La Chine face au changement climatique

Pierre M. TavernierÉditorial

Réveillons nous !!!

Nous nous préparons à entrer par la grande porte de la Chine dans le cercle vertueux de la dégradation climatique avec des coûts prévisionnels politiques, économiques et sociaux astronomiques que va devoir supporter notre société mondialisée !

Quand 20% de la population mondiale vit sur 10% des terres arables d’ores et déjà rongées par un urbanisme galopant ;

Quand la fonte des glaciers du Tibet fait peser une menace sur 250 millions d’habitants du seul territoire chinois ;

Quand les grandes façades côtières urbanisées de la Chine – là où se sont progressivement concentrés nos principaux actifs – sont directement menacées par l’élévation du niveau de la mer ;

Quand l’impact du changement climatique sur la biodiversité affecte directement les ressources et les potentiels de la Mer de Chine Méridionale, un ensemble géographique, historique et géopolitique méconnu en Europe au potentiel gigantesque, équivalent à 1,5 fois la Méditerranée ;

Quand l’avancée des déserts et les phénomènes météorologiques impactent des centaines de millions d’habitants condamnés à quitter des régions devenues invivables, provoquant des chocs sociaux et des émeutes sur des structures urbaines non préparées à les recevoir ;

Quand les déséquilibres de ressources en eaux influent directement sur la sécurité alimentaire et la santé des populations ;

… Nous devrions très sérieusement analyser les risques qui pèsent sur nos implantations, nos marchés, nos clients, nos prospects, nos collaborateurs, mais aussi sur nos outils de production, nos chaînes logistiques, nos concurrents… pour redéfinir nos modes d’actions et ainsi préserver nos profits futurs ;

… Nous devrions très sérieusement analyser les potentiels qui s’offrent à notre R&D, à l’organisation et au pilotage des transferts de nos technologies… car nous y sommes condamnés pour tirer parti des gigantesques marchés qui s’ouvrent à nous ;

… Nous devrions très sérieusement analyser les enchainements de Kyoto et de Copenhague et la manière dont la Chine utilise très habilement nos différentes « chaînes de valeurs » pour faire financer ses équipements et infrastructures : détenir 40% des MDP à l’échelle mondiale donne quelques atouts pour faire valoir ses points de vue et négocier !!!

Mais sommes nous toujours très sérieux, ou tout simplement conscients de l’ensemble des enjeux et de leurs impacts sur nos différentes économies ???

Pour vous aider dans vos différentes réflexions et anticipations, nous avons réalisé depuis plusieurs mois avec nos amis de CHINA TRADE WINDS à Pékin une enquête très fouillée dans les provinces, avec un décryptage des hommes clés ainsi que les stratégies économiques et politiques qui se dessinent en Chine avant Copenhague :
« On the road to COP 15 : Birth of a new climate change policy in China » décrite par ailleurs.

Nous espérons que vous serez nombreux à y souscrire et nous suivrons les développements de ces dossiers à travers l’observatoire dédié que nous mettrons en place à l’automne 2009.

Restons sérieux…

Pierre M. Tavernier
pm.tavernier@objectif-chine.com


Au sommaire


L’Edito

Le Dossier | La Chine face au changement climatique

L’ÉTUDE « On the road to COP 15 : Birth of a new climate change policy in China »
Eric Meyer de China Trade Winds présente le cadre de l’enquête : vidéo de présentation en français
Vous préférez le texte à la vidéo : lire le texte de présentation en français
En savoir plus : le sommaire de l’étude, quelques extraits de l’étude, le dossier de presse (en anglais)
Commander un exemplaire de l’étude, nous contacter
Chine et climat : objectif Copenhague
par Julie Fouquart
Etat des lieux et analyse des mesures et prises de position de la Chine, depuis le Sommet de la Terre en 1992 jusqu’aux récentes négociations lors de la Conférence des parties de Poznan en décembre 2008 (COP14).
Introduction
1. Les impacts potentiels du réchauffement climatique sur la Chine
2. La politique nationale du changement climatique en Chine
3. Rapide retour sur les récentes évolutions dans les négociations internationales
4. La Chine et les négociations internationales
En conclusion
ou la difficulté d’élaborer des scénarios sur le futur positionnement de la Chine dans les négociations de Copenhague. Raison pour laquelle nous avons conduit depuis plusieurs mois une enquête fouillée et une étude détaillée sur ces thèmes avec China Trade Winds. L’étude, publiée en anglais, s’intitule : « On the road to COP 15 : Birth of a new climate change policy in China ».
Revue de presse internationale sur le sujet, juin 2009
« World attention turns to Asia’s carbon emissions »South China Morning Post, 3 juin 2009
« Washington espère rallier Pékin à l’action internationale sur le climat »La Tribune, 2 juin 2009
« La vie verte devant soi »Libération, 2 juin 2009
« New treaty to help reduce global warming »The Irish Times, 1 juin 2009
« L’ONU craint des mégadésastres »Le Journal de Québec, 17 juin 2009
« New Emissions Plan ‘Not Enough’ »Moscow Times, 22 juin 2009

Focus Terrain

Etre un bon manager en Chine    
Le nouveau dossier d’infos-terrain de Sophie Rebibo

Images de Chine

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La Chine face au changement climatique

 

L’étude « On the road to COP 15… »

 

Naissance d’une nouvelle politique chinoise en matière de changement climatique

 

 La Conférence de Copenhague qui se tiendra en décembre prochain aura pour mission majeure de faire rentrer la Chine dans un accord contre le réchauffement global qui succédera en 2012 au Protocole de Kyoto.
Première pollueuse mondiale depuis deux ans, la Chine sait qu’elle doit arriver à Copenhague avec une offre acceptable sous peine de se retrouver marginalisée et même sanctionnée par la communauté internationale.
Précisément, notre étude  « En route vers Copenhague (COP 15) – Naissance d’une nouvelle politique chinoise en matière de changement climatique » qui sort le 10 juillet prochain, vous révélera les bases de l’offre préparée par Pékin.
Si nous avons décidé de mener cette étude, c’est parce que nous ne parvenons nulle part à lire ces intentions chinoises, ni à trouver des analyses sur les chances de réussite de sa nouvelle stratégie. Nous vous proposons au travers de cette étude de décrypter la position chinoise qui tente un passage vers un développement durable et à faible intensité en carbone.  

 

Le cadre de l’enquête : vidéo de présentation en français

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Vous préférez le texte à la vidéo ?

Cliquez sur les liens suivants pour afficher/masquer les thèmes abordés dans la vidéo de présentation :

Présentation d’Eric Meyer et de China Trade Winds

Raisons de notre enquête sur les CDM en Chine et la stratégie locale face aux gaz à effets de serre

Alors quels sont les enjeux du changement climatique en Chine ? Nous en distinguons trois

Quels sont les risques ?

Quelles sont les opportunités identifiables ?

Les spécificités de l’approche chinoise

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En savoir plus

 

Quickview de l'étude COP15► Quickview

avec le sommaire et des extraits de l’étude 

 

Couverture Etude COP15► Dossier de presse

(en anglais)

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Commander un exemplaire de l’étude

 

Couverture Etude COP15

« On the way to COP 15 – Copenhagen, December 2009 –
Birth of a new Climate Change Policy in China »

A study by China Trade Winds (HK) Ltd

Etude en langue anglaise
Disponibilité : 10 juillet 2009
Prix : 3 000 euros


 

Vous avez des questions ? Contactez-nous

 

 

 

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Foret sur les hauteurs de Lijiang

Vue sur les toits de Lijiang : au loin, les montagnes s’amenuisent au fur et à mesure que sont creusées les carrières pour l’extension de la Nouvelle ville, mettant à mal l’écosystème qu’elles abritent.

 

Chine et climat : objectif Copenhague

© Julie Fouquart pour Objectif-Chine.com, 2009
Etat des lieux sur le réchauffement climatique, analyse des mesures et prises de position de la Chine sur le réchauffement climatique, depuis le Sommet de la Terre en 1992 jusqu’aux récentes négociations lors de la Conférence des parties de Poznan en décembre 2008 (COP14) : Julie Fouquart nous dresse ici un rapport fourni et tente d’établir les possibles évolutions environnementales que la Chine soutiendra à Copenhague. 

  La réalité du réchauffement climatique (anthropique) fait aujourd’hui largement consensus à l’échelle politique mondiale et dans la société de manière plus large, en dépit de quelques centres de recherche financés en partie par certaines multinationales de l’énergie cherchant à le nier et dont on peut douter de la légitimité.
Précisons cependant que certains géographes et géophysiciens, s’ils ne réfutent pas la réalité du réchauffement cette fois, restent cependant sceptiques quant à l’alarmisme actuel sur le sujet. Partant du principe que les modèles et scénarios utilisés pour “prévoir le climat” et la transparence des données sont sujet à controverses, ces derniers restent sceptiques sur le “catastrophisme” du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, réunissant principalement physiciens, chimistes et économistes) dont s’est emparé les médias.
Pour eux, amplifier un phénomène qui pourrait ne pas s’avérer aussi dramatique qu’il semble être aujourd’hui, pourrait au contraire amenuiser la nécessité pourtant impérative et première d’économies de nos ressources et engendrerait de fait des choix technologiques non opportuns comme par exemple celui de la technologie de captation et séquestration du carbone sur laquelle beaucoup misent, même si cette technologie dite “propre” utilise jusque 40% de l’énergie d’une centrale…
Là n’est pas l’endroit pour débattre de la réalité du phénomène et se positionner sur ces questions de “spécialistes”. Cependant, la problématique actuelle ne doit pas nous rendre aveugles sur le fait que les dégradations de l’environnement à l’échelle mondiale, le développement exponentiel, parfois quasi anarchique, de pays comme la Chine, l’augmentation de la population, etc. sont aujourd’hui tels que la solution première passera par nos propres changements de comportement et habitudes de consommation, c’est-à-dire en consommant moins et mieux, en cessant de gaspiller l’énergie, l’eau et toutes les ressources nécessaires à notre propre survie et en appliquant à nous-mêmes les bonnes paroles que nous prêchons.
« Le vrai ennemi est le gaspillage de l’énergie et des ressources énergétiques qui sont limitées. Economiser l’énergie réduit les émissions de CO2 ! »
 
Ceci étant dit, quelque soit son ampleur, le réchauffement climatique – accéléré par l’action de l’homme – est une réalité, et ses impacts, pour le monde en général et pour ce qui nous concerne, et pour la Chine en particulier, pourraient s’avérer dramatiques.  

 

1. Les impacts potentiels du réchauffement climatique sur la Chine   Afficher / Masquer l’article

 

2. La politique nationale du changement climatique en Chine    Afficher / Masquer l’article

 

3. Rapide retour sur les récentes évolutions dans les négociations internationales    Afficher / Masquer l’article

 

4. La Chine et les négociations internationales    Afficher / Masquer l’article

 

En conclusion    Afficher / Masquer l’article

 

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Revue de presse internationale sur le sujet, juin 2009

World attention turns to Asia’s carbon emissions
by Michael Richardson
, 3 juin 2009
Michael Richardson is a visiting senior research fellow at the Institute of Southeast Asian Studies in Singapore – mriht@pacific.net.sg
Contact us letters@scmp.com oped@scmp.com

Officials from China and other countries are meeting in Bonn, Germany, until June 12 for more negotiations on a new set of global arrangements to prevent runaway climate change. The deal to replace the Kyoto Protocol, which ends in 2012, is supposed to… lisez la suite »

 

 

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Washington espère rallier Pékin à l’action internationale sur le climat
, 2 juin 2009

Les négociations sur le climat qui ont repris hier à Bonn risquent d’être polarisées par les États-Unis et la Chine. Le chef de la délégation américaine, Todd Stern, a déclaré que la Chine et les autres grands émergents devront s’engager à réduire… lisez la suite »

 

 

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La vie verte devant soi
by VAHÉ TERMINASSIAN
, 2 juin 2009

Diviser par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050, est-ce possible ? Oui, s’il y a une volonté politique, de bons choix technologiques et des changements radicaux de mode de vie, estime François Moisan, directeur scientifique de l’Agence de… lisez la suite »

 

 

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New treaty to help reduce global warming
, 1 juin 2009

CHINA is at the forefront of major developing nations that must help reduce greenhouse-gas emissions in a new treaty to stem global warming, US climate envoy Todd Stern said. The Asian nation, the world’s biggest producer of heat-trapping gases, will… lisez la suite »

 

 

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L’ONU craint des mégadésastres
, 17 juin 2009

GENÈVE | (AFP) Les mégapoles du monde, dont la population se compte en dizaines de millions, sont sous la menace grandissante de catastrophes naturelles très meurtrières en raison des changements climatiques, s’est inquiété, hier, le responsable des… lisez la suite »

 

 

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New Emissions Plan ‘Not Enough’
By Simon Shuster, REUTERS
, 22 juin 2009

President Dimitry Medvedev said Friday that Russia planned to release 30 percent more greenhouse gases by 2020 under a new emissions target scheme. The plan would reduce emissions by 10 percent to 15 percent from Russia’s emissions in 1990, when it was… lisez la suite »

 

 

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Focus terrain

 

Etre un bon manager en Chine

Dans un pays entré à présent dans une dynamique du changement, et alors que les «laowai» (terme désignant les étrangers) continuent d’affluer en masses, la question du leadership en Chine dans le cadre de l’entreprise reste plus que jamais un sujet commun de discussion et de préoccupation dans les communautés expatriées. 

Différents points de vue sur la notion de leadership

Du fait de nos différences culturelles, notre vision occidentale du leadership est bien souvent incomplète par rapport à ce qu’en attendent les Chinois. Car si en effet un manager occidental se voit comme celui qui gère des équipes, les motive et supervise les bonnes connexions entre elles, prend initiatives et grandes décisions, et analyse les données pour guider ses employés dans une réflexion orientée vers des solutions, un employé chinois va par ailleurs définir un bon manager occidental par des critères supplémentaires.

Lorsque vous interrogerez des Chinois, leurs ressenti sera bien souvent similaire : en Chine, un bon leader est celui qui joue un rôle de « père de l’entreprise » comme un chef de famille ; il mène, il prend les décisions importantes et il est toujours censé avoir raison. Malgré ce côté autoritaire, un bon leader doit être juste et doit faire de son mieux pour faire en sorte que la voie empruntée pour la prise de décision finale soit en fait orientée de façon consensuelle par ses employés. Il doit savoir « donner de la face » en félicitant en public les employés méritants, mais au contraire blâmer en privé ceux qui ont fauté.

Mis à part ce côté « actif » du rôle de leader, le manager occidental aura toujours besoin de prouver sa valeur réelle auprès des Chinois. Car en effet – et c’est ce sur quoi repose le concept d’expatriation, – un manager occidental travaillera en Chine avec des locaux parce qu’il apporte une certaine valeur ajoutée à l’entreprise, par son savoir et son savoir-faire, ceux-ci justifiant sa présence et sa position de chef. 

Importance de la formation

Ce savoir-faire, le manager doit l’inculquer, le partager, le mettre à la disposition des employés de sa société.  Les séminaires de formation doivent être réguliers et doivent toujours viser trois objectifs : bien entendu améliorer les performances de la société, miser sur le fait de conserver les employés sur du plus long terme, et créer plus d’opportunités d’interaction entre tous.

Le meilleur mode de formation consiste à alterner des sessions délivrées en interne par la direction de la société avec des sessions organisées par un consultant externe. D’un côté cela renforce la position du manager au sein de sa propre entreprise, puisque c’est publiquement qu’il livre un savoir encore unique. De l’autre côté, le fait de faire bénéficier à tous des connaissances d’un consultant externe prouve aux employés locaux que la société pour laquelle ils travaillent a de réelles intentions de progresser et d’appuyer également un certain développement individuel au niveau des équipes locales. Les sessions de formations peuvent se doubler de sessions de coaching si le manager en a le temps, le cas échéant il s’adressera à un coach externe, et cela encore une fois dans le but de construire dans l’esprit de tous une vision de long terme. 

Pour une gestion efficace du travail et des équipes

Assurer un fonctionnement stable de votre société est tout à fait possible à condition de mettre en place certains outils de travail et d’organiser vos ressources humaines de façon extrêmement structurée. Si d’un côté il faut définir les responsabilités techniques et les répartir en fonction des compétences de chacun, d’un autre côté cette organisation doit permettre en parallèle l’établissement de procédures de travail qui constitueront une chaîne d’actions impossible à briser. En effet, les procédures de travail doivent encadrer les employés et les faire avancer de façon absolument mécanique dans le traitement de leurs dossiers, tout comme les obliger à renforcer une communication inter-départements qui est souvent inexistante en Chine.

Dès que la taille de votre société le permet, il est bon d’assigner des managers à la tête des départements. En tant que superviseur général, ce type d’organisation vous permettra de responsabiliser les équipes pas à pas et leur inculquer progressivement une certaine autonomie, de hiérarchiser les personnes et leur niveau d’implication dans les tâches journalières, de créer un esprit d’équipe ; mais surtout cela vous permettra de hiérarchiser les personnes pour justifier la mise en place d’un système efficace et imparable de double voire triple vérification des informations circulant en interne comme en externe.

Enfin, en termes d’ outils de travail qui peuvent faciliter en Chine un mode de management qui reposent sur des mécanismes bien rodés, le manager étranger devra en bâtir pour ses employés mais aussi pour lui-même, en ne perdant jamais de vue que malgré l’autonomie croissante de ses équipes il ne peut s’autoriser aucun moment de relâche dans son rythme effréné de travail de supervision. Les Chinois ayant une conception du travail différente de la nôtre, ils sont effectivement peu habitués à développer des idées ou à prendre des initiatives, ils peuvent rencontrer des difficultés à définir les priorités, n’ont qu’une vague notion de l’urgence, et ne se mettent à la place du client qu’en de très rares occasions. Pour parer à cela, il peut souvent se révéler très utile de mettre en place des « working plans » (calendrier de travail) que vous superviserez, et un système de « to-do-lists » pour les postes-clés et/ou les personnes qui pourraient ainsi améliorer leurs performances. Le travail quotidien qui incombe au manager étranger consiste enfin à pousser ses employés chinois à s’intéresser aux problèmes que ceux-ci relèvent dans le cadre de leurs opérations journalières. Les Chinois ayant une tendance naturelle à exposer ces problèmes sans recourir à la démarche d’y apporter des solutions, un bon manager sera celui qui saura les guider dans l’identification précise des problèmes en question, l’information et le dialogue sur ces problèmes, la réflexion vers leur résolution, et enfin – on ne le dira jamais assez –  l’anticipation des problèmes futurs.

 

Sophie Rebibo
Consultante Objectif-chine.com
sophie.rebibo@objectif-chine.com 

Logo AbsolConsulting Vous partez bientôt en Chine, vous avez un projet d’implantation,
une négociation à mener, n’hésitez pas à contacter Sophie Rebibo : 
Tel +86 135 277 07 199

 

Coaching et Formations

la liste des formations ou consulter le site www.absolchinaconsulting.com

 

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Images de Chine

 

Images de Lijiang au multiples facettes

Vue sur les toits de LijiangLijiang est une ville du Yunnan, province à l’extrême sud-ouest de la Chine, région historique de la minorité ethnique Naxi.
Surplombée par les monts enneigés de la chaîne montagneuse du Yulong, dite du Dragon de Jade, la ville s’étend au dessus d’une vaste vallée arrosée par le fleuve Yangzi Jiang.

Plusieurs quartiers composent Lijiang :
» la Vieille ville, trésor architectural millénaire, restaurée et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997 en tant que “ ville ancienne exceptionnelle sise dans un paysage spectaculaire ” ;
» la Nouvelle ville, séparée de la Vieille ville par la Colline du Lion, abrite les quartiers dortoirs, la vie quotidienne, et n’a rien de touristique ;
» la “Nouvelle Vieille ville”, une extension de la Vieille ville, construite sur le modèle traditionnel par le gouvernement local – ironiquement, les maisons traditionnelles faites de bois et de pierre de la Vieille ville ont mieux résisté au tremblement de terre de 1996 ;
» les quartiers résidentiels à l’américaine, situés à la périphérie – et vides pour beaucoup.

Les photos de Julie s’attachent à montrer la transformation de la Vieille ville en “parc d’attraction” pour touristes (5 millions de visiteurs par an, chinois pour la plupart) : boutiques en tout genre, bars et discothèques bruyants, guesthouses pas toujours à la hauteur, etc. défigurent les ruelles séculaires de Lijiang ; Naxi ou pseudo-Naxi en costume traditionnel se relayent toute la journée sur la place centrale de Lijiang pour assurer le folklore et faire danser les touristes chinois…
Les politiques locales construisent à tour de bras, espérant faire face au développement du tourisme chinois qui connait effectivement un boom depuis 2000 : des quartiers entiers flambant neufs – et vides – sortent de terre… En attendant, la plaine de Lijiang est défigurée par les carrières, la montagne perd ses forêts. Les photos de Jullie sont éloquentes…

Après les chantiers et les carrières, se rendre dans les hauteurs de Lijiang fait un bien fou !
Là on se rend compte comme les paysages alentours restent spectaculaires.
Et quand Lijiang s’est endormie, musiques et néons criards éteints, on peut encore se laisser prendre par la magie d’une promenade dans la Vieille ville : les maisons de bois et de pierre aux portes sculptées, les toitures en tuiles, la lumière des lanternes rouges, les ruelles dallées et les multiples canaux traversés par quelques 350 ponts nous transportent dans la Chine ancienne et authentique. Chhhuuut…


 

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