ONU—la bataille du réchauffement global débute

15 juin, 2007

Actuel Président du Conseil de Sécurité, le Royaume-Uni a convoqué ce dernier, pour la 1ère fois de son histoire, le 17/04, pour un débat d’urgence sur le réchauffement global, intitulé « Energie, sécurité et climat ».

La ministre Margaret Beckett voulait faire réagir le monde sur les risques sécuritaires liés au changement climatique, sous la forme de catastrophes, voire de guerres pour le contrôle des ressources en eau ou énergie. Mme Beckett était soutenue par les pays de l’Union Européenne, le Japon et Ban Ki-moon, le Secrétaire Général. C’était sans compter la longue liste des Etats hostiles à ce débat, avec comme fer de lance, la Chine.

Parlant au nom « des PVD », l’ambassadeur Liu Zhenmin eut tôt fait d’affirmer que cette instance n’était ni compétente, ni adéquate pour mener ce débat. L’obstruction chinoise pouvait en partie se lire comme l’expression d’une volonté de préserver l’Organisation, « outil qu’il faut maintenir pour l’avenir », et donc bloquer un débat « intempestif » et sans issue possible. Des pays moins développés comme l’Indonésie, l’Afrique du Sud et le Pakistan (ce dernier, au nom du Groupe des 77, c’est-à-dire de 132 PVD) firent bloc contre un « empiètement croissant du Conseil sur les prérogatives de l’Assemblée Générale ». Querelle institutionnelle et aussi manœuvre dilatoire de Pékin, Moscou et Washington, pour retarder tout engagement de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. La véritable enceinte pour tel débat, étant le sommet de « Kyoto-II » en décembre 2007, à Bali.

Le Vent de la Chine  n°11

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