsqu’il y a des cas d’intoxications alimentaires dans des écoles ou des décès suite à l’absorption de poisons. Dernièrement, un gros scandale a éclaté mettant en cause le responsable de l’agence de certification des produits pharmaceutiques de Chine. Il vient d’être condamné à mort, entre autres à cause des dentifrices frelatés et de corruption. Cela a fait les gros titres de la presse mondiale, on en a beaucoup parlé à la television, BBC, CNN, TV5, télé allemande, CCTV… La BBC se demandait s’il s’agissait d’un bouc emissaire. En tous cas, le consensus, c’est que la Chine va désormais s’interesser de beaucoup plus près aux produits mis sur le marché -même s’il est probablement très difficile de tout controler, au niveau des marchés de rue par exemple. Il vaut mieux être encore vigilant à ne pas acheter n’importe quoi… Mais même en Europe ou aux Etats-Unis, les produits frelatés ou toxiques peuvent apparaitre. (…) »
J.F.
Written by admin · Filed Under Courrier des lecteurs, Eco-Finance-Business | Leave a Comment
Oui, la Chine peut être une opportunité d’affaires pour les PME.
June 15, 2007
"L’étude Riposte Chine de SECOR-TAKTIK : 26 PME québécoises et canadiennes montrent que la Chine peut être une opportunité d’affaires"
Source : CNW TELBEC
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
"MONTREAL, le 27 mai /CNW Telbec/ - SECOR-TAKTIK vient d’achever une seconde étude de grande ampleur sur les conséquences de la concurrence chinoise pour notre économie. L’année dernière, avec Impact Chine 2006, elle avait réalisé, grâce à l’appui d’importants partenaires - BDC, Caisse de dépôt et de placement du Québec, Investissement Québec, ministère du Développement économique, Innovation et Exportation, Société générale de financement du Québec- un portrait du développement économique de la Chine et de la menace pour notre industrie.
Cette année, son étude Riposte Chine 2007 montre comment nos entreprises peuvent réagir de façon positive à cette menace. Ce sont les mêmes grandes institutions qui ont appuyé cette étude. Elles sont toutes engagées aux côtés des entreprises québécoises pour les aider à s’adapter à la mondialisation.
Dans cette perspective, la Caisse de dépôt et de placement du Québec annonçait récemment la création prochaine d’un "Centre international sur la prospérité des entreprises du Québec". De son côté, la BDC, si elle assiste financièrement les entreprises, souhaite aussi les compagner en matière de services-conseils dans leur approche des pays émergents.
Les témoignages recueillis par SECOR-TAKTIK auprès de 26 dirigeants de PME québécoises et canadiennes sont encourageants pour les entreprises qui se sentent menacées par la montée en puissance de la Chine et des autres pays émergents.
Oui, une riposte constructive à l’impact de la Chine sur notre industrie est possible.
De plus, c’est une expérience salutaire. Pour répondre à la concurrence chinoise, toutes les entreprises que nous avons rencontrées ont dû se remettre en question, réviser leur modèle d’affaires et se réorganiser en conséquence. Toutes sont sorties de l’épreuve plus performante, plus aguerries, préparées désormais à jouer leurs cartes dans une économie mondialisée.
Le ton de ces témoignages n’est pas du style "la menace chinoise est écartée, reposons-nous", mais plutôt "nous avons appris à faire de la Chine une opportunité ; maintenant, au suivant…". C’est le principal enseignement qui peut être tiré de cette étude : la Chine n’est pas une fatalité ; elle peut être aussi un tremplin, l’occasion pour une PME de devenir une entreprise de classe mondiale.
Quant au "comment" de la riposte, cette série de témoignages montre un consensus fort parmi les dirigeants d’entreprise sur les solutions à apporter
Les 4 axes de la "Riposte Chine"
Les PME québécoises et canadiennes qui ont trouvé une réponse à la concurrence de la Chine ont renouvelé leur modèle d’affaires à partir de 4 axes :
- Fabrication
- Approvisionnement
- Innovation
- Marketing
Ce qui donne l’acronyme évocateur FAIM, une formule popularisée par Investissement Québec, où l’Innovation correspond à la R&D et le Marketing inclut aussi les Ventes.
SECOR-TAKTIK avait ces 4 axes de riposte à la concurrence chinoise dans son étude Impact Chine de 2006, en donnant à ce sujet l’exemple de quatre entreprises québécoises - Aciflex, Mecachrome, EXFO, Louis Garneau. Ces exemples restent valables, et les 26 autres entreprises étudiées dans cette étude 2007 confirment la validité de ces 4 axes.
Il faut préciser qu’il y a plus d’une solution à la concurrence chinoise. A l’intérieur d’un même secteur industriel, le choix de l’axe sur lequel reposera le nouveau modèle d’affaires peut varier d’une entreprise à l’autre. Une entreprise va considérer qu’elle réussira en renouvelant 25 % de ses produits sur deux ans, quand une autre perfectionne le refroidissement de ses moules à injection, afin de gagner les quelques minutes qui lui permettront de produire moins cher que tous ses concurrents. Mais les entrepreneurs rencontrés ont tous fait le choix d’un axe principal de riposte, sur lequel ils concentrent leurs efforts.
L’Innovation R&D est, de loin, l’axe de différenciation privilégié par les entreprises pour répondre à la concurrence chinoise : 16 sur 26.
Pour 4 entreprises, la Fabrication demeure l’axe principal de leur "Riposte Chine".
L’approvisionnement concerne pratiquement toutes les entreprises, mais 3 d’entre elles en font l’axe principal de leur différenciation. Par conséquent, la délocalisation n’est pas de facto pour ces entreprises le seul modèle privilégié.
Les entreprises ne délaissent pas pour autant les autres grands leviers de performance. Nous leur avions demandé d’indiquer l’axe de différenciation qui venait en numéro 1 dans leurs préoccupations. Pour ceux qui n’en ont pas fait leur axe principal de différenciation, la R&D et le Marketing figurent en tête des axes secondaires.
Le "qualitatif" au secours du "quantitatif"
Sur 26 dirigeants d’entreprise rencontrés en 2007, 23 ont insisté sur l’importance du capital humain et des actifs intangibles. Ils sont quasi unanimes à considérer qu’une entreprise qui ne réussit pas dans ces deux domaines connaîtra des difficultés, ou même des échecs dans son expérience avec la Chine.
La notion de capital humain porte sur tous les aspects des ressources humaines. Pour nos entrepreneurs, les facteurs essentiels dans ce domaine sont la compétence et la fiabilité des partenaires chinois, la capacité des employés de l’entreprise à faire le pont entre les deux cultures et le fait qu’ils acceptent de s’expatrier pour des périodes assez longues.
Dans les "actifs intangibles", les entrepreneurs québécois et canadiens classent en premier la bonne connaissance de la Chine, si différente de nous par sa culture, ses pratiques d’affaires dans le commerce et l’industrie. Ils placent au second rang la qualité et l’étroitesse des liens développés avec les partenaires chinois. Au troisième rang, ils citent l’expérience acquise par l’entreprise en Chine, son histoire. Ils sont unanimes à dire que développer et appliquer une stratégie face à la Chine est un exercice difficile, qui demande du temps et de la persévérance.
Des pistes d’action pour aider nos PME
26 entreprises qui réussissent face à la Chine, c’est bien, mais cela ne fait pas une politique industrielle. L’analyse des témoignages montre que les PME québécoises et canadiennes ont besoin d’un soutien dans une série de domaines :
Eliminer le défaut informationnel
Dans l’ensemble, les PME ont un large déficit de veille concurrentielle (le monde) et d’intelligence économique. A partir de ses convictions, le dirigeant de PME joue l’avenir de son entreprise face à la concurrence chinoise. Il faudrait que les PME disposent d’une information complète et à jour sur les tenants et aboutissants de la concurrence des pays émergents.
Leur donner les moyens d’une stratégie à long terme
La plupart des PME manquent d’un dispositif d’analyse-riposte face à la concurrence chinoise alors que cette expertise existe. La stratégie adoptée est plus souvent une stratégie de maintien que de conquête, ce qui pose la question de sa durabilité. Une réflexion sur des changements de fond ou sur le long terme est nécessaire.
Soutenir les PME dans la recherche des talents dont elles ont besoin
Les ressources humaines - qui prennent parfois la forme d’un pari - sont décisives pour les PME : elles apprécieraient un soutien dans ce domaine, en Chine comme au Canada.
Les aider à financer une riposte au bon niveau
Cela pose des questions importantes : les PME ont-elles assez de ressources financières pour s’installer en Chine au niveau requis ? Est-ce que leur approche par petits pas ne les handicape pas face à une concurrence asiatique qui avance par grands bonds ? Que peuvent faire nos banques et institutions financières pour les soutenir ?
Aider les associations sectorielles à se financer et à s’organiser
Des disparités importantes selon les secteurs pénalisent beaucoup de PME. Il faut aider les associations sectorielles à trouver le financement et l’organisation humaine et matérielle qui leur permettront d’être efficaces.
Faire connaître et améliorer l’impact des organismes publics
Les PME semblent méconnaître le potentiel de soutien des organismes publics ou le trouvent insuffisant et trop compliqué.
L’exemple de ces 26 entreprises montre que la riposte est possible. Mais que dire des autres ? Toutes les entreprises sont en définitive, à terme, concernées par l’impact de la Chine et des pays émergents. Il faudra une véritable mobilisation des grands acteurs économiques pour que les entreprises québécoises, dans leur ensemble, parviennent à transformer la menace chinoise en une opportunité."
Renseignements :
Danièle Lajeunesse, Directrice développement
SECOR-TAKTIK
(514) 866-5827
dlajeunessee@secor.ca
www.secortaktik.com ;
Riposte Chine : Les entreprises et l’essor économique de la Chine.
Written by admin · Filed Under Eco-Finance-Business | Leave a Comment
Critique du livre de Thierry Wolton « Le grand bluff chinois », par F. de la Chevalerie
June 15, 2007
Les opinions mises en avant dans cet article n’engagent que son auteur.
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
"En route pour Beijing, j’ai acheté un livre au titre évocateur, « Le grand bluff (chinois) » signé Thierry Wolton. Dès les premières lignes, je suis cloué au sol. Tir soutenu, sans merci ! Voilà que renaît la politique de la canonnière, celle là même qui a été à l’origine des traités inégaux et dont l’objectif était de faire plier la Chine face aux exigences occidentales. La charge est cinglante, exténuante. Rien ne vient distraire l’auteur d’un jugement à l’emporte pièce.
Première salve… la Chine serait tellement admirée par les occidentaux qu’elle leur ôterait tout sens critique. La Chine s’impose surtout par l’importance de ses marchés. De surcroît, dans le monde des affaires, c’est le pragmatisme qui domine, rarement l’émotion. Cependant, si parfois un sentiment d’admiration guette, c’est en souvenir de ce qu’était la Chine voici trente ans : famélique et misérable.
Autre bordée… La renommée de la Chine ne serait que le produit d’une vaste offensive marketing, parfaitement huilée, mais totalement mensongère. « Un kit totalitaire ! » déclare l’auteur. Pour qui a eu l’occasion d’assister à des conférences de promotion de villes chinoises, l’impression serait plutôt contraire. Une présentation rustre, des discours redondants, des documents incolores, aucune ingéniosité. Bref, une séance d’endormissement ! Non, les chinois se vendent horriblement mal ! Et lorsqu’ils sont sur la touche, ils sont maladroits, fuyants. Ils s’accablent eux-mêmes. Alors pourquoi le kit totalitaire remporte-t-il autant de succès chez les occidentaux ? Pour une raison simple : l’appétit supposé du gain !
T. Wolton poursuit, la Chine serait phagocytée par 1000 familles -entendez par-là les caciques du régime (donc communistes), notamment, le clan Jiang Zeming. Au XIXème siècle, en France, 200 familles irriguaient le pays. Aujourd’hui, beaucoup moins ! Avec nos Bouygues, Lagardère, Pinault, Arnault et autres Dassault, nous connaissons aussi la concentration des pouvoirs. Donc, en Chine, mille familles se partageraient les prébendes, rien ou si peu pour le reste. Dans ce cas, il faudra interroger mes voisins de palier, originaires du Henan et du Shanxi. Loin des journées de jeun de leurs parents, ils se gavent trois fois par jour, jonglent d’un portable à l’autre dans des appartements dont ils sont propriétaires.
Le régime chinois est despotique, autoritaire, corrompu, ajoute-t-il. Certes la Chine n’est pas exempte de critiques, mais les libertés progressent. Déjà, la liberté de se moquer. Parfois, je demande à mes voisins ce qu’ils pensent de la politique ? « Du gros ou du maigre ? » interrogent-ils. Ils en rient, c’est un début !
En Chine, les statistiques sont bidons, proclame T. Wolton. Au vu des controverses sur les chiffres du chômage en France, cette pratique semble répandue. Cependant, en Chine, il suffit de faire un petit tour dehors et de s’y reprendre tous les six mois, pour constater que la croissance est bien là. Pour la seule ville de Tianjin, trois fois plus d’ouvertures de chantiers ont été enregistrées en 2006 que pour la région Ile de France. Où se situe l’erreur ?
La Chine est l’atelier du monde mais ses produits manquent de technologie, affirme T. Wolton. Je suggère à notre chercheur de reprendre ses recherches ! La Chine est désormais l’un des laboratoires de la planète. Dans l’environnement de 54 zones de développement de haute technologie, 700 centres R&D et 55 000 start-up se déploient. La R&D atteint désormais 1,38% du PIB, la part des entreprises chinoises étant en forte augmentation. Qui plus est, l’affirmation de la puissance technologique de la Chine repose souvent sur l’existence de projets à rentabilité non immédiate. Dans ce cadre, la contrainte comptable est plus lâche ; le canevas expérimental plus étendu ; les axes de recherche plus variés. Dès lors, il est plus facile de valoriser une nouvelle technologie en Chine qu’en Europe où les contraintes sont lourdes. Tenez le vous pour dit ! La Chine qui copie nos brevets sera bientôt celle à qui on achètera des licences d’exploitation.
Pour conclure, l’auteur s’en prend au tourisme rouge ; il s’insurge contre les visites de mausolées et à la maison de Mao à Shaoshan. Dans ce cas, il devrait aussi s’en prendre à moi. Je pratique le tourisme tricolore ; je me suis rendu aux Chemins des Dames et à Verdun, là même où 230 000 Français ont servi (inutilement) de chair à canon.
En refermant le livre, j’éprouve un curieux sentiment. Peut-être notre écrivain a-t-il raté un copier coller ? N’est-ce pas le France qui devrait se trouver à la place de la Chine ? Peut-être avait-il à dessein de tirer à boulet rouge contre notre pays en prenant la Chine à témoin ? "
François de la Chevalerie (entrepreneur en Chine)
Références :
Wolton Thierry "Le grand bluff chinois, comment Pékin nous vend sa révolution", Ed. Robert Laffont, Avril 2007.
Mot de l’éditeur
"Les temps ont changé mais les méthodes sont restées les mêmes : la Chine nous a noyés sous sa propagande, maintenant elle joue le grand bluff.
Du Petit Livre rouge au taux de croissance spectaculaire, de la Révolution culturelle à la révolution capitaliste, le chemin qu’a fait la Chine provoque l’ébahissement des commentateurs occidentaux. Pourtant en matières économique, politique, sociale ou diplomatique, l’Empire du Milieu a plutôt des allures de dragon de papier. Mille familles communistes tiennent le pays en coupe réglée, la corruption règne, les libertés sont inexistantes, le Parti gonfle les statistiques économiques, les entreprises les plus importantes du pays sont toutes propriété d’État, le « miracle économique » n’est que piratage, contrefaçon et made in China de pacotille, un gouffre social sépare les plus riches des plus pauvres.
Fini le temps de l’admiration crédule ! C’est une autre réalité de la Chine que nous donne à voir Thierry Wolton. Sa plume précise, son ton enlevé, ses arguments coups de poing nous font comprendre les stratégies de ce pays qu’on croyait insaisissable.
Un livre vif et insolent, écrit par un expert du monde communiste, qui secoue bien des idées reçues.
L’auteur : Historien et sociologue, Thierry Wolton est spécialiste des relations internationales. Il est l’auteur de grandes enquêtes à succès (Le KGB en France, Le Grand Recrutement, La France sous influence…) et d’essais (L’Histoire interdite, La Fin des nations, Quatrième guerre mondiale). "
Written by admin · Filed Under Courrier des lecteurs | Leave a Comment
Éditorial : L’ÉNERGIE en Chine - Partenariats dans l’énergie propre
June 15, 2007
E.N.E.R.G.I.E !!!
En ce mois de juin, où les chauffages sont définitivement remisés et les climatiseurs voraces en énergie lancés, je vous invite à prendre quelques instants pour consulter le dossier de notre Newsletter consacré à l’énergie en Chine et ceci sous l’angle plus précis des partenariats dans le secteur de l’énergie propre.
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
Plus qu’une Newsletter, c’est un véritable dossier que nous vous livrons : il est composé de deux interviews, pas moins de six articles d’analyse rédigés pour l’occasion, quelques articles en compléments et bien sûr une revue de presse internationale que je vous recommande également…. Le sujet les vaut.
Il le vaut tellement qu’Objectif Chine et Radio86, partenaire de BFM Radio pour l’émission Chine Hebdo, le rendez-vous hebdomadaire consacrée à la Chine, se sont associés pour le traiter - Union de l’écrit et de la radio.
Nous nous sommes interrogés : où va la Chine, actuel ogre boulimique pour satisfaire ses besoins énergétiques ? Pourra-t-elle transformer son mode de consommation ? Quelles en seront les conséquences pour elle-même, l’environnement et pour nous même ? Réussira -t-elle à se maîtriser et utilisera-t-elle des modes de production alternatifs ou propres, et si oui quelles seront les technologies utilisées ? Pouvons nous en tirer un avantage économique grâce à notre R&D ?
Une chose est certaine, l’énergie est un facteur d’indépendance mais surtout de puissance et de domination directe ou indirecte - tout comme l’eau bientôt…
Vaste sujet, vaste défi que l’énergie, aux enjeux multiples, et qui nous concerne tous sans exception. Un de plus que nous devons relever pour essayer de préserver le seul lieu d’habitation que nous ayons, notre Terre.
Pour conclure, je vous propose cette citation d’Albert Einstein, qu’il faut bien sûr sortir de son sens premier : « Le problème aujourd’hui n’est pas l’énergie atomique, mais le coeur des hommes ».
Jean-Louis Margoche
jl.margoche@objectif-chine.com
Written by admin · Filed Under Editos | Comments Off
Energie : beau temps virtuel, gros temps réel
June 15, 2007
Pour imprimer cet article, ouvrir une nouvelle page en cliquant sur ce lien… » or Dérouler cet article dans la page… »
Formidable, mais bizarre série de découvertes d’hydrocarbures, ces derniers mois !
1MM de tonnes à la CNPC, la compagnie nationale pétrolière, à Jidong Nanpu (mer de Bohai), plus grosse trouvaille depuis 40 ans, l’é-quivalent de Daqing qui assure 43% de la production intérieure.
- 3800MM m3 de gaz à Dazhou (Sichuan), qui seront partagés entre CNPC et Sinopec -de quoi satisfaire des ans de besoins du pays.
- 140Mt de brut pour Sinopec à Tahe (Xinjiang). Chaque pétrolier y va de ses petites découvertes, faisant ainsi ronfler son titre en bourse. Mais de telles infos sont invérifiables. Elles ont au moins la vertu de masquer plusieurs soucis, telle l’incapacité à créer des réserves stratégiques, d’acheter assez de gaz naturel liquifié (GNL), ou d’éviter ces coupures qui s’intensifient à Canton dès avril, du jamais vu, avec un déficit de 4000MW (40% de plus qu’attendu).
Autre maldonne, sur le vent : évalué à 750.000MW, le potentiel éolien chinois offshore serait surévalué. Li Junfeng, vice Directeur à la NDRC (National Development and Reform Commission) l’a dit au Forum Global de l’Energie. Son administration se donne 3 ans pour réévaluer, correctement cette fois, les avoirs du pays. Mais déjà, suite à ce faux espoir, les usines ont jailli du sol en l’espace d’une saison. De 2600MW en 2006, la capacité annuelle atteindra en 2010 quelques 10.000MW, c’est-à-dire trop, et de qualité faible. La preuve : sur les commandes publiques passées en 2004, seules 37% ont été homologuées, les autres n’ayant pas franchi les critères de qualité. Autrement dit, le fait de garantir aux acteurs nationaux au moins 70% des contrats, crée un parc pas cher, mais pas forcément utilisable ni adapté à la demande, avec double risque de casse, pour les producteurs comme pour les « fermes à vent » !
Même son de cloche en énergie solaire, où l’objectif de 300MW de capacité nationale dès 2010, prend du retard, tandis que la Chine conserve soigneusement son marché à ses nationaux. Pour maintenir l’élan, Shi Lishan, directeur à la NDRC annonce le financement de quatre centrales photovoltaïques de 50MW, à placer en Mongolie, au Tibet et au Gansu, financées par le trésor public et adjugées sur appel d’offres.
En nucléaire, cette semaine vit la naissance d’une corporation nationale de technologie nucléaire, pour produire avec Westinghouse la centrale de 3ème génération AP1000. Etant entendu que l’essentiel des 32 centrales à construire sous 15 ans (pour quadrupler le parc à 40GW, moyennant 50MM$) devrait revenir à des centrales de génération dite « 2,5 », dérivées des 4 tranches bâties avec EDF et AREVA à Daya Bay et Ling Ao (Canton).
NB : pas plus que toute autre filière, le nucléaire ne fournira la solution-miracle, vu la raréfaction déjà sensible du combustible : la Chine, comme le monde, entre en économie de pénurie !
Source :
Le Vent de la Chine N°21, 4-10 juin 2007
Written by admin · Filed Under Eco-Finance-Business, Sciences et Techniques | Leave a Comment
Globe Expert: Radar Informationnel Chine
Mise à jour du Radar toutes les heures - Cliquez sur la carte pour obtenir plus d'informations sur Globe-Expert.
Abonnez-vous pour recevoir la Newsletter d'Objectif-Chine - Tous les mois un dossier précis est traité - Retrouvez les informations sur Globe Expert !
C'est facile rapide et gratuit :
Cliquez sur INSCRIPTION ! , un formulaire s'affichera.
NOUVEAU: leclub-ie.com
Rejoignez gratuitement le site de mise en relation des acteurs du monde de l'Intelligence Economique
Focus Terrain
Décryptages
- Interview François Lafargue : Les enjeux de la présence chinoise en Amérique-latine.
- En quelques mots : Le dessous des relations Chine-Afrique
- Quand l'Afrique rencontre le Chine
- Pourquoi il faut entrer sur le marché du conseil en Chine, Benoit Boisseuil
- ’’Environnement, économie, avons nous tous les mêmes aspirations ?’’
Regards juridiques
*
Flux d'infos entrants
Sites Amis
Images de Chine
Get the Flash Player to see the slideshow.Les Albums Images de Chine

