Environnement Energie

11 mai 2009

Oléoducs et gazoducs chinois à l’aube du XXIe siècle : les vecteurs d’une diplomatie de l’énergie

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par Loïc Simonet *

 

Syriana, le film réalisé en 2005 par Stephen Gaghan, met en scène un jeune prince arabe, épris de volonté de réforme, qui retire l’exclusivité des droits de forage de gaz naturel à une compagnie texane qui en détenait jusque-là le monopole, pour les attribuer à une société chinoise, s’attirant ainsi la vindicte de la CIA. Cette mise en scène foisonnante de la collusion entre les maîtres de l’or noir et les pouvoirs politiques illustre un phénomène majeur de ce troisième millénaire commençant : l’irruption de la Chine sur l’échiquier pétrolier et gazier international, qui fait entrer une inconnue dans l’équation de la géopolitique de l’énergie et déséquilibre les courants d’échanges. « De la même façon que les commentateurs désignent le XXe siècle comme le “siècle américain”, le début du XXIe siècle pourrait marquer l’émergence de certains pays en développement, à commencer par la Chine et l’Inde .» (1)Rapport du Conseil national du renseignement américain, cité par le Bulletin de l’industrie pétrolière, n° 10400, 4 août 2005, p. 5

Cinquième producteur mondial de pétrole mais deuxième consommateur d’énergie après les États-Unis et avant le Japon, la Chine a utilisé en 2005 320 millions de tonnes de pétrole, soit près de 12 % de plus que l’année précédente. Pour maintenir une croissance économique de 9,5 % en moyenne et alors que ses propres réserves s’épuisent, l’empire du Milieu devra, au cours des années à venir, accroître des importations de pétrole qui ont pourtant augmenté de 34,8 % en 2004 (2)Chiffres fournis par Sylvie Le Brun, « La Chine assouvira-t-elle sa soif d’énergie ? », Pétrole & Gaz Informations, n° 1776, mai-juin 2005, p. 56. La Chine devrait importer 900 millions de barils de pétrole en 2006. Sa dépendance pétrolière, de 50 % à l’heure actuelle, pourrait passer à 70 % en 2020.. Quant à la dépendance chinoise en matière gazière, elle devrait conduire le pays à importer de 40 à 100 milliards de mètres-cubes de gaz en 2010, selon les scénarios (3)Chiffres fournis par Catherine Locatelli, « L’enjeu énergétique des relations entre la Chine et la Russie Caspienne », Revue de l’énergie, n° 563, janvier-février 2005, p. 19. Pour des estimations très précises de la demande chinoise de gaz, voir Kang Wu et Fereidun Fesharaki, “Higher natural gas demand has China looking worldwide”, Oil & Gas Journal, vol. 103, n° 27, 18 juillet 2005, pp. 50-57. Les projections de croissance font de « l’atelier du monde » le plus grand marché mondial pour les produits, les services et les technologies liés à l’énergie et la source la plus importante de croissance de la demande d’énergie au cours de la période 2000-2020 (4)Pour une analyse globale de la place de la Chine dans le jeu énergétique mondial, on renverra à Pierre Noël et Michal Meidan, « La Chine ou l’émergence d’un géant énergétique », Problèmes économiques, n° 2889, 21 décembre 2005, pp. 2-8. Article repris dans l’étude de la Documentation française consacrée à l’Asie, Sophie Boisseau du Rocher et François Godement (dir.), L’approvisionnement énergétique de la Chine, Paris, 2005-2006, pp. 43-61.

Ce dynamisme très soutenu de la consommation énergétique chinoise a inévitablement des conséquences sur les relations internationales et la géopolitique : selon une étude de prospective à long terme réalisée en février 2005 sous l’égide du National Intelligence Council américain, ce phénomène devrait constituer le « facteur majeur » qui contribuera à définir la politique étrangère et de défense chinoise et conduira Pékin à accentuer son « activisme » au plan mondial, à la recherche de la maximisation et de la diversification de ses approvisionnements en énergie (5)Traduite par Le Pétrole et le Gaz arabes, vol. XXXVII, n° 862, 16 février 2005, p. 3.

Près des deux tiers des importations chinoises de pétrole brut proviennent aujourd’hui du Moyen-Orient. Outre l’instabilité propre à cette zone, ce pétrole est acheminé vers la Chine par des routes maritimes placées sous le contrôle des États-Unis. Comme son rival américain, comme l’Inde ou les pays de l’Union européenne, la Chine poursuit donc l’objectif de sécuriser ses approvisionnements, en prenant pied dans les pays détenteurs de réserves et en s’efforçant de contrôler les routes terrestres qui relient les centres de production à ses grandes zones de consommation et qu’elle considère à juste titre comme plus sûres que les voies maritimes et davantage de nature à fixer avec ses partenaires une relation durable.

Dans ce contexte, la Chine accorde une importance toute particulière à ses approvisionnements terrestres par oléoducs et par gazoducs. Elle a posé plus de pipelines sur son propre territoire, depuis le milieu des années 1990, qu’au cours des quatre décennies précédentes (6)Citons simplement le gazoduc géant de 4200 kilomètres de long entre le gisement de Lunnan, dans le bassin du Tarim (province du Xinjiang), et Shanghai, qui a commencé à fonctionner le 30 décembre 2004 (Bulletin de l’industrie pétrolière, n° 10 251, 29 décembre 2004).
Ce projet, le plus important chantier chinois avec le barrage des Trois Gorges sur le Yangzi et la voie ferrée Qinghai-Lhassa, présente de multiples avantages. D’une part, l’acheminement par voie terrestre, au sein de son espace national, affranchit la Chine des risques de turbulence stratégique sur sa façade pacifique. D’autre part, l’importation de gaz permettra de réduire la part du charbon, source de pollution, dans la production et la consommation d’énergie. Enfin, sa construction offrira à sept provinces enclavées et qui figurent parmi les plus pauvres du pays (Gansu, Ningxia, Shaanxi, Shanxi, Henan, Anhui et Jiangsu) une source d’énergie, ce qui permettra à l’État d’y délocaliser des industries.
Pierre Biarnès offre une carte récente et assez précise du « futur gazoduc géant transchinois », dans Pour l’empire du monde, Ellipses, 2003, p. 553
. Elle tisse aujourd’hui la toile qui lui permettra d’accaparer à son profit les richesses minérales de ses voisins, au grand dam de ses concurrents qui s’effraient à juste titre de cet expansionnisme économique et de cette « diplomatie globe-trotter ». La Chine est désormais un acteur à part entière de ce nouveau « Grand jeu » de l’énergie, de cette nouvelle “Cold Oil War” (7)L’expression est de Nasib Nassibli, “Azerbaidjan: Oil and Politics in the Country’s Future”, dans Michael P. Croissant et Bülent Aras (dir.), Oil and Geopolitics in the Caspian Sea Region, Praeger, 1999, p. 111, perpétuations de l’affrontement des impérialismes de la fin du XIXe siècle et de plusieurs décennies de Guerre froide.

 

En Asie centrale, un exutoire au monopole russe

La Chine cherche, depuis quelques années, à se rapprocher des républiques de l’Asie centrale dont elle abrite quelques minorités culturelles et à contrebalancer les influences américaine et russe dans cette région en plein bouleversement. L’attention portée par la Chine à ses marches occidentales était, jusqu’à la fin des années 1990, essentiellement dictée par sa sécurité et par la surveillance de ses minorités musulmanes. Elle revêt aujourd’hui un caractère économique plus marqué.

Pour tirer profit d’une demande chinoise en expansion, le Kazakhstan et le Turkménistan, tributaires jusqu’à la fin des années 1990 du réseau russe pour l’évacuation de leurs hydrocarbures (8)Si l’Azerbaïdjan a récemment réussi à s’affranchir d’un transit obligatoire à travers la Russie, grâce à l’inauguration le 25 mai 2005 de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, il n’en est pas de même pour le Kazakhstan. En effet, l’oléoduc du Caspian Pipeline Consortium, mis en service le 26 mars 2001 sur une longueur de 1650 kilomètres, relie le port d’Aktau, sur la rive est de la mer Caspienne, puis Tenguiz et les gisements de l’ouest du Kazakhstan, au port russe de Novorossiysk., se sont efforcés de raccorder leurs réseaux de gazoducs et d’oléoducs aux grandes cités de Chine septentrionale.

Le Kazakhstan fait, depuis 1997, l’objet des attentions de la politique d’investissement de Pékin dans le domaine de l’énergie. L’idée d’un oléoduc de longue distance entre ce pays et la Chine était en germe depuis 1997. Ce pipeline a été inauguré le 15 décembre 2005 entre Atasu, dans la région de Karaganda, et Alashankou, dans le Xinjiang chinois, moins de seize mois après le lancement des travaux de pose (9)Les Échos, 16 décembre 2005, p. 7 ; Middle East Economic Survey, vol. 48, n° 51, 19 décembre 2005, p. 19.
La canalisation a été construite par CNPC et KazMunaiGaz et a représenté un investissement de 700 millions de dollars.
; le 25 mai 2006, le pétrole a commencé à s’écouler à travers cette canalisation de 1 240 kilomètres, dont la capacité annuelle initiale devrait être de dix millions de tonnes. Cet événement a été commenté comme un symbole, comme le « chaînon manquant » de la politique chinoise en Asie centrale et comme l’aboutissement d’une puissante stratégie d’investissement dans la région.

La liaison Atasu-Alashankou devrait être complétée, en 2011, par un tronçon reliant Kenkiyak, dans l’ouest du Kazakhstan, à Kumkol, au centre du pays, ce qui permettrait de relier directement à la Chine les gisements des rives de la mer Caspienne ; elle atteindrait alors une longueur de 3 000 kilomètres, en incluant le tronçon qui reliera en 2008 Alashankou à la nouvelle raffinerie chinoise de Dushanzi, en cours de construction. Les responsables de la compagnie d’État KaiMunaiGaz réfléchissent à la pose d’un gazoduc vers la Chine, qui pourrait être opérationnel en 2008 et courrait parallèlement au nouvel oléoduc.

Le Kazakhstan devrait servir de trait d’union entre la Russie et la Chine, puisque l’oléoduc Atasu-Alashankou est utilisé par intérim par la compagnie russe Transneft, avant l’entrée en service de l’oléoduc Sibérie-Pacifique dont il sera question ci-après. En avril 2006, 300 000 tonnes de pétrole russe avaient déjà été acheminées à travers le pipeline sino-kazakh, par lequel devraient transiter 1,3 million de tonnes par an.

Le 3 avril 2006, Hu Jintao et son homologue turkmène S. Niyazov ont signé un accord prévoyant la délivrance de gaz turkmène à son voisin chinois et la pose d’un gazoduc qui aboutirait à Urumqi, à échéance 2009, approvisionné par les gisements exploités en commun sur la rive droite du fleuve Amu Darya (10)Middle East Economic Survey, vol. 49, n° 15, 10 avril 2006, p. 13. Ce projet requerrait la coopération de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan, dont ce tuyau devrait traverser les territoires et pourrait ainsi accroître l’interdépendance entre ces quatre pays d’Asie centrale.

Hydrocarbures kazakhstanais et turkmènes satisfont la préoccupation chinoise de sécurité des approvisionnements, puisqu’ils sont directement acheminés vers le territoire chinois, sans transiter à travers des pays tiers ou soumis à l’instabilité, ni à travers des voies maritimes contrôlées par les États-Unis. Ils permettent en outre de renforcer la coopération bilatérale de la Chine avec ses voisins immédiats et de contrebalancer l’influence russe ou américaine dans ces pays, « travaillés » par un lobby pro-chinois. Thierry Kellner, spécialiste du monde chinois et de l’Asie centrale, ne considère pas ces ressources comme vitales pour la Chine, mais comme relevant de la « politique périphérique » par laquelle le pays cherche à créer autour de son territoire un environnement pacifique, grâce à ses relations de bon voisinage (11)Interviewé par le Bulletin de l’industrie pétrolière, n° 10500, p. 2.

 

Russie et Chine : « Je t’aime, moi non plus »

La coopération entre la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole et la Chine, deuxième consommateur mondial assoiffé d’énergie, semble inéluctable. Outre l’attractivité d’un pays fortement « énergivore », elle contribue à affranchir la Russie de sa dépendance des marchés européens et à augmenter la part du pétrole russe dans les importations chinoises, qui ne s’élevait en 2004 qu’à 4,4 %. Les 4250 kilomètres de frontières communes qui lient les deux pays multiplient les options possibles pour la pose de futurs pipelines. Fondée sur le traité d’amitié et de coopération du 16 juillet 2001, la relation sino-russe s’apparente donc, non pas à une véritable alliance, mais à un partenariat solide (12)Voir Lucia Montanaro-Jankowski, « Chine-Russie : des intérêts convergents », Questions internationales, n° 6, mars-avril 2004, La Documentation française, pp. 70-78.
Les deux puissances ont la même approche des enjeux liés à l’instabilité politique de certains pays de la région (Tadjikistan, Kirghizstan) et des risques que cette situation fait peser sur leur propre sécurité. Le rapprochement de la Chine et de la Russie en matière de lutte contre le terrorisme et le séparatisme musulmans a ainsi servi la volonté chinoise de contrecarrer la menace des autonomistes musulmans avec lesquels Pékin est aux prises et qui pourraient exercer sur le tracé des pipelines des actions terroristes.
.

La Russie a signé avec la Chine, en juin 1997, un accord portant sur l’étude de faisabilité d’un gazoduc de 3000 kilomètres de long qui relierait les champs sibériens de Kovyktinskoye (ou Kovykta, dans l’oblast d’Irkoutsk) à la mer Jaune, au large de la côte est chinoise ; le gaz serait ensuite réexporté vers la Corée du Sud, le Japon et d’autres pays de la région (13)Les experts des deux pays ont suggéré une dizaine d’itinéraires possibles pour cette conduite, dont un traversant la Mongolie. Pour d’évidentes raisons politiques et de sécurité, la Chine préfère que ce tracé évite le territoire mongol. Les États-Unis, au moins jusqu’à l’arrivée au pouvoir de l’équipe Bush, appuyaient pourtant l’idée d’un « pont énergétique » (energy bridge) entre Irkoutsk et Pékin, à travers la Mongolie (cf. notamment les discours de 1999 et 2000 de Jan H. Kalicki, conseiller auprès du département du Commerce américain, sur le site Internet de l’Office of Public Affairs : http://www.ita.doc.gov). Ce projet a depuis semblé marquer le pas mais, lors de sa visite en Chine, en mars 2006, le président Poutine a promis que deux gazoducs relieraient son pays à la Chine avant 2011, l’un entrant par l’ouest depuis Yamal, en Sibérie occidentale, l’autre par l’est, ce dernier susceptible de desservir les champs de Kovykta (14)Les Échos, 22 mars 2006, p. 7 ; Le Monde, 23 mars 2006, p. 6 ; aucune date, aucun volume, aucun tracé précis ni aucune base de tarification n’ont cependant été avancés dans le protocole d’accord sino-russe signé à cette occasion. Ce protocole a également acté la volonté du russe Transneft de construire, avant 2008, une « canalisation bifurquée » vers la Chine qui desservirait les champs de Talakan et de Vankor, un oléoduc que CNPC serait disposé à financer (15)Pétrostratégies, n° 961, 27 mars 2006, p. 2.

Comme on le voit, cette proximité géographique n’a pas toujours débouché sur des engagements fermes, mais bien plutôt sur cette politique d’« un pas en avant, deux pas en arrière » que les autorités chinoises ont reproché à Moscou, à l’occasion de la dernière visite du président Poutine : « Pékin voit désormais Moscou comme le front le plus compliqué d’une “diplomatie du pétrole” par ailleurs conquérante » (16)Jean-Jacques Mével, « Entre Pékin et Moscou, de l’énergie à revendre », Le Figaro, 22 mars 2006, p. 3. Les péripéties du futur oléoduc Sibérie-Pacifique illustrent ce « jeu de dupes » dont Pékin, une fois n’est pas coutume, n’est pas sorti vainqueur.

L’oléoduc « Sibérie orientale – Océan Pacifique » doit permettre de desservir le gisement de Taichet (région d’Irkoutsk). Jusqu’à la fin de l’année 2005, la Russie a soufflé le chaud et le froid en privilégiant, tour à tour, deux options : d’une part, un tracé vers le terminal de la baie de Perevoznaya ou, selon des informations récentes, vers Nakhodka, privilégiant ainsi une option qui lui permet de desservir, outre le Japon, la Corée du sud, voire les États-Unis ; d’autre part, une ramification vers le grand centre pétrolier chinois de Daqing, à partir de Skovorodino, cité de la province de l’Amour proche de la frontière chinoise. Jusqu’à récemment, cette option chinoise offrait la traduction du rapprochement stratégique entre les deux puissances engagées dans une coopération dans l’industrie de l’armement, conjointement opposées au déploiement militaire américain dans la région, depuis le 11 septembre, et qui viennent d’apurer l’ensemble de leurs différends frontaliers, mettant ainsi fin à quarante ans de litiges.

La visite du président russe à Tokyo, en novembre 2005, a conféré une impulsion décisive à l’option japonaise. Au cours de sa visite à Pékin, en mars 2006, le président russe n’a donné à ses interlocuteurs chinois aucune certitude qu’une bretelle de l’oléoduc Sibérie-Pacifique traverserait la Chine, contrairement aux intentions fermement affichées de ses interlocuteurs (17)Le Monde, 23 mars 2006, p. 6. La construction de la première tranche du pipeline, jusqu’à Skovorodino (2390 kilomètres), a commencé le 28 avril 2006 et devrait s’achever en 2008 ; la phase 2, dont le calendrier reste imprécis, prolongerait le pipeline jusqu’à Nakhodka (1800 kilomètres) et porterait sa capacité de 600000 barils/jour (première phase) à 1,6 million de b/j. L’oléoduc Sibérie-Pacifique s’étirera donc sur 4130 kilomètres, ce qui en fait le pipeline le plus long au monde.
Sa construction coûtera aux alentours de 14 à 16 milliards de dollars, assumé pour moitié par le Japon. La canalisation traversera des régions caractérisées par des conditions géologiques et climatiques extrêmes (franchissement de 48 cours d’eau, risques sismiques très élevés, merzlota, inondations, coulées de boue, avalanches, incendies, etc.). L’étude de son tracé a soulevé de délicates questions liées au respect de l’environnement.
. La déception a été grande en Chine, dont le territoire offrait pourtant une voie plus courte et moins chère, bien que potentiellement moins rentable que la route japonaise, et qui ne possède guère d’alternative à l’oléoduc du Pacifique (18)Le prolongement de l’oléoduc jusqu’à Daqing permettrait à la Chine de doubler la capacité de ses raffineries du nord-est..

 

* L’auteur est fonctionnaire au ministère français de la Défense (direction des affaires juridiques) et prépare une thèse de doctorat consacrée au régime juridique des pipelines en droit international (université Paris I Panthéon-Sorbonne). Il s’exprime ici à titre personnel.

 

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