Manager en Chine, Chloé Ascencio
15 November, 2007
Chloé ASCENCIO, Manager en Chine : les managers français vus par leurs collaborateurs chinois - clés de la motivation, L’Harmattan, 2007.

Lorsqu’elle travaillait à la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Shanghai en tant que Consultante en Recrutement et Ressources Humaines, Chloé Ascencio, a cherché à comprendre les raisons du turn over élevé dans les entreprises françaises en particulier. Elle a recueilli le témoignage d’une cinquantaine de Chinois francophones et constaté l’existence d’un réel problème de confiance dû à la différence culturelle dans le style de communication et de management.
Certes, les conditions de travail dans les entreprises françaises sont meilleures que dans la plupart de leurs homologues chinoises. Mais les cadres chinois qui travaillent dans les entreprises françaises ont fait des études, souvent à l’étranger. Ils ont des attentes élevées et refusent de travailler dans une entreprise chinoise, à l’exception des quelques grandes sociétés comme Lenovo, Huawei, Haier qui ont des méthodes de management à l’occidentale…
La première cause de démission, ce sont les mauvaises relations avec le manager direct. Mais mauvaise relation ne signifie pas conflit ouvert, ce qui est rare compte tenu du mode de communication indirect et implicite des Chinois. C’est plutôt le sentiment de n’être pas consulté, pas respecté (arrogance technique des Français, perte de face dans des échanges trop directs et les processus d’évaluation…), pas reconnu dans sa compétence (manque de valorisation des performances, délégation insuffisante, plafonds de verre…).
Les entreprises françaises doivent apprendre à récompenser l’atteinte d’objectifs, car à ce titre elles sont moins attractives que les américaines. Les Chinois de la nouvelle génération (moins de 40 ans) revendiquent une rémunération à la performance qui récompense leurs efforts dans un cadre de transparence et d’équité. Mais en même temps, l’ambiance de travail est déterminante sur leur motivation et leur stabilité. Les Chinois regrettent souvent la séparation qu’imposent les Français entre leur vie privée et leur travail. En Chine, il est difficile de faire confiance à quelqu’un qu’on ne connaît que sous un jour professionnel.
La confiance est à la base des relations (guanxi) en Chine, et à ce titre elle doit être une préoccupation constante du manager expatrié. La question primordiale est : Comment faire pour que les membres de mon équipe me fasse confiance ?
Les méthodes de management américaines et les pratiques informelles du guanxi chinois sont donc paradoxalement amenées à coexister dans un nouveau style de management « hybride » qu’il faut inventer jour après jour pour répondre aux attentes de la nouvelle génération de talents chinois.
L’originalité de cet ouvrage est qu’il évite les travers du « livre de recettes » sur le business en Chine. Il donne le point de vue des Chinois et offre aux cadres et dirigeants français un miroir sur leur propre pratique managériale ainsi que des clés concrètes pour l’améliorer et l’adapter au contexte chinois.
Pour plus d’informations, contactez :
interculturelchine@orange.fr
tél : 06 61 11 80 91
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