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	<title>Objectif-Chine.com &#187; Courrier des lecteurs</title>
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	<description>Gestion des besoins d&#039;Information pour la Chine et cartographie de l&#039;information</description>
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		<title>Entendre, plutôt que blâmer !</title>
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		<pubDate>Sun, 04 May 2008 12:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[
Mes amis chinois s&#8217;interrogent. Apr&#232;s trois d&#233;cennies d&#8217;efforts et de sacrifices, qu&#8217;ont-ils fait pour m&#233;riter une telle cabale ? Qu&#8217;ont-ils fait pour que leur drapeau soit souill&#233;, leur pays vou&#233; aux g&#233;monies dans les rues de Paris ? Depuis 2001, ils guettent les jeux olympiques avec enthousiasme. La plupart s&#8217;y pr&#234;tent sans arri&#232;res pens&#233;s, heureux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
Mes amis chinois s&rsquo;interrogent. Apr&egrave;s trois d&eacute;cennies d&rsquo;efforts et de sacrifices, qu&rsquo;ont-ils fait pour m&eacute;riter une telle cabale ? Qu&rsquo;ont-ils fait pour que leur drapeau soit souill&eacute;, leur pays vou&eacute; aux g&eacute;monies dans les rues de Paris ? Depuis 2001, ils guettent les jeux olympiques avec enthousiasme. La plupart s&rsquo;y pr&ecirc;tent sans arri&egrave;res pens&eacute;s, heureux de partager un moment ensemble ! Bien davantage que l&rsquo;orgueil national, le sentiment du chemin parcouru justifie ce bonheur. Beaucoup se souviennent du temps pas si lointain o&ugrave; leurs parents ne mangeaient pas &agrave; leur faim. N&rsquo;ont-ils pas gagn&eacute; &agrave; la sueur du front le droit de briller au devant de la sc&egrave;ne ? N&rsquo;ont-ils pas le droit de c&eacute;l&eacute;brer l&rsquo;&eacute;nergie visc&eacute;rale qui anime leur pays ? Les jeux olympiques, c&rsquo;est un instant d&rsquo;&eacute;merveillement avant de s&rsquo;en aller vers d&rsquo;autres aventures, plus de prosp&eacute;rit&eacute;, de libert&eacute;, de d&eacute;mocratie.<br />
&nbsp;<br />
Certes le poids de l&rsquo;histoire perdure, le Tibet trouble mais est-il n&eacute;cessaire de clouer au pilori la Chine ? Ceux l&agrave; m&ecirc;mes qui d&eacute;noncent les autorit&eacute;s de P&eacute;kin n&rsquo;auraient-ils pas &eacute;t&eacute; mieux inspir&eacute;s en s&rsquo;entretenant d&rsquo;abord avec le peuple chinois, largement acquis aux jeux ? Si d&rsquo;aventure le voyage en Chine leur semblait inop&eacute;rant, n&rsquo;auraient-ils pas d&ucirc; parcourir la rue d&rsquo;Ivry ou Belleville, passer une heure de leur temps, &agrave; dialoguer avec tel restaurateur originaire de Wenzhou tel manutentionnaire natif du Fujian ? N&rsquo;auraient-ils pas gagn&eacute; en justesse d&rsquo;analyse en demandant aux 450 000 franco-chinois ce qu&rsquo;ils pensent ? Ces derniers, forts de leur biculturalisme, ne sont-ils pas les mieux &agrave; m&ecirc;mes d&rsquo;oeuvrer par del&agrave; des lignes ?</p>
<p>Au lieu de cela, des porte drapeaux des droits de l&rsquo;homme se rendent coupables d&rsquo;autisme, brusquant les symboles jusqu&rsquo;&agrave; leur donner d&rsquo;&eacute;tranges couleurs. N&rsquo;ont-ils pas &agrave; l&rsquo;esprit la complexit&eacute; du monde et en particulier celle de la Chine ? Croient-ils que si la moiti&eacute; des fran&ccedil;ais vivait avec 100 euros par mois, les r&egrave;gles de droits seraient dans notre pays l&rsquo;exacte copie de ce qu&rsquo;elles sont aujourd&rsquo;hui ? Cette pr&eacute;tention de tout caler &agrave; l&rsquo;aune d&rsquo;une seule grille de lecture frise le n&eacute;o colonialisme, l&rsquo;arrogance. Plut&ocirc;t que de chercher &agrave; comprendre, ils bl&acirc;ment. Parfois s&rsquo;emballent, tirant &agrave; boulet rouge comme si les chinois &eacute;taient les seuls responsables de tous les maux, comme si les occidentaux n&rsquo;avaient rien &agrave; se reprocher. Sous pr&eacute;texte de la mont&eacute;e en puissance de la Chine, l&rsquo;on entonne de curieux refrains. Le venin s&rsquo;installe. Bient&ocirc;t la haine. &nbsp;</p>
<p>Mais ces fieff&eacute;s tenant des droits de l&rsquo;homisme sont-ils seulement courageux ? Si le gouvernement chinois est si d&eacute;testable que cela, pourquoi n&rsquo;appellent-ils pas au boycott des produits chinois ? Pi&eacute;g&eacute;s par le m&ecirc;me r&eacute;alisme &eacute;conomique qu&rsquo;ils d&eacute;noncent, aucun ne s&rsquo;y risquerait. Car alors ce serait accepter que le pouvoir d&rsquo;achat des occidentaux soutenu depuis deux d&eacute;cennies par l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; des produits &agrave; bas co&ucirc;ts chute comme neige au soleil !</p>
<p>Sans doute avons-nous chacun une certaine histoire &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des droits de l&rsquo;homme mais si nous souhaitons un jour en faire un pot commun, mieux vaut alors ne pas s&rsquo;enfermer dans ses seules croyances et condamner &agrave; tout va ! Mieux vaut d&rsquo;abord se comprendre, pas &agrave; pas, peu &agrave; peu, comme cela a toujours &eacute;t&eacute; le cas.</p>
<p>Fran&ccedil;ois de la Chevalerie</p>
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		<title>La sédimentation du barrage des Trois Gorges condamne son potentiel hydroélectrique *</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 20:43:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Situ&#233; dans la province de Hubei, pr&#232;s de la ville de Yichang, le barrage des Trois Gorges est le plus important du monde pour le contr&#244;le des eaux et la productivit&#233; hydro&#233;lectrique. N&#233;e d&#8217;une d&#233;viation du fleuve Chang Jiang, l&#8217;ouvrage est structur&#233; autour d&#8217;un r&#233;servoir d&#8217;une superficie de 1084 km2. Surclassant le barrage d&#8217;Ita&#239;pu au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">Situ&eacute; dans la province de Hubei, pr&egrave;s de la ville de Yichang, le barrage des Trois Gorges est le plus important du monde pour le contr&ocirc;le des eaux et la productivit&eacute; hydro&eacute;lectrique. N&eacute;e d&rsquo;une d&eacute;viation du fleuve Chang Jiang, l&rsquo;ouvrage est structur&eacute; autour d&rsquo;un r&eacute;servoir d&rsquo;une superficie de 1084 km2. Surclassant le barrage d&#8217;Ita&iuml;pu au Br&eacute;sil, la centrale hydro&eacute;lectrique comprend deux sections s&eacute;par&eacute;e par un d&eacute;versoir : &agrave; gauche longue de 644 m&egrave;tres avec 14 turboalternateurs, &agrave; droite s&rsquo;&eacute;tirant sur 59.5 m&egrave;tres comptant 12 turboalternateurs. L&#8217;ensemble offre une puissance de 18 720 MW. Selon les experts, <strong>le barrage devrait fournir 10 % de la consommation chinoise en &eacute;lectricit&eacute;.</strong></p>
<p>Longtemps cit&eacute; comme un projet s&rsquo;inscrivant dans une perspective de d&eacute;veloppement durable, le barrage des Trois Gorges sugg&egrave;re l&rsquo;inqui&eacute;tude. Outre les probl&egrave;mes li&eacute;s &agrave; l&rsquo;engloutissement de plusieurs villes, &agrave; la pollution, aux atteintes &agrave; l&rsquo;&eacute;co syst&egrave;me, <strong>le barrage bouscule et modifie le cycle et la distribution des s&eacute;diments.</strong></p>
<p><strong> En amont du fleuve</strong>, le Chang Jiang traverse le plateau du Tibet, il se gonfle alors de vase. En raison d&rsquo;une d&eacute;forestation et d&eacute;sertification intense, les sols sont friables. Tr&egrave;s affaiblies, les berges du cours d&#8217;eau sont sujettes &agrave; des glissements de terrain. Coupl&eacute; avec une surexploitation de terres, la charge s&eacute;dimentaire diminue la vitesse d&#8217;&eacute;coulement de l&#8217;eau. Chaque ann&eacute;e, 500 millions de tonnes de vase se d&eacute;posent dans les gorges du fleuve, notamment, au lac de r&eacute;tention. Avec l&#8217;ach&egrave;vement de l&rsquo;ouvrage en 2009, la pression s&eacute;dimentaire devrait s&rsquo;exercer sur le r&eacute;servoir et affecter son potentiel hydro&eacute;lectrique &agrave; hauteur de 50 %. En outre, si l&rsquo;envasement est trop rapide, le barrage ne pourra pas contenir les risques d&rsquo;inondation.</p>
<p>De surcro&icirc;t, l&rsquo;accumulation des s&eacute;diments exerce une forte pression sur la structure de b&eacute;ton de l&rsquo;ouvrage et augmente la probabilit&eacute; de fissuration. Comme la plaque eurasienne, associ&eacute;e &agrave; celle du Yangst&eacute;, est particuli&egrave;rement instable, les risques de s&eacute;isme existent. Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, des s&eacute;ismes de faible magnitude ont favoris&eacute; des glissements de terrain. En cas d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement de grande ampleur, l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une cassure terrestre n&rsquo;est pas invraisemblable.</p>
<p><strong> En aval</strong>, les s&eacute;diments jouaient un r&ocirc;le d&rsquo;engrais naturel. En raison de leur diminution, le recours &agrave; l&rsquo;agrochimie devrait s&rsquo;intensifier aggravant la pollution de l&rsquo;eau du fleuve. D&eacute;j&agrave; les niveaux de phosphores et d&rsquo;azote relev&eacute;s sont vingt fois sup&eacute;rieurs aux normes. En outre, la r&eacute;duction de l&rsquo;apport s&eacute;dimentaire risque de faire reculer le delta du fleuve. De surcro&icirc;t, en hiver, la faiblesse du d&eacute;bit acc&eacute;l&egrave;re la remont&eacute;e les nappes sal&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du delta.</p>
<p>Afin de rem&eacute;dier &agrave; cette situation, <strong>la solution consisterait &agrave; d&eacute;placer les s&eacute;diments ailleurs</strong>. Compte tenu de leur volume et des apports continuels de vase provenant du lit du fleuve, la r&eacute;ponse exige des moyens consid&eacute;rables moyens. Deux hypoth&egrave;ses s&rsquo;offrent, soit les s&eacute;diments sont achemin&eacute;s en aval du fleuve, ce qui repr&eacute;sente une op&eacute;ration titanesque, soit ils sont valoris&eacute;s &agrave; proximit&eacute; du barrage. Seulement voil&agrave;, ils sont fortement contamin&eacute;s. L&rsquo;am&eacute;nagement du barrage a conduit &agrave; l&rsquo;engloutissement de 1300 mines de charbon, 178 d&eacute;charges d&#8217;ordures, 1500 abattoirs, etc. De fait, les s&eacute;diments offrent une vari&eacute;t&eacute; in&eacute;gal&eacute;e de produits nocifs, de m&eacute;taux lourds, de microorganismes toxiques, etc. Leur &eacute;ventuelle valorisation en mat&eacute;riaux de construction sugg&egrave;re des traitements chimiques ardus allant de l&rsquo;encapsulation des m&eacute;taux lourds &agrave; des formulations in&eacute;dites. Certes des proc&eacute;d&eacute;s d&rsquo;&eacute;puration existent comme ceux &eacute;labor&eacute;s par l&rsquo;entreprise franco-chinoise Paneurochina mais eu &eacute;gard &agrave; la masse des s&eacute;diments des Trois Gorges, l&rsquo;op&eacute;ration s&rsquo;av&egrave;re colossale, voire irr&eacute;alisable.</p>
<p>Sauf &agrave; envisager que la capacit&eacute; hydro&eacute;lectrique de la centrale soit affect&eacute;e, la p&eacute;rennit&eacute; du barrage des Trois Gorges d&eacute;pend des solutions apport&eacute;es au traitement des s&eacute;diments. Longtemps sous-estim&eacute;e, cette crainte est d&eacute;sormais prise en compte par les autorit&eacute;s chinoises, lesquelles ont act&eacute; un budget de 1,5 milliard de dollars destin&eacute; &agrave; stabiliser g&eacute;ologiquement la r&eacute;gion.</p></div>
<p>
<strong>* Fran&ccedil;ois de la Chevalerie &amp; Daniel Levacher</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Marketing Poupées Gigognes, Benoit Boisseuil</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 23:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>julithez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Eco-Finance-Business]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le Marketing poupées cigognes, Benoit Boisseuil, Lustintranslation.blogspirit.com, 06.02.2008


&#160;&#187; Les entreprises qui font des affaires en Asie, particulièrement en Chine font face à des marchés hétérogènes et la façon dont les consommateurs arbitrent leurs achats n’est pas souvent facilement prévisible. A l’image des pratiques dans les pays développés, beaucoup de chinois urbains sont familiers avec les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="date"><span><em><strong>&laquo;&nbsp;Le Marketing poupées cigognes, Benoit Boisseuil, Lustintranslation.blogspirit.com, 06.02.2008</strong></em></span></p>
<h3></h3>
<p align="justify" class="posttext-decorator1">
<p class="posttext-decorator2">&nbsp;&raquo; Les entreprises qui font des affaires en Asie, particulièrement en Chine font face à des marchés hétérogènes et la façon dont les consommateurs arbitrent leurs achats n’est pas souvent facilement prévisible. A l’image des pratiques dans les pays développés, beaucoup de chinois urbains sont familiers avec les nouvelles technologies et savent trouver les renseignements qu’il faut sur le web. Cependant, contrairement aux occidentaux, les chinois sont moins loyaux envers une marque et sont surtout enclins à choisir un prix compétitif plus que le prestige ou la qualité d’une marque selon un rapport récent de la Wharton.</p>
<p>C’est ainsi que des marques de cosmétique comme Estée Lauder sont toujours attentives à leur capital marque : même si la consommatrice chinoise peut mettre beaucoup d’argent dans une marque de luxe, elle peut aussi facilement changer de préférence si une promotion est faite chez un concurrent.</p>
<p>De plus, les asiatiques sont plus ou moins enthousiastes sur le passage à l’achat des marques étrangères. Ainsi les japonaises sont assez nationalistes dans leurs choix de marques, et donc le ticket d’entrée au Japon est toujours élevé. Par contre, les coréennes ont toujours accepté de se fournir parmi l’offre de marques étrangères. En Chine, les positions ne sont pas encore tout à fait décantées avec des marques japonaises qui trouvent un certain succès mais les chinoises désirent regarder du côté des produits occidentaux. Il n’en reste pas moins que le marché est encore au stade de l’investigation avec des consommateurs qui s’essayent encore entre plusieurs marques. Il arrive fréquemment que les jeunes chinoises amènent leurs mères dans les rayons de cosmétiques pour faire des essais. Autre statistique intéressante : 7 asiatiques sur 100 utilisent des déodorants régulièrement. Autant dire que le marché est ouvert.</p>
<p>Les consommateurs chinois ne sont pas loyaux vis-à-vis des marques mais conscients de celles-ci. Anecdote à l’appui : lors de l’épisode du SARS, on a vu apparaître des masques chirurgicaux estampillés Louis Vuitton.</p>
<p>L’autre grande tendance de ces marchés est l’émergence du marché good-enough qui est un casse tête pour les marketeurs. Le débat se situe dans le positionnement entre les eaux troubles du « bon marché » et le plongeon dans le grand bain du luxe. Bien sûr, selon les catégories de produits, le choix penche plus vers un positionnement premium ou abordable : les produits destinés aux enfants en bas âge sont typiquement premium avec des prix en hausse qui entraînent une augmentation des parts de marché. Personne ne veut adopter une marque moyenne pour son enfant. Ajouté à cette tension le fait que les consommateurs de Shanghai auront des goûts différents en terme de choix techniques que leurs compatriotes du Sud ou des provinces rurales, les offres sur mesure fleurissent suivant les localisations géographiques.</p>
<p>Selon P&amp;G, une position à 15% du marché en terme de CA, lorsqu’elle correspond à seulement 5% du marché en terme de volume est un positionnement intenable sur le long terme car trop de place est laissé aux produits low cost. C’est donc la part en volumes qui est la plus intéressante à suivre et la bataille du low cost en vaut la chandelle car les effets d’échelles sur les achats, le marketing, la production sont considérables.</p>
<p>Une caractéristique qui pourra sembler anecdotique mais qui a partiellement causé 25% de chute des ventes chez un grand producteur de produits d’hygiène buccale est celui des push-girls qui attirent les consommateurs vers les produits dont elles font la promotion et n’hésitent pas à appuyer leurs arguments commerciaux par des contre-vérités marketing.</p>
<p>L’investissement dans la relation avec le gouvernement est un passage obligé : en prévision d’une gestion de crise éventuelle, c’est une des meilleures assurances vie. Ne pas oublier de garder un œil sur le marché parallèle qui pourrait revendre vos articles sans que vous maîtrisiez le circuit logistique et le prix final, faire des recherches et autres focus group pour connaître le goût des consommateurs sont trop souvent des étapes importantes négligées.</p>
<p>La complexité de ces marchés est donc reliée directement à la force de leurs potentiels qui se transforment tous les jours en vérités chiffrées : le seul marché chinois représente 6% du CA de P&amp;G et les marchés émergents représentent même chez Unilever 44% de leurs ventes.&nbsp;&raquo;</p>
<p class="postbottom-decorator1"><span><strong><a href="http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2008/02/06/marketing-en-asie.html">Commentaires</a></strong></span></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><span style="float: left" class="spip_document_1037 spip_documents spip_documents_left"><a target="_blank" href="http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2007/11/30/pas-seulement-pour-quelques-poignees-de-yuans.html" class="spip_out"><img width="150" src="http://www.objectif-chine.info/IMG/jpg_blog-150-142.jpg" alt="lustintranslation.blogspirit.com" height="142" title="lustintranslation.blogspirit.com" /></a> </span></p>
<p><em class="spip"><strong class="spip">Benoît Boisseuil</strong>, l’auteur du blog <a target="_blank" href="http://lustintranslation.blogspirit.com" class="spip_out"><strong class="spip">Lust in translation</strong></a>, est un étudiant <strong class="spip">centralien</strong> de 24 ans. Il a passé 18 mois en Chine, dans le cadre de son cursus, à travailler pour des entreprises françaises, notamment à Pékin, et essentiellement en restructuration achat, management de la sous traitance, transfert d’activité, intégration culturelle d’une acquisition et corporate responsability. <strong class="spip">Trilingue</strong>, il ambitionne de retourner en Chine prochainement pour occuper un poste à dimension manageuriale. Selon ses propres mots, il aime &laquo;&nbsp;la philosophie, la création d’activité et bien sûr les synergies qui peuvent exister entre notre vieille Europe et mon continent de coeur, l’Asie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>@ article repris avec l&#8217;autorisation de l&#8217;auteur.</p>
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		<title>La Chine, pas si dépendante de ses exportations&#8230;</title>
		<link>http://www.objectif-chine.com/2008/01/26/la-chine-pas-si-dependante-de-ses-exportations-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 09:08:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>julithez</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Eco-Finance-Business]]></category>

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 &#171;&#160;Dragonomie&#160;&#187;, Benoit Boiseuil, http://lustintranslation.blogspirit.com/ , 15.01.2008










La pensée commune voudrait croire à une vision monolithique d’une Chine qui ne produit que des produits à faible valeur ajoutée à destination des pays riches, creusant de plus en plus les déficits commerciaux européens et américains. Encore en 2007, l’excédent commercial a augmenté de près de 50% pour atteindre [...]]]></description>
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<h2 class="date"><span class="Title"><strong> <span style="font-weight: bold"><font size="3">&laquo;&nbsp;Dragonomie&nbsp;&raquo;, Benoit Boiseuil, </font><a href="http://lustintranslation.blogspirit.com/"><font size="3">http://lustintranslation.blogspirit.com/</font></a><font size="3"> , 15.01.2008</font></span></strong></span></h2>
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<p class="posttext-decorator1">
<p class="posttext-decorator2">La pensée commune voudrait croire à une vision monolithique d’une Chine qui ne produit que des produits à faible valeur ajoutée à destination des pays riches, creusant de plus en plus les déficits commerciaux européens et américains. Encore en 2007, l’excédent commercial a augmenté de près de 50% pour atteindre un record à 262 milliards de dollars. Parmi ces ventes extérieures, le marché européen a augmenté de 29,2 % contre un timide 14% pour les Etats-Unis, l’Europe devient ainsi le premier partenaire commercial avec l’empire du milieu.</p>
<p>  Une <strong>étude par le cabinet Dragonomics de Pékin</strong> nous prouve une fois de plus que les difficultés d’appréciation, les effets de loupe et la politique vient souvent polluer l’analyse rationnelle économique.</p>
<p>Il existe quatre drivers principaux dans la croissance d’un PNB : les exportations nettes, l’investissement, la consommation et le financement de l’Etat.<br />
Selon les calculs actuels, la part des exportations dans la croissance du PNB atteignait l’horrifique, le gargantuesque chiffre de 40%. Ce qui laisse présager du pire en 2008 avec une économie américaine moribonde. Mais en s’y penchant plus près, on se rend compte que l’on compare des oranges avec des bananes puisque le PNB est calculé selon un agrégat de valeur ajoutée alors que les exportations sont suivies tout simplement par leur valeur brute globale.<br />
<strong>Si l’on enlève la part des produits importés dans la fabrication des produits chinois, ce chiffre de 40% dégonfle à un niveau proche de 10%. Ainsi la Chine ne serait pas plus dépendante de ses exportations qu’un pays comme le Japon ou Taiwan</strong>. C’est une des raisons pour laquelle le dragon chinois a facilement absorbé le contrecoup de la période de récession vécu en 2001. Les chiffres de l’emploi viennent corroborer cette théorie puisque seulement 6% de la main d’œuvre chinoise travaille pour des produits destinés à l’export.</p>
<p>Ainsi, ces dernières années, même si les exportations ont augmenté considérablement de manière absolue, son impact dans la croissance du PNB est resté relativement stable car les produits sont plus high tech avec de nombreux composants venant de l’étranger.</p>
<p>Ceci dit, une des critiques que l’on pourrait porter à cette analyse serait que les investissements, qui comptent pour 40% de la croissance du PNB, soient liés à ces exportations. Mais Arthur Kroeber va plus loin dans l’enquête en notant que <strong>la plupart des investissements vont dans les infrastructures et l’immobilier et donc le risque de surcapacité, de surchauffe est amoindri.<br />
</strong><br />
La part des exports dans la croissance de l’économie américaine compte pour 30%, à comparer aux 11% chinois. Décidemment le donneur de leçons n’est pas celui que l’on croit.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><span style="float: left" class="spip_document_1037 spip_documents spip_documents_left"><a target="_blank" href="http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2007/11/30/pas-seulement-pour-quelques-poignees-de-yuans.html" class="spip_out"><img width="150" src="http://www.objectif-chine.info/IMG/jpg_blog-150-142.jpg" alt="lustintranslation.blogspirit.com" height="142" title="lustintranslation.blogspirit.com" /></a> </span></p>
<p><em class="spip"><strong class="spip">Benoît Boisseuil</strong>, l’auteur du blog <a target="_blank" href="http://lustintranslation.blogspirit.com" class="spip_out"><strong class="spip">Lust in translation</strong></a>, est un étudiant <strong class="spip">centralien</strong> de 24 ans. Il a passé 18 mois en Chine, dans le cadre de son cursus, à travailler pour des entreprises françaises, notamment à Pékin, et essentiellement en restructuration achat, management de la sous traitance, transfert d’activité, intégration culturelle d’une acquisition et corporate responsability. <strong class="spip">Trilingue</strong>, il ambitionne de retourner en Chine prochainement pour occuper un poste à dimension manageuriale. Selon ses propres mots, il aime &laquo;&nbsp;la philosophie, la création d’activité et bien sûr les synergies qui peuvent exister entre notre vieille Europe et mon continent de coeur, l’Asie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>@ article repris avec l&#8217;autorisation de l&#8217;auteur.</p>
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		<title>Pourquoi il faut entrer sur le marché du conseil en Chine, Benoit Boisseuil</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 17:56:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Eco-Finance-Business]]></category>

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		<description><![CDATA[&#34;Plusieurs grandes tendances doivent pousser les cabinets, et notamment les cabinets de niche, &#224; regarder du c&#244;t&#233; de la Chine et &#224; ne pas limiter leurs ambitions au suivi de leurs clients europ&#233;ens ou am&#233;ricains au pays de Mao. Les ambitions chinoises sont illimit&#233;es. Les entreprises sont de plus en plus agressives sur le plan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">&quot;Plusieurs grandes tendances doivent pousser les cabinets, et notamment les cabinets de niche, &agrave; regarder du c&ocirc;t&eacute; de la Chine et &agrave; ne pas limiter leurs ambitions au suivi de leurs clients europ&eacute;ens ou am&eacute;ricains au pays de Mao. Les ambitions chinoises sont illimit&eacute;es. Les entreprises sont de plus en plus agressives sur le plan international avec un positionnement qui veut se sortir du segment du <em>good-enough</em> et attaquer les march&eacute;s occidentaux en suivant les exemples de Lenovo, Galanz, Huawei, Haier ou Sun Tech Solar. Or pour satisfaire ces ambitions d&eacute;vorantes, les patrons chinois ont grandement besoin de conseil en terme de management de l&rsquo;innovation, de bonnes pratiques supply-chain et surtout dans la connaissance du consommateur europ&eacute;en qui reste un myst&egrave;re pour les entreprises chinoises manquant cruellement de comp&eacute;tences internationales.</p>
<p class="spip">De plus, le conseil &agrave; l&rsquo;europ&eacute;enne b&eacute;n&eacute;ficiera d&rsquo;une image de marque reconnue et porteuse de valeurs. Comme dans les industries clientes, les &eacute;cueils se situeront dans les errements classiques du business en Chine&nbsp;: tomber dans la facilit&eacute; de l&rsquo;image de l&rsquo;europ&eacute;en donneur de le&ccedil;ons ou inversement verser dans le tout culturel, sp&eacute;cialit&eacute; fran&ccedil;aise d&rsquo;accorder trop d&rsquo;importance &agrave; cet aspect relationnel. Il faut savoir culture garder.</p>
<p class="spip">Le challenge est grand et la Chine un r&eacute;v&eacute;lateur, un catalyseur de performances ou au contraire un r&eacute;v&eacute;lateur de faiblesses pour les entreprises du march&eacute; du conseil. Le d&eacute;fi n&rsquo;est pas moins p&eacute;rilleux pour les entreprises chinoises qui doivent faire face &agrave; une r&eacute;putation qui les poursuit apr&egrave;s les affaires Mattel au niveau de la qualit&eacute; ou dans l&rsquo;incompr&eacute;hension de l&rsquo;environnement business international mise sous le feu des m&eacute;dias avec les affaires Schneider ou Danone. Mais aujourd&rsquo;hui, les chinois mainland veulent suivre l&rsquo;exemple de leurs cousins singapouriens ou taiwanais, et n&rsquo;ont pas peur de parler de business plan &agrave; l&rsquo;international. Encore faut-il qu&rsquo;ils aient les moyens de leurs ambitions et qu&rsquo;ils ma&icirc;trisent jusqu&rsquo;au concept basique d&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;&eacute;chelle. Pas &eacute;vident quand c&rsquo;est votre coll&egrave;gue qui est en comp&eacute;tition avec vous &agrave; 10km et que vous avez le m&ecirc;me donneur d&rsquo;ordre que lui.</p>
<p class="spip">Une autre consid&eacute;ration en prendre en compte et le caract&egrave;re modulaire du tissu &eacute;conomique chinois. La plupart des march&eacute;s sont extr&ecirc;mement fragment&eacute;s et donc la tendance aux int&eacute;grations verticales ou horizontales n&rsquo;en est qu&rsquo;&agrave; ses balbutiements pour l&rsquo;instant. Un travail sur les courbes d&rsquo;apprentissage, sur les strat&eacute;gies d&rsquo;acquisition, la reconnaissance des attentes des clients voire m&ecirc;me l&rsquo;&eacute;ducation du consommateur pour coalescer les demandes reste &agrave; faire. &quot;</p>
<p class="spip">Enfin, des donn&eacute;es macro&eacute;conomiques sont indiscutables&nbsp;: il y a 30 fois plus de consultants au prorata de la taille de la population en France qu&rsquo;en Chine.</p>
<p class="spip">Il existe donc un autre march&eacute; que celui des joint ventures et des companies globales en Chine, encore faut-il que les chinois puissent comprendre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une prestation de conseil de qualit&eacute;, notamment au vu des honoraires pratiqu&eacute;s par les cabinets. &quot;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="border: 1px dotted black; padding: 10px; background: rgb(181, 203, 181) none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial; width: 100%;">
le 21 Novembre 2007 <br />
<a href="http://lustintranslation.blogspirit.com/" class="spip_out">Lust In translation</a>, &#8211; economy, culture, enterprise, marketing&nbsp;-, le blog de Beno&icirc;t Boisseuil. <br />
Article repris avec l&rsquo;aimable autorisation de l&rsquo;auteur.</div>
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		<title>’’Environnement, économie, avons nous tous les mêmes aspirations ?’’</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 14:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement-Energie]]></category>

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		<description><![CDATA[&#34;A l&#8217;heure o&#249; la France poss&#232;de un minist&#232;re de &#171;&#160;l&#8217;&#233;cologie, du d&#233;veloppement et de l&#8217;am&#233;nagement durables&#160;&#187; (MEDAD), met les Grenelles de l&#8217;Environnement en vitrine et pr&#244;ne les transports en Velib&#8217;, les rencontres franco-chinoises de la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e, qui se sont tenues &#224; Bordeaux les 22 et 23 novembre, ne pouvaient trouver meilleur th&#232;me que &#171;&#160;Vers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">&quot;A l&rsquo;heure o&ugrave; la France poss&egrave;de un minist&egrave;re de &laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;cologie, du d&eacute;veloppement et de l&rsquo;am&eacute;nagement durables&nbsp;&raquo; (MEDAD), met les Grenelles de l&rsquo;Environnement en vitrine et pr&ocirc;ne les transports en Velib&rsquo;, les rencontres franco-chinoises de la coop&eacute;ration d&eacute;centralis&eacute;e, qui se sont tenues &agrave; Bordeaux les 22 et 23 novembre, ne pouvaient trouver meilleur th&egrave;me que <strong class="spip">&laquo;&nbsp;Vers une soci&eacute;t&eacute; harmonieuse, par le d&eacute;veloppement durable&nbsp;&raquo;.</strong> La Chine attire les industriels, fascine les politiques, mais aussi inqui&egrave;te les d&eacute;fenseurs de l&rsquo;environnement qui, face &agrave; cette croissance qui focalise l&rsquo;attention, tente de faire passer un message environnemental qui semble raisonner vraiment bien moins fortement que les dollars.</p>
<p class="spip">La question &eacute;tait alors pos&eacute;e&nbsp;: la coop&eacute;ration franco-chinoise peut elle &ecirc;tre autre qu&rsquo;&eacute;conomique&nbsp;? <strong class="spip">Nos collectivit&eacute;s locales ont-elles la possibilit&eacute; et la capacit&eacute; de coop&eacute;rer en mati&egrave;re d&rsquo;environnement avec le g&eacute;ant chinois&nbsp;?</strong></p>
<p class="spip"><strong class="spip">Premier constat</strong> &agrave; l&rsquo;issue de la succession des repr&eacute;sentants de la d&eacute;l&eacute;gation chinoise &agrave; la tribune&nbsp;: il y a <strong class="spip">une v&eacute;ritable prise de conscience</strong> de la part des autorit&eacute;s chinoises quant aux cons&eacute;quences de leur mode de production sur l&rsquo;environnement.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Deuxi&egrave;me conclusion</strong>&nbsp;: la France, et en particulier les collectivit&eacute;s locales, a d&eacute;velopp&eacute; un v&eacute;ritable <strong class="spip">savoir faire en mati&egrave;re d&rsquo;environnement</strong>. De l&rsquo;&eacute;co-quartier de la ville du Havre &agrave; la mise en place de &laquo;&nbsp;l&rsquo;Agence de la biodiversit&eacute;&nbsp;&raquo; par la r&eacute;gion Ile de France, nos collectivit&eacute;s sont actives et comp&eacute;tentes.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Troisi&egrave;me point</strong> sans lequel rien ne peut &ecirc;tre possible&nbsp;: les <strong class="spip">provinces chinoises ont des demandes</strong> en mati&egrave;re de coop&eacute;ration environnementale &#8211; chaque intervention chinoise s&rsquo;est conclue par une liste des domaines sp&eacute;cifiques dans lesquels ils d&eacute;siraient mettre en place des projets de coop&eacute;ration.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">En d&eacute;pit des bonnes intentions</strong> formul&eacute;es de chaque c&ocirc;t&eacute; de la tribune, se pose la question de l&rsquo;application pratique de ses d&eacute;clarations d&rsquo;intention. La Chine, que l&rsquo;on veut souvent r&eacute;duire &agrave; un tout g&eacute;ant et conqu&eacute;rant, est en r&eacute;alit&eacute; multiple et l&rsquo;&eacute;cart des niveaux de d&eacute;veloppement des provinces n&eacute;cessite <strong class="spip">une r&eacute;ponse adapt&eacute;e</strong> aux diff&eacute;rents besoins. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de ces rencontres s&rsquo;est certainement trouv&eacute; l&agrave;, au c&oelig;ur des discours des repr&eacute;sentants chinois, qui ont su montrer la complexit&eacute; de leur pays, de leur croissance et de leurs territoires.</p>
<p class="spip">Si l&rsquo;on observe la question de l&rsquo;environnement d&rsquo;un point de vue global, il ressort des diff&eacute;rentes interventions <strong class="spip">des priorit&eacute;s communes</strong>, &agrave; savoir&nbsp;: la <strong class="spip">gestion de l&rsquo;eau potable</strong>, premi&egrave;re victime des industries v&eacute;tustes et polluantes, la <strong class="spip">qualit&eacute; de l&rsquo;air</strong> et en particulier la pollution r&eacute;sultante de l&rsquo;utilisation du charbon comme &eacute;nergie premi&egrave;re, la probl&eacute;matique des <strong class="spip">d&eacute;chets</strong> et la question de la <strong class="spip">gestion des for&ecirc;ts</strong>. N&eacute;anmoins, <strong class="spip">des efforts</strong> ont &eacute;t&eacute; faits dans de nombreuses provinces avec des motivations et une efficacit&eacute; &agrave; long terme qui attirent ou laissent perplexes.</p>
<p class="spip">(a) <strong class="spip">Les cas de Beijing et de Shanghai</strong> font partie des initiatives qui manquent &agrave; convaincre sur le long terme. Beijing accueillera les Jeux Olympiques cet &eacute;t&eacute;, et Shanghai l&rsquo;exposition universelle en 2010. En cons&eacute;quence, face aux critiques internationales en mati&egrave;re d&rsquo;environnement auxquelles la Chine doit faire face, la prise en compte de <strong class="spip">la question &eacute;cologique est un enjeu aussi bien au niveau du territoire local que du pays dans son ensemble.</strong> Dans cet objectif, les collectivit&eacute;s tentent de monter des <strong class="spip">projets visibles</strong>. Le projet de <strong class="spip">l&rsquo;&icirc;le de Chong Ming</strong> &agrave; Shanghai s&rsquo;inscrit dans cette optique. Au-del&agrave; de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t r&eacute;el de la coop&eacute;ration scientifique franco-chinoise ce projet est cens&eacute; devenir pour l&rsquo;exposition universelle de 2010 une <strong class="spip">vitrine du savoir faire chinois en mati&egrave;re de protection de l&rsquo;environnement.</strong></p>
<p class="spip">(b) Au-del&agrave; de ces villes &laquo;&nbsp;vitrines&nbsp;&raquo;, certaines provinces, comme celle du Heilongjiang, ou villes, &agrave; l&rsquo;image de Yichun, ont tent&eacute; de mettre en place des <strong class="spip">politiques de protection de l&rsquo;environnement</strong>, politiques n&eacute;anmoins <strong class="spip"> <em class="spip">a posteriori,</em> </strong> une fois les effets de la pollution constat&eacute;s. Le <strong class="spip">Heilongjiang</strong>, malgr&eacute; une am&eacute;lioration des bassins fluviaux, a en 2007 constat&eacute; de nouveau la mauvaise qualit&eacute; de l&rsquo;eau, ce, en raison de la pollution des entreprises d&eacute;su&egrave;tes de la r&eacute;gion. L&rsquo;approche de la <strong class="spip">ville de Yichun</strong> (situ&eacute;e au Nord Est du pays), dans le discours, est tr&egrave;s attrayante puisqu&rsquo;elle propose de placer l&rsquo;homme au c&oelig;ur de la strat&eacute;gie du d&eacute;veloppement durable en menant une politique de reboisement cr&eacute;atrice d&rsquo;emplois et ce, suivant une directive nationale souhaitant faire des &laquo;&nbsp;montagnards les ma&icirc;tres de leur montagne&nbsp;&raquo;. La plaquette est tr&egrave;s attirante&nbsp;; reste &agrave; savoir si sur le terrain, elle saura r&eacute;parer les cons&eacute;quences d&rsquo;un d&eacute;boisement de plus 50% de la surface foresti&egrave;re initiale.</p>
<p class="spip">(c) Enfin, reste <strong class="spip">les territoires dont les probl&egrave;mes paraissent si importants qu&rsquo;on voit difficilement ce que pourrait faire un projet de coop&eacute;ration d&eacute;centralis&eacute;e</strong>. L&rsquo;ampleur de la t&acirc;che semble n&eacute;cessiter des moyens et une volont&eacute; politique &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale, c&rsquo;est le cas par exemple de la gestion des affluents et du r&eacute;servoir du barrage des Trois Gorges.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Face &agrave; l&rsquo;ensemble de ses d&eacute;fis une question demeure&nbsp;: &agrave; quoi peut servir la coop&eacute;ration entre les collectivit&eacute;s fran&ccedil;aises et chinoises&nbsp;? Sur quel mod&egrave;le la mettre en place&nbsp;?</strong></p>
<p class="spip">Les demandes chinoises se tournent avant tout sur <strong class="spip">une aide technique et scientifique</strong>. La collaboration entre l&rsquo;&icirc;le de France et Beijing et entre la r&eacute;gion Languedoc Roussillon et Shanghai sont ainsi concentr&eacute;es sur ces th&egrave;mes.</p>
<p class="spip">Le projet <strong class="spip">de la r&eacute;gion Languedoc Roussillon</strong> a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; comme un mod&egrave;le &agrave; suivre, et il faut avouer, qu&rsquo;au niveau de la m&eacute;thode, il pr&eacute;sente de nombreux int&eacute;r&ecirc;ts. Tout d&rsquo;abord, c&rsquo;est projet sur 3 ans, dur&eacute;e permettant aux collectivit&eacute;s engag&eacute;es d&rsquo;avoir une certaine visibilit&eacute; de leur projet tout en pouvant mener un travail de fond. Autre int&eacute;r&ecirc;t, il fait partie du <strong class="spip">programme ARCUS</strong> (Action en R&eacute;gion de Coop&eacute;ration Universitaire et Scientifique). Il b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement du soutien du Minist&egrave;re des affaires &eacute;trang&egrave;res et est coordonn&eacute; par Agropolis International&nbsp;: le projet b&eacute;n&eacute;ficie donc d&rsquo;un appui institutionnel important et ne se pr&eacute;sente pas comme une entreprise approximative difficilement tenable &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle chinoise. D&rsquo;autre part, le financement du programme est r&eacute;parti en deux parts &eacute;gales pour chacun des deux pays. Enfin, il se regroupe sur trois axes th&eacute;matiques fondamentaux pour l&rsquo;avenir environnemental de la Chine&nbsp;: la gestion de l&rsquo;eau, &eacute;nergie et d&eacute;chets et &eacute;cologie et &eacute;co-agriculture.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Faut-il alors croire en cette coop&eacute;ration environnementale&nbsp;?</strong></p>
<p class="spip">Il existe certes des perspectives int&eacute;ressantes m&ecirc;me si au final, nul ne pourrait conna&icirc;tre les concr&eacute;tisations des d&eacute;clarations d&rsquo;intention qu&rsquo;&agrave; moyen terme. <strong class="spip">Il existe certes une prise de conscience de la probl&eacute;matique environnementale mais on doute qu&rsquo;elle puisse transcender la question du d&eacute;veloppement &eacute;conomique qui reste la priorit&eacute;</strong>. La Chine demeure un pays en d&eacute;veloppement, avec une croissance tr&egrave;s in&eacute;gale &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du territoire, dont la principale pr&eacute;occupation est logiquement d&rsquo;accro&icirc;tre le niveau de vie de ses habitants. Entre enjeux environnementaux et croissance &eacute;conomique la balance ne semble pas encore pr&ecirc;te &agrave; s&rsquo;&eacute;quilibrer. La coop&eacute;ration par le transfert de savoir faire peut apporter beaucoup mais elle doit, au del&agrave; des aspects scientifiques, trouver des applications concr&egrave;tes et &agrave; long terme.</p>
<p class="spip">Comme l&rsquo;a rappel&eacute; un repr&eacute;sentant de la d&eacute;l&eacute;gation chinoise <strong class="spip">&laquo;&nbsp;nous vivons tous sur la m&ecirc;me terre et sous le m&ecirc;me ciel&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est un fait, mais avons-nous tous les m&ecirc;mes aspirations&nbsp;?</strong> La preuve reste &agrave; apporter. La route est encore tr&egrave;s longue pour faire de la question environnementale une v&eacute;ritable priorit&eacute; chinoise mais cela ne doit pas suffire &agrave; condamner les efforts men&eacute;s dans ce sens.&quot;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="border: 1px dotted black; padding: 10px; background: rgb(181, 204, 181) none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial; width: 100%;">
Auteur&nbsp;: <strong class="spip"> Lydie Reynaud</strong> <br />
Etudiante en Master 2 &agrave; l&rsquo;<strong class="spip"> Institut de Relations Internationales et Strat&eacute;giques (IRIS)</strong> de Paris, Lydie r&eacute;alise son <strong class="spip">m&eacute;moire sur &quot;La coop&eacute;ration franco-chinoise en mati&egrave;re d&rsquo;environnement&quot;</strong>. Vous pouvez l&rsquo;aider dans son travail en la contactant &agrave; l&rsquo;adresse&nbsp;: <strong class="spip"> lydiereynaud@hotmail.com </strong> 06.66.81.22.98</div>
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		<title>RH &#8211; Turn over : Pas seulement pour quelques poignées de Yuans, Benoît Boisseuil.</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Nov 2007 17:51:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et Société]]></category>
		<category><![CDATA[Décryptages]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 30.11.2007
&#160;
&#34;Que faire si vous recherchez un leader, un manager qui pourra conduire avec aisance et fermet&#233; vos op&#233;rations en Chine&#160;? Suivez l&#8217;exemple de la NBA qui a d&#233;bauch&#233; tout r&#233;cemment le China CEO de Microsoft pour diriger le business de la ligue de basket nord am&#233;ricaine en Chine&#160;: la CBA pour China Basket Association.
Hewitt [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 30.11.2007</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&quot;Que faire si vous recherchez un leader, un manager qui pourra conduire avec aisance et fermet&eacute; vos op&eacute;rations en Chine&nbsp;? Suivez l&rsquo;exemple de la NBA qui a d&eacute;bauch&eacute; tout r&eacute;cemment le China CEO de Microsoft pour diriger le business de la ligue de basket nord am&eacute;ricaine en Chine&nbsp;: la CBA pour China Basket Association.</p>
<p>Hewitt l&rsquo;affirme, il n&rsquo;y a pas que l&rsquo;argent qui pousse les employ&eacute;s et managers chinois &agrave; changer d&rsquo;entreprise. Lorsque Google, Alibaba et Microsoft sont en guerre &eacute;conomique sur le march&eacute; chinois, c&rsquo;est la guerre des talents qui est sous jacente. Un salaire comp&eacute;titif n&rsquo;est plus le seul levier d&rsquo;attractivit&eacute; des postes ou le seul moyen pour faire baisser cette fameuse statistique de turnover dans les entreprises bas&eacute;es en Chine.</p>
<p>Cette bataille des cerveaux n&rsquo;a pas seulement pour th&eacute;atre d&rsquo;op&eacute;ration le domaine de l&rsquo;IT, mais aussi les industries plus classiques comme les banques et services financiers. 1 employ&eacute; sur 4 a une chance de ne pas vous souhaiter une bonne nouvelle ann&eacute;e chinoise dans ces secteurs.</p>
<p>Selon le Hay group, les salaires ont pourtant augment&eacute; d&rsquo;en moyenne 8% pour les employ&eacute;s et de pr&egrave;s de 9% pour les managers. A comparer avec la moyenne fran&ccedil;aise en dessous de 1% ou am&eacute;ricaine avec 1,4% d&rsquo;augmentation.</p>
<p>La solution est peut-&ecirc;tre dans les m&eacute;moires flash puisque c&rsquo;est la <strong>soci&eacute;t&eacute; Spansion China</strong>, fabricant de ces produits &eacute;lectroniques qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;e comme &eacute;tant le <strong>meilleur employeur en Asie pour l&rsquo;ann&eacute;e 2007</strong>. La firme de Suzhou dans le Jiangsu a 1200 employ&eacute;s et pr&eacute;sente un<strong> turnover de 12,3% contre 24% dans le secteur de l&rsquo;&eacute;lectronique</strong>.</p>
<p><strong>Cette PME mod&egrave;le est donc arriv&eacute;e &agrave; construire une culture d&rsquo;entreprise qui, on le sait, est descendante des Danwei, structure protectrice et proche d&rsquo;une structure familiale</strong>. Pour retenir, ils forment et encouragent les employ&eacute;s &agrave; d&eacute;construire des barri&egrave;res trop rigides sur ce mod&egrave;le top-down de management trop souvent l&rsquo;apanage des filiales chinoises. Enfin, le manager de Spansion est tr&egrave;s fier d&rsquo;annoncer que cette politique ne se retrouve pas seulement sur le papier ou dans le discours annuel du PDG mais a de vrais repercussions sur la vie quotidienne des employ&eacute;s. L&rsquo;impl&eacute;mentation est un vrai d&eacute;fi en gestion de ressources humaines sinisante.</p>
<p><strong>Les DRH doivent donc revoir leur copie sur les comp&eacute;tences cl&eacute;s de la compagnie pour comprendre de fa&ccedil;on tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;e quelle est la v&eacute;ritable structure organisationnelle de l&rsquo;entreprise et assigner des participations &agrave; l&rsquo;int&eacute;ressement selon la performance des employ&eacute;s tout en essayant de conserver la face des coll&egrave;gues qui n&rsquo;auront pas eu ce privil&egrave;ge de la reconnaissance</strong>. <strong>Tout le staff devra aussi profiter d&rsquo;un plan de formation tr&egrave;s ambitieux</strong> avec, pourquoi pas pour les multinationales des opportunit&eacute;s &agrave; l&rsquo;international, exp&eacute;riences tr&egrave;s valorisantes pour les managers chinois. Ne pas perdre de vue aussi qu&rsquo;on ne travaille pas pour Siemens ou General Electric en Chine, mais que l&rsquo;on travaille pour un manager de Siemens ou de GE. Le guanxi hierarchique doit absolument &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;.</p>
<p>Tim Chen, l&rsquo;ancien strat&eacute;ge de Microsoft a sans doute eu plus qu&rsquo;une augmentation de salaire en passant dans le sport business. Surtout lorsqu&rsquo;on constate le niveau des basketteurs locaux. Un beau challenge &agrave; relever tout de m&ecirc;me pour construire une seconde NBA.&quot;</p>
<p><em><font size="2">Article repris avec l&rsquo;aimable autorisation de  son auteur</font></em></p>
<hr />
<p><span style="float: left;" class="spip_document_1037 spip_documents spip_documents_left"><a href="http://lustintranslation.blogspirit.com/archive/2007/11/30/pas-seulement-pour-quelques-poignees-de-yuans.html" class="spip_out"><img width="150" vspace="10" hspace="10" height="142" src="http://www.objectif-chine.com/IMG/jpg_blog-150-142.jpg" alt="lustintranslation.blogspirit.com" title="lustintranslation.blogspirit.com" class="" /></a> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Beno&icirc;t Boisseuil</strong>, l&rsquo;auteur du blog <a href="http://lustintranslation.blogspirit.com/" class="spip_out"><strong>Lust in translation</strong></a>, est un &eacute;tudiant <strong>centralien</strong> de 23 ans. Il a pass&eacute; 18 mois en Chine, dans le cadre de son cursus, &agrave; travailler pour des entreprises fran&ccedil;aises, notamment &agrave; P&eacute;kin, et essentiellement en restructuration achat, management de la sous traitance, transfert d&rsquo;activit&eacute;, int&eacute;gration culturelle d&rsquo;une acquisition et corporate responsability. <strong>Trilingue</strong>, il ambitionne de retourner en Chine prochainement pour occuper un poste &agrave; dimension manageuriale. Selon ses propres mots, il aime &quot;la philosophie, la cr&eacute;ation d&rsquo;activit&eacute; et bien s&ucirc;r les synergies qui peuvent exister entre notre vieille Europe et mon continent de coeur, l&rsquo;Asie&quot;.</em></p>
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		<title>Ressources humaines : les défis chinois de demain, Anne Guarigue</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 14:49:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Culture et Société]]></category>
		<category><![CDATA[Eco-Finance-Business]]></category>

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		<description><![CDATA[Anne Guarrigue, &#34;Ressources humaines&#160;: les d&#233;fis chinois de demain&#34;, Connexions- le magazine de la Chambre de Commerce et d&#8217;Industrie Fran&#231;aise en Chine, n&#176;34,
&#34;La Chine avance &#224; pas de g&#233;ant. Elle a aujourd&#8217;hui le quatri&#232;me PIB mondial (2261 milliards de dollars en 2005), avec une croissance annuelle proche de 10%. Premier producteur mondial pour l&#8217;acier ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Anne Guarrigue, <strong class="spip">&quot;Ressources humaines&nbsp;: les d&eacute;fis chinois de demain&quot;, <a href="http://www.ccifc.org/fr/publications/connexionsoutlink.php" class="spip_out" target="_blank">Connexions</a>- le magazine de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie Fran&ccedil;aise en Chine, n&deg;34,</strong></p>
<p class="spip">&quot;La Chine avance &agrave; pas de g&eacute;ant. Elle a aujourd&rsquo;hui le quatri&egrave;me PIB mondial (2261 milliards de dollars en 2005), avec une croissance annuelle proche de 10%. Premier producteur mondial pour l&rsquo;acier ou les v&ecirc;tements, num&eacute;ro 2 pour les poids lourds ou les PC, elle est aussi le troisi&egrave;me pays exportateur mondial derri&egrave;re les Etats-Unis mais devant le Japon. En 2001, elle cr&eacute;ait 12% des richesses mondiales(1). En 2020, ce chiffre pourrait atteindre 25%. L&rsquo;objectif du pays est de devenir une soci&eacute;t&eacute; de &laquo;&nbsp;prosp&eacute;rit&eacute; moyenne&nbsp;&raquo; en 2020, soit un quadruplement du PIB (7% de croissance annuelle moyenne) et une richesse par t&ecirc;te de 3000 US dollars. Mais cet objectif ambitieux demande une &eacute;volution de son &eacute;conomie vers plus de sophistication, notamment dans le domaine des services.</p>
<p class="spip">Or, cette transition exige que soient trait&eacute;s avec efficacit&eacute; les probl&egrave;mes de formation, de r&eacute;mun&eacute;ration et de protection sociale de ses citoyens.</p>
<p class="spip">Pour s&rsquo;orienter vers des industries de service, aujourd&rsquo;hui sous-d&eacute;velopp&eacute;es, la Chine a besoin d&rsquo;&eacute;tudiants mieux form&eacute;s et mieux pr&eacute;par&eacute;s au monde globalis&eacute;, sachant mieux communiquer en anglais. R&eacute;ussira-t-elle &agrave; r&eacute;former son syst&egrave;me &eacute;ducatif et universitaire pour mettre sur le march&eacute; en nombre suffisant le personnel dont ont besoin les entreprises, de plus en plus nombreuses (2) &agrave; s&rsquo;installer en Chine&nbsp;: techniciens, cadres interm&eacute;diaires et de haut niveau&nbsp;? Seront-ils capables d&rsquo;innover et de prendre des initiatives&nbsp;?</p>
<p class="spip">Les objectifs sociaux de d&eacute;veloppement de la Chine sont-ils compatibles avec l&rsquo;existence d&rsquo;une main d&rsquo;&oelig;uvre rurale exc&eacute;dentaire de 150 millions de Chinois sans qualification et sans protection sociale&nbsp;? Enfin la Chine, qui jouit aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une productivit&eacute; du travail relativement faible (3), pourra-t-elle augmenter salaires et prestations sociales pour l&rsquo;ensemble de sa population, sans perdre sa comp&eacute;titivit&eacute; face &agrave; d&rsquo;autres pays &eacute;mergents&nbsp;?</p>
<h3 class="spip">Salaires&nbsp;: une grande segmentation</h3>
<p class="spip">Le premier d&eacute;fi est celui de la hausse des salaires et des prestations sociales.</p>
<p class="spip">Durant les ann&eacute;es 90, les entrepreneurs priv&eacute;s chinois ou &eacute;trangers, qui g&egrave;rent aujourd&rsquo;hui 70% du PNB chinois (4), ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une main d&rsquo;&oelig;uvre &agrave; des prix tr&egrave;s bas. Un flux annuel de 13 &agrave; 15 millions de personnes venues des campagnes a maintenu le salaire minimum mensuel &#8211; quand il est appliqu&eacute; &#8211; &agrave; 580 RMB (5) en moyenne en 2006. L&rsquo;exode rural massif a laiss&eacute; l&rsquo;&eacute;conomie chinoise se d&eacute;barrasser du travail socialiste sans profonde d&eacute;stabilisation sociale. La Chine vit d&eacute;sormais avec une classe ouvri&egrave;re &agrave; plusieurs vitesses et un &eacute;cart grandissant des salaires et des conditions de travail. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; les &laquo;&nbsp;mingong&nbsp;&raquo; (paysans travailleurs) (6), sont souvent exploit&eacute;s sans aucune protection sociale et les ouvriers urbains d&eacute;class&eacute;s voient leurs conditions de vie et de travail se d&eacute;t&eacute;riorer. De l&rsquo;autre, les salari&eacute;s du secteur public titulaires de leur poste sont relativement bien trait&eacute;s (7) et surtout, les cadres moyens et dirigeants ainsi que les techniciens, s&rsquo;ils parlent anglais, peuvent acc&eacute;der au march&eacute; du travail globalis&eacute; dans certaines niches et voir leurs salaires s&rsquo;envoler et les prestations sociales obligatoires ou incitatives se multiplier.</p>
<p class="spip">En fait, souligne Alexandre Morin, Directeur G&eacute;n&eacute;ral de Cegos management consulting, &laquo;&nbsp;Il est erron&eacute; de parler en termes trop g&eacute;n&eacute;raux des salaires en Chine. Chaque province, chaque ville, chaque secteur connaissent des situations diff&eacute;rentes.&nbsp;&raquo; Ce sp&eacute;cialiste des ressources humaines, en Chine depuis de nombreuses ann&eacute;es, distingue aujourd&rsquo;hui trois march&eacute;s du travail&nbsp;: le local, le national et l&rsquo;international.</p>
<p class="spip">&laquo;&nbsp;Les soci&eacute;t&eacute;s internationales qui recrutent doivent adapter leur politique de r&eacute;mun&eacute;ration &agrave; leurs objectifs strat&eacute;giques et trouver l&rsquo;&eacute;quilibre, sachant que la concurrence ne se fait plus entre multinationales mais avec les soci&eacute;t&eacute;s chinoises, secteur par secteur, r&eacute;gion par r&eacute;gion.&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip">La Chine pourra-t-elle maintenir globalement un niveau de salaires relativement peu &eacute;lev&eacute;&nbsp;? Alexandre Mo&shy;rin pr&eacute;voit dans les ann&eacute;es &agrave; venir une augmentation substantielle des co&ucirc;ts salariaux (salaires plus prestations sociales), en particulier dans les zones industrielles de la c&ocirc;te Est. Un rattrapage logique, sachant la part encore tr&egrave;s faible actuellement de la masse salariale dans les co&ucirc;ts de production (8) en Chine.</p>
<h3 class="spip">Envol&eacute;e des salaires des cadres chinois</h3>
<p class="spip">Depuis 1995, les salaires des cadres des multinationales n&rsquo;ont cess&eacute; d&rsquo;augmenter de fa&ccedil;on importante (9). Cette croissance est telle que nombre d&rsquo;entreprises, pour r&eacute;duire leurs co&ucirc;ts, ont amorc&eacute; leur d&eacute;localisation vers l&rsquo;int&eacute;rieur du pays. L&agrave;, elles paient moins cher leurs employ&eacute;s, quel que soit leur niveau, mais se heurtent &agrave; des obstacles r&eacute;glementaires (notamment au hukou) et &agrave; des difficult&eacute;s &agrave; trouver des candidats pour les postes d&rsquo;encadrement.</p>
<p class="spip">D&rsquo;autre part, plus r&eacute;cemment, un mouvement est n&eacute; dans le sud du pays, parmi les travailleurs migrants pour refuser une surexploitation, ce qui a amen&eacute; la municipalit&eacute; de Shen&shy;zhen &agrave; annoncer une augmentation de son salaire minimum de 23%, effective &agrave; partir de juillet 2006. Il s&rsquo;agit de la deuxi&egrave;me augmentation du sa&shy;laire minimum en deux ans. Cette &eacute;volution est importante car elle est un signal fort que les &laquo;&nbsp;mingong&nbsp;&raquo; ne sont plus pr&ecirc;ts &agrave; se laisser exploiter sans mot dire.</p>
<p class="spip">Pourtant il serait trompeur de g&eacute;n&eacute;raliser cette am&eacute;lioration de la situation des travailleurs migrants, main-d&rsquo;&oelig;uvre int&eacute;rimaire g&eacute;r&eacute;e par des soci&eacute;t&eacute;s sp&eacute;cialis&eacute;es. Le plus souvent, l&rsquo;absence de syndicats et de recours l&eacute;gaux en cas de conflits, rend encore tr&egrave;s al&eacute;atoire l&rsquo;application des lois du travail, notamment celles concernant le travail minimum, les heures suppl&eacute;mentaires et les licenciements. Actuellement une nouvelle loi sur les contrats de travail, plut&ocirc;t favorable &agrave; l&rsquo;employ&eacute;, est en pr&eacute;paration. Elle devrait permettre, si elle est appliqu&eacute;e, de faire passer de 150 &agrave; 300 millions le nombre de personnes cotisant &agrave; la s&eacute;curit&eacute; sociale. Un objectif que les autorit&eacute;s publiques souhaitent atteindre pour am&eacute;liorer leurs comptes et stabiliser la main d&rsquo;&oelig;uvre. Mais certains experts craignent que l&rsquo;application du projet de loi se heurte &agrave; des probl&egrave;mes de mise en pratique concr&egrave;te et surtout ne soit pas mise en &oelig;uvre, en particulier par les PME chinoises, qui sont les premi&egrave;res vis&eacute;es par ces mesures.</p>
<h3 class="spip">Comp&eacute;tences&nbsp;: des goulots d&rsquo;&eacute;tranglement</h3>
<p class="spip">Le deuxi&egrave;me grand d&eacute;fi est celui des comp&eacute;tences. De nombreux experts estiment que la Chine souffre aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une p&eacute;nurie de main d&rsquo;&oelig;uvre qualifi&eacute;e et notamment de techniciens, de cadres et de dirigeants dans certains secteurs. Cette p&eacute;nurie risque de s&rsquo;aggraver et provoque d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, selon eux, une rotation de la main d&rsquo;&oelig;uvre inqui&eacute;tante et une inflation sp&eacute;culative sur la r&eacute;mun&eacute;ration de certains cadres. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;un rapport de McKinsey, publi&eacute; en 2005 (10) montrait qu&rsquo;entre 2003 et 2008, les grandes multinationales &eacute;trang&egrave;res et les soci&eacute;t&eacute;s mixtes (JV) auraient besoin de 750 000 dipl&ocirc;m&eacute;s universitaires suppl&eacute;mentaires. La Chine devant en former durant cette p&eacute;riode 1,2 million, ces entreprises draineraient &agrave; elles seules, selon leurs calculs, 60% des jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s form&eacute;s par le pays. McKinsey s&rsquo;interrogeait sur la possibilit&eacute; de former autant de talents aussi vite, sachant que, parall&egrave;lement, les grandes entreprises chinoises cherchent &agrave; se globaliser et devront trouver 75 000 leaders d&rsquo;ici 10 &agrave; 15 ans (11).</p>
<p class="spip">Pour d&rsquo;autres, il s&rsquo;agit l&agrave;, non pas d&rsquo;un probl&egrave;me de &laquo;&nbsp;turnover&nbsp;&raquo; ou de p&eacute;nurie de main d&rsquo;&oelig;uvre, mais d&rsquo;un simple ajustement in&eacute;vitable dans un contexte de croissance ultra-rapide. Selon Alexandre Morin, &laquo;&nbsp;La difficult&eacute; actuelle est de parvenir &agrave; int&eacute;grer les nouveaux employ&eacute;s quand ils arrivent en masse &agrave; cause de la croissance rapide de l&rsquo;entreprise. Un exemple, la soci&eacute;t&eacute; Cherry est pass&eacute;e en un an de 9000 &agrave; 14 000 personnes. Il est certain que la difficult&eacute; actuelle de trouver les bonnes comp&eacute;tences tient plus au rythme tr&egrave;s rapide de d&eacute;veloppement qu&rsquo;&agrave; des probl&egrave;mes de qualit&eacute; intrins&egrave;que de la main -d&rsquo;oeuvre chinoise. Sans compter les probl&egrave;mes sp&eacute;cifiques r&eacute;gionaux.Ainsi &agrave; Wuhan, la p&eacute;nurie de cadres tient surtout &agrave; ce que les jeunes les plus brillants se pr&eacute;cipitent &agrave; Shanghai maintenant que le hukou n&rsquo;est plus un frein absolu. Il faut que les entreprises trouvent la parade pour attirer et fid&eacute;liser de bonnes recrues&nbsp;&raquo;. Reste que les chasseurs de t&ecirc;tes s&rsquo;arrachent les cheveux pour trouver les oiseaux rares que r&eacute;clament les multinationales et que la comp&eacute;tition est f&eacute;roce entre les grandes compagnies internationales et chinoises pour attirer et garder les meilleurs talents. Souvent les entreprises priv&eacute;es chassent chez leurs concurrents les meilleurs &eacute;l&eacute;ments en leur proposant des salaires plus &eacute;lev&eacute;s. Quant aux entreprises chinoises, elles commencent &agrave; recruter pour leur globalisation des jeunes Chinois qui se sont fait les dents dans les multinationales et reviennent travailler ensuite dans des entreprises nationales chinoises, o&ugrave; il n&rsquo;y a pas de plafond de verre.</p>
<p class="spip">Un des antidotes &agrave; cette guerre des talents est la mise en place de formation en interne, une politique qui prend du temps et demande une vision &agrave; long terme, mais qui se d&eacute;veloppe pour une mise &agrave; niveau indispensable apr&egrave;s l&rsquo;universit&eacute; (12). Cela, malgr&eacute; la crainte de certaines entreprises dans un contexte de surchauffe de voir fuir les talents qu&rsquo;elles ont contribu&eacute; &agrave; d&eacute;velopper.</p>
<h3 class="spip">Recruter et garder les meilleurs talents</h3>
<p class="spip">Les t&eacute;moignages de DRH de grandes soci&eacute;t&eacute;s fran&ccedil;aises, ou de consultants sp&eacute;cialistes en RH corroborent cette attention port&eacute;e &agrave; la formation. Ainsi Holly Lan, Directrice des Ressources Humaines et de la communication chez Rhodia China Ltd. &ndash; plus de 2000 personnes dont 20 expatri&eacute;s &#8211; reconna&icirc;t que son principal objectif est d&rsquo;aider les meilleurs talents &agrave; se d&eacute;velopper pour les fid&eacute;liser&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il faut regarder la r&eacute;alit&eacute; en face. Pour une jeune recrue brillante, il est facile aujourd&rsquo;hui de trouver une bonne opportunit&eacute;. D&rsquo;o&ugrave; le probl&egrave;me de r&eacute;tention. La solution ne peut pas &ecirc;tre d&rsquo;augmenter les salaires car en changeant de travail, les jeunes peuvent augmenter leur salaire de 20 &agrave; 30%. Pour les garder, nous leur offrons un environnement de travail agr&eacute;able, des aides au d&eacute;veloppement et nous favorisons de bonnes relations avec le leadership.&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip">Rhodia a d&eacute;velopp&eacute; un syst&egrave;me de mobilit&eacute; entre ses 18 unit&eacute;s de production, y compris Hong-Kong pour motiver ses cadres. &laquo;&nbsp;Cela stimule les jeunes recrues et leur donne un sentiment d&rsquo;appartenance au groupe.Nous pouvons envoyer ceux des grandes villes vers des villes de second ou de troisi&egrave;me rang ou inversement pour qu&rsquo;ils se forment. Chaque ann&eacute;e nous identifions ceux qui vont entrer dans ce pool interne de talents. Nous d&eacute;veloppons aussi un &lsquo;&lsquo;mentoring program&rsquo;&rsquo; pour les hauts potentiels. Ils ont &#8211; au moins une fois par an &#8211; une rencontre en face &agrave; face avec un top dirigeant.&nbsp;&raquo; La gestion des RH est beaucoup plus difficile pour des petites unit&eacute;s. Mais Kathy Zhang, DRH du Centre R&amp;D de France T&eacute;l&eacute;com &agrave; P&eacute;kin qui emploie 115 personnes est optimiste&nbsp;: &laquo;&nbsp;Nous avons un &laquo;&nbsp;turn-over&nbsp;&raquo; raisonnable, de moins de 10%. Nous avons &eacute;tabli un &laquo;&nbsp;programme de r&eacute;tention&nbsp;&raquo; en alignant nos salaires sur la moyenne sup&eacute;rieure, m&ecirc;me si nous sommes un peu en dessous des niveaux de salaire des entreprises am&eacute;ricaines. Le recrutement ne pose pas trop de probl&egrave;mes. C&rsquo;est un march&eacute; tr&egrave;s actif. Nous trouvons de tr&egrave;s bons techniciens avec un tr&egrave;s bon niveau d&rsquo;anglais. Des probl&egrave;mes peuvent se poser dans certains domaines tr&egrave;s pointus. Cela prend un peu plus de temps. Mais attention&nbsp;! Nous veillons &agrave; m&eacute;nager nos recrues pour qu&rsquo;elles se sentent accept&eacute;es par le management fran&ccedil;ais, m&ecirc;me si elles ne parlent pas notre langue.&nbsp;&raquo;</p>
<h3 class="spip">L&rsquo;&eacute;volution de la fonction RH</h3>
<p class="spip">Ces politiques de gestion du personnel attentives ne sont pas exceptionnelles. Globalement la fonction DRH a beaucoup &eacute;volu&eacute; en quelques ann&eacute;es. Pour Alain Chen,Directeur des Ressources Humaines chez Saint-Gobain, le grand changement de ces derni&egrave;res ann&eacute;es a &eacute;t&eacute; le passage de la gestion des personnes &agrave; la gestion des carri&egrave;res, des potentiels et des comp&eacute;tences.&laquo;&nbsp;Les &eacute;volutions sont tr&egrave;s positives. Les Chinois ont envie d&rsquo;apprendre, ils sont flexibles. Si on leur apporte de nouvelles expertises, un soutien, des connaissances, &ccedil;a marche.&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip">Frank T. Gallo, ancien patron de Watson Wyatt en Chine, aujourd&rsquo;hui chez Hewitt, soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine sp&eacute;cialis&eacute;e dans le management des RH, confirme&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les soci&eacute;t&eacute;s install&eacute;es en Chine, chinoises ou multinationales, ont des besoins bien plus sophistiqu&eacute;s qu&rsquo;il y a cinq ans. Elles veulent savoir comment rep&eacute;rer et construire des talents, comment concevoir un plan de bonus int&eacute;ressant, comment lier r&eacute;mun&eacute;ration et performance. Aujourd&rsquo;hui il y a beaucoup de Chinois comp&eacute;tents en RH et les meilleurs si&egrave;gent dans les meetings des cadres dirigeants. Ce qui manque encore par rapport &agrave; l&rsquo;Occident, ce sont des penseurs strat&eacute;giques.&nbsp;&raquo; Frank T. Gallo consid&egrave;re qu&rsquo;il est encore tr&egrave;s difficile de trouver des cadres dirigeants capables de travailler dans un milieu international. Selon lui, la difficult&eacute; &agrave; trouver ces cadres est notamment li&eacute;e &agrave; des probl&egrave;mes culturels&nbsp;: &laquo;&nbsp;Beaucoup de jeunes candidats sont bons techniquement mais ne savent pas s&rsquo;adapter et se comporter dans un environnement multinational. Les cadres dirigeants chinois sont en moyenne dix ans plus jeunes que leurs homologues occidentaux. Ce qu&rsquo;on observe en Chine ressemble &agrave; ce que j&rsquo;ai vu pour la g&eacute;n&eacute;ration High Tech aux Etats-Unis. C&rsquo;est un march&eacute; jeune et sp&eacute;culatif.&nbsp;&raquo;</p>
<h3 class="spip">La difficult&eacute; de travailler en organisation horizontale</h3>
<p class="spip">Pour Serena Ravoi, sp&eacute;cialiste des ressources humaines en Chine et repr&eacute;sentante de l&rsquo;&eacute;cole de management de Grenoble, les multinationales se disputent trop souvent le m&ecirc;me oiseau rare, un haut potentiel tr&egrave;s internationalis&eacute;. &laquo;&nbsp;Les entreprises &eacute;trang&egrave;res veulent appliquer les pratiques globales &agrave; la branche locale. Ce n&rsquo;est pas toujours possible. La Chine a un environnement culturel sp&eacute;cifique, en transformation. Dans l&rsquo;ensemble, les Chinois pr&eacute;f&egrave;rent une approche paternaliste, un guide plut&ocirc;t qu&rsquo;un patron autoritaire. Ils viennent d&rsquo;une &eacute;conomie o&ugrave; ils ont &eacute;t&eacute; habitu&eacute;s &agrave; ob&eacute;ir sans discuter. Ils sont mal pr&eacute;par&eacute;s &agrave; travailler dans des organisations de type horizontal, &agrave; l&rsquo;anglo-saxonne o&ugrave; on leur demande d&rsquo;&ecirc;tre proactifs, o&ugrave; on les r&eacute;compense s&rsquo;ils atteignent leurs objectifs, o&ugrave; ils doivent fonctionner en &eacute;quipes, avec plusieurs taches.&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip">Finalement en cinq ans, le paysage en mati&egrave;re de ressources humaines a profond&eacute;ment chang&eacute;. Les ann&eacute;es &agrave; venir vont exiger des acteurs sociaux, une grande capacit&eacute; d&rsquo;observation et d&rsquo;analyse strat&eacute;gique &agrave; long terme. C&rsquo;est &agrave; ce prix qu&rsquo;il est possible de r&eacute;ussir une implantation en Chine. &quot;</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><small> <em class="spip">1 En parit&eacute; pouvoir d&rsquo;achat. Source&nbsp;: Maddison et CEPIC</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">2Pour la troisi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive, la Chine est la premi&egrave;re destination des investissements &eacute;trangers dans le monde</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">3 Selon le Forum &eacute;conomique mondial de Davos, la Chine serait au 49&egrave;me rang en termes de comp&eacute;titivit&eacute;. Le Monde Economie du 22 mai 2006&nbsp;: &laquo;&nbsp;La Chine usurpe-t-elle sa place de nouvelle puissance commerciale&nbsp;?&nbsp;&raquo;</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">4 Les Echos 18 mai 2006 &laquo;&nbsp;la croissance chinoise amorce sa d&eacute;localisation &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du pays.&nbsp;&raquo;</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">5 Source&nbsp;: Bureau des statistiques de P&eacute;kin cit&eacute; par le South China Morning Post le 19 mai 2006. A noter que le SMIC est variable selon les provinces et les municipalit&eacute;s</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">6 Selon l&rsquo;&eacute;conomiste Fan Gang, cit&eacute; dans la revue de presse de l&rsquo;Ambassade le 17 mai 2006, les ouvriers migrants constitueraient d&eacute;j&agrave; 20 &agrave; 30% de la population urbaine en Chine et seraient m&ecirc;me tr&egrave;s majoritaires dans certaines r&eacute;gions comme Shenzhen dans le sud du pays</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">7 Selon Bu Zhengfa, ministre du Travail et de la S&eacute;curit&eacute; Sociale, une grande disparit&eacute; existerait entre salari&eacute; du public et du priv&eacute;, les employ&eacute;s dans la finance, les assurances, le tabac, l&rsquo;eau, l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; et le gaz gagnant en moyenne 23 fois plus que les employ&eacute;s des autres industries. Source&nbsp;: South china Morning Post 19 mai 2006</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">8 Plut&ocirc;t en dessous de 7% pour les soci&eacute;t&eacute;s internationales bas&eacute;es en Chine quand en Europe on est plut&ocirc;t aux alentours de 20%</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">9 8,5% en 2005 selon Hewitt</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">10 www.mckinseyquaterly.com</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">11 L&rsquo;enqu&ecirc;te de McKinsey aupr&egrave;s de 83 responsables des ressources humaines, estime qu&rsquo;en 2003, seulement 10% des candidats chinois &agrave; des postes en entreprises &eacute;trang&egrave;res pouvaient pr&eacute;tendre y travailler dans les fonctions suivantes&nbsp;: ing&eacute;nieurs, financiers, comptables, analystes, biologistes, m&eacute;decins, infirmi&egrave;res. Les autres ne ma&icirc;trisaient pas assez bien l&rsquo;anglais ou n&rsquo;avaient pas les comp&eacute;tences n&eacute;cessaires en mati&egrave;re de communication et de culture. En ce qui concerne la profession d&rsquo;ing&eacute;nieur, l&rsquo;enqu&ecirc;te de McKinsey estimait que, alors que la Chine formait 1,6 million de jeunes ing&eacute;nieurs par an &#8211; ce qui repr&eacute;sente un tiers d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;&eacute;tudiants, soit un record mondial &ndash; elle ne jouissait en fait que d&rsquo;un r&eacute;servoir de 160 000 jeunes ing&eacute;nieurs potentiellement utilisables dans des multinationales.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">12 &laquo;&nbsp;The critical skills gap&nbsp;&raquo;. Financial</em></small></p>
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		<title>Universités chinoises : le plus grand réservoir d’étudiants du monde</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 14:43:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture et Société]]></category>
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		<description><![CDATA[Alessia LEFEBURE, directrice du Centre Asie-Europe de l&#8217;Institut de Sciences Politiques de Paris &#34;Universit&#233;s chinoises&#160;: le plus grand r&#233;servoir d&#8217;&#233;tudiants du monde&#34;, Connexions, Novembre 2006.
&#34;L&#8217;universit&#233; chinoise s&#8217;est beaucoup d&#233;velopp&#233;e quantitativement et qualitativement. Sa place dans le monde commence &#224; s&#8217;affirmer. Pourtant, elle a encore du mal &#224; r&#233;pondre &#224; sa mission&#160;: former des &#233;lites &#224; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="spip"><strong class="spip">Alessia LEFEBURE, directrice du Centre Asie-Europe de l&rsquo;Institut de Sciences Politiques de Paris &quot;Universit&eacute;s chinoises&nbsp;: le plus grand r&eacute;servoir d&rsquo;&eacute;tudiants du monde&quot;, <a target="_blank" class="spip_out" href="file:///Volumes/Sauvegardes/OC/OC_ancien/objectif%20chine/www.objectif-chine.com/Dossier-Ressources-humaines-la.html">Connexions</a>, Novembre 2006.</strong></p>
<p class="spip">&quot;L&rsquo;universit&eacute; chinoise s&rsquo;est beaucoup d&eacute;velopp&eacute;e quantitativement et qualitativement. Sa place dans le monde commence &agrave; s&rsquo;affirmer. Pourtant, elle a encore du mal &agrave; r&eacute;pondre &agrave; sa mission&nbsp;: former des &eacute;lites &agrave; la hauteur des d&eacute;fis que doit relever le pays. .</p>
<p class="spip">Un regard sur le syst&egrave;me &eacute;ducatif chinois &#8211; et sur l&rsquo;universit&eacute; tout particuli&egrave;rement &#8211; provoque un sentiment m&eacute;lang&eacute; d&rsquo;admiration et d&rsquo;inqui&eacute;tude. Les r&eacute;formes amorc&eacute;es en 1986 et poursuivies tout au long des ann&eacute;es 90 semblent avoir port&eacute; leurs fruits. Les trois meilleures universit&eacute;s du pays, l&rsquo;Universit&eacute; de P&eacute;kin, l&rsquo;Universit&eacute; Qinghua &agrave; P&eacute;kin et l&rsquo;Universit&eacute; Fudan &agrave; Shanghai (1) sont presque m&ucirc;res pour &ecirc;tre admises &agrave; jouer dans la cour des grandes universit&eacute;s am&eacute;ricaines et europ&eacute;ennes.</p>
<p class="spip">Pour ceux qui ont connu la Chine dans les ann&eacute;es 1970 et 1980, la visite d&rsquo;un campus universitaire, la simple revue d&rsquo;un site Web, le nombre de partenaires &eacute;trangers figurant sur les brochures institutionnelles, apparaissent comme autant de signes de bouleversements majeurs. Les grandes r&eacute;formes commencent &agrave; voir le jour dans la deuxi&egrave;me moiti&eacute; des ann&eacute;es 90 (2), parall&egrave;lement &agrave; l&rsquo;apparition d&rsquo;un v&eacute;ritable march&eacute; du travail. Elles se sont attach&eacute;es &agrave; plusieurs objectifs&nbsp;: augmenter la capacit&eacute; d&rsquo;accueil des universit&eacute;s&nbsp;; cr&eacute;er des p&ocirc;les et des disciplines d&rsquo;excellence&nbsp;; internationaliser les formations&nbsp;; former les ressources humaines n&eacute;cessaires au d&eacute;veloppement du pays.</p>
<h3 class="spip">20 % des &eacute;tudiants de la plan&egrave;te</h3>
<p class="spip">L&rsquo;universit&eacute; chinoise compte aujourd&rsquo;hui 23 millions d&rsquo;inscrits (14 millions dans les &eacute;tablissements d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur g&eacute;n&eacute;raux), ce qui constitue le plus grand r&eacute;servoir d&rsquo;&eacute;tudiants du monde, sup&eacute;rieur &agrave; celui des Etats-Unis. L&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;universit&eacute; reste cependant tr&egrave;s s&eacute;lectif puisque la Chine compte &agrave; elle seule 20% des habitants de la plan&egrave;te en &acirc;ge d&rsquo;&eacute;tudier. En 2005, le nombre d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves inscrits aux examens d&rsquo;entr&eacute;e universitaire (gaokao) a &eacute;t&eacute; de 8,67 millions. Seulement 4,75 millions d&rsquo;entre eux ont &eacute;t&eacute; admis (3). Gr&acirc;ce &agrave; une politique d&rsquo;incitation &agrave; la cr&eacute;ation de places suppl&eacute;mentaires et de concentration des plus petites universit&eacute;s (4) &agrave; partir de 1999, la capacit&eacute; d&rsquo;accueil a &eacute;t&eacute; consid&eacute;rablement augment&eacute;e. Alors qu&rsquo;en 1994, seulement 7% d&rsquo;une classe d&rsquo;&acirc;ge pouvait s&rsquo;inscrire &agrave; l&rsquo;universit&eacute;, ce taux est pass&eacute; &agrave; 17% en &agrave; peine 12 ans. Les objectifs fix&eacute;s par le gouvernement pour 2020 visent la moyenne actuelle des pays de la zone OCDE, soit 45% &agrave; 50 % d&rsquo;une classe d&rsquo;&acirc;ge.</p>
<p class="spip">Au sein de l&rsquo;universit&eacute;, les &eacute;tudiants admis en licence (benkesheng) se concentrent, depuis le milieu des ann&eacute;es 1990, dans certaines disciplines, privil&eacute;giant les domaines en lien direct avec le monde du travail. Ainsi, 38,8% des &eacute;tudiants chinois sont inscrits dans un cursus d&rsquo;ing&eacute;nieur (5), les autres se r&eacute;partissant entre sciences (12,5%), langues et litt&eacute;rature &eacute;trang&egrave;res, management. Le plus faible nombre d&rsquo;inscrits se retrouve dans les fili&egrave;res de science de l&rsquo;agriculture, philosophie et histoire. L&rsquo;impression g&eacute;n&eacute;rale est celle d&rsquo;une universit&eacute; qui essaye de s&rsquo;adapter aux contraintes ext&eacute;rieures de l&rsquo;ouverture internationale et de l&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; l&rsquo;OMC et &agrave; la contrainte int&eacute;rieure de formation d&rsquo;une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de cadres du public et du priv&eacute; capables de g&eacute;rer les transformations &eacute;conomiques, politiques et sociales en cours.</p>
<h3 class="spip">Vers l&rsquo;internationalisation</h3>
<p class="spip">L&rsquo;extraordinaire effort r&eacute;alis&eacute; par les universit&eacute;s en mati&egrave;re de coop&eacute;rations internationales est &eacute;galement un signal positif. Cette &laquo;&nbsp;internationalisation&nbsp;&raquo; prend la forme d&rsquo;&eacute;changes d&rsquo;&eacute;tudiants, de signatures d&rsquo;accords avec des universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res, d&rsquo;ouverture de Masters sp&eacute;cialis&eacute;s avec l&rsquo;apport p&eacute;dagogique de partenaires &eacute;trangers, de recrutement d&rsquo;enseignants chinois dipl&ocirc;m&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger(6), d&rsquo;ouverture de cours en anglais, d&rsquo;une augmentation massive du nombre d&rsquo;heures consacr&eacute;es &agrave; l&rsquo;enseignement de l&rsquo;anglais. Dans ce contexte, le r&ocirc;le des enseignants et des chercheurs chinois de retour de l&rsquo;&eacute;tranger est souvent crucial dans le rapprochement avec les universit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res. Ces derniers sont des interm&eacute;diaires, mais aussi des passeurs de cultures, de know-how et de m&eacute;thodes de travail qui rendent possibles les liens entre des r&eacute;alit&eacute;s tr&egrave;s diff&eacute;rentes (7).</p>
<h3 class="spip">Une concurrence effr&eacute;n&eacute;e entre universit&eacute;s</h3>
<p class="spip">Les liaisons internationales sont utilis&eacute;es par les universit&eacute;s chinoises comme des avantages comp&eacute;titifs. La concurrence entre &eacute;tablissements devient rude, la m&eacute;diatisation des classements nationaux est croissante et les diff&eacute;rents organismes qui les r&eacute;alisent sont devenus des arbitres puissants (8). Dans cette course &agrave; l&rsquo;internationalisation, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des responsables des universit&eacute;s chinoises rencontre celui des &eacute;tablissements &eacute;trangers qui souhaitent s&rsquo;implanter en Chine pour r&eacute;pondre &agrave; la fois &agrave; une partie de la demande interne insatisfaite et aux r&ecirc;ves d&rsquo;un nombre croissant d&rsquo;&eacute;tudiants du monde entier. Nombreux sont en effet les MBA ouverts en Chine par les universit&eacute;s du monde anglophone qui compensent ainsi en partie la baisse des candidatures issues du monde asiatique constat&eacute;e en occident depuis 2002 (9). Enfin, autre signe du changement des temps, depuis 2003 l&rsquo;universit&eacute; chinoise note et classe ses concurrents &eacute;trangers. L&rsquo;Universit&eacute; Jiaotong de Shanghai r&eacute;alise en effet depuis cette date, &agrave; travers son Institut pour l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur, un classement acad&eacute;mique et scientifique des 500 meilleures universit&eacute;s du monde. Les crit&egrave;res utilis&eacute;s se fondent sur la notori&eacute;t&eacute; des anciens &eacute;l&egrave;ves et des enseignants, la fr&eacute;quence des citations dans les index des grandes revues scientifiques mondiales, les prix obtenus et la notori&eacute;t&eacute; des chercheurs. Alors que les universit&eacute;s chinoises &eacute;taient jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent ignor&eacute;es dans la plupart des pays et rarement associ&eacute;es aux r&eacute;flexions sur les r&eacute;formes &eacute;ducatives et de la recherche, l&rsquo;&eacute;cho du classement de Jiaotong a &eacute;t&eacute; consid&eacute;rable. Arriv&eacute; bient&ocirc;t &agrave; sa 4e &eacute;dition, il a &eacute;t&eacute; largement comment&eacute;, critiqu&eacute;, contest&eacute;, notamment dans les pays qui, comme la France, ne figurent pas dans le top 30 (10). Ne pouvant pas encore pr&eacute;tendre &agrave; des positions &eacute;lev&eacute;es pour ses universit&eacute;s, la Chine se fraye une place dans le march&eacute; international de l&rsquo;enseignement et de la recherche en essayant de dicter les normes&#8230;</p>
<h3 class="spip">Une adaptation lente au march&eacute; du travail</h3>
<p class="spip">En d&eacute;pit d&rsquo;un tel dynamisme et d&rsquo;une telle quantit&eacute; de changements, l&rsquo;universit&eacute; chinoise ne semble pas r&eacute;pondre de fa&ccedil;on satisfaisante &agrave; l&rsquo;une de ses fonctions premi&egrave;res&nbsp;: la formation des ressources humaines de demain. Deux indices sont particuli&egrave;rement &eacute;loquents&nbsp;: le taux de ch&ocirc;mage des jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s et le taux de satisfaction des besoins des recruteurs internationaux sur le march&eacute; local. L&rsquo;augmentation du taux d&rsquo;admission des bacheliers chinois dans les universit&eacute;s a eu un impact significatif sur le taux de ch&ocirc;mage parmi les jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s. Ce taux serait aujourd&rsquo;hui compris entre 30% et 40% (11) pour les jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s (niveau Licence), contre 6% en 2003 (12). De m&ecirc;me, les salaires r&eacute;els &agrave; l&rsquo;embauche ont chut&eacute; ou stagnent. La situation de d&eacute;tresse dans laquelle se trouvent les jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur est d&eacute;nonc&eacute;e r&eacute;guli&egrave;rement par la presse et a &eacute;t&eacute; reconnue par les pouvoirs publics. Contrairement &agrave; la tendance des derni&egrave;res ann&eacute;es, le gouvernement chinois semble vouloir remettre en cause le principe de l&rsquo;augmentation des places dans les universit&eacute;s&laquo;&nbsp;afin de r&eacute;duire la pression sur l&rsquo;emploi des jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s&nbsp;&raquo;(13).</p>
<p class="spip">Paradoxalement, face &agrave; ces dipl&ocirc;m&eacute;s qui ne trouvent pas de travail, les entreprises ne trouvent pas assez de jeunes &agrave; employer. Un rapport r&eacute;alis&eacute; par le McKinsey Global Institute (MGI) en 2005 (14) a alert&eacute;, il y a quelques mois, la presse et les entreprises sur le th&egrave;me du manque de &laquo;&nbsp;talents&nbsp;&raquo; en Chine. Dans les quinze prochaines ann&eacute;es, le march&eacute; aura besoin de 75 000 cadres capables de travailler dans un environnement globalis&eacute;. Or, il n&rsquo;y en aurait aujourd&rsquo;hui que 5 000. L&rsquo;&eacute;cart est consid&eacute;rable et le constat alarmant. Bas&eacute;e sur une enqu&ecirc;te r&eacute;alis&eacute;e aupr&egrave;s de 83 professionnels des ressources humaines, l&rsquo;&eacute;tude pointe du doigt quelques-unes des d&eacute;faillances du syst&egrave;me &eacute;ducatif chinois par rapport aux attentes du march&eacute; du travail&nbsp;: une insuffisante ma&icirc;trise de l&rsquo;anglais (m&ecirc;me parmi les dipl&ocirc;m&eacute;s des meilleures universit&eacute;s), des difficult&eacute;s de communication et de travail en &eacute;quipe (15), une faible mobilit&eacute; g&eacute;ographique, des comp&eacute;tences manag&eacute;riales limit&eacute;es, une certaine incapacit&eacute; &agrave; appliquer et &agrave; d&eacute;velopper les connaissances techniques. Seulement 10% des candidats form&eacute;s en Chine auraient aujourd&rsquo;hui les comp&eacute;tences requises pour travailler dans une entreprise &eacute;trang&egrave;re.</p>
<h3 class="spip">Une universit&eacute; sous contraintes politiques et financi&egrave;res</h3>
<p class="spip">Si l&rsquo;universit&eacute; est aujourd&rsquo;hui encore incapable de r&eacute;pondre aux d&eacute;fis pos&eacute;s par le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et l&rsquo;ouverture, les causes sont &agrave; rechercher &agrave; plusieurs niveaux. R&eacute;alis&eacute;e en un temps record, cette r&eacute;forme ambitieuse n&rsquo;a pas pris en compte le temps de r&eacute;action et d&rsquo;adaptation au changement de la part de l&rsquo;administration des universit&eacute;s. L&rsquo;organisation interne et le syst&egrave;me de prise de d&eacute;cision n&rsquo;ont pas encore connu de grandes mutations et le parti communiste continue &agrave; jouer un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans les orientations et les programmes. Le d&eacute;calage &#8211; linguistique et culturel au sens large entre administration et enseignants est parfois criant.</p>
<p class="spip">Une autre contrainte qui sem&shy;ble avoir &eacute;t&eacute; sous-estim&eacute;e est la contrainte financi&egrave;re. Pour mener &agrave; bien toutes ces r&eacute;formes, l&rsquo;Etat chinois a engag&eacute; d&egrave;s les ann&eacute;es 1990 un important mouvement de d&eacute;centralisation avec une autonomisation financi&egrave;re des universit&eacute;s. Autrefois financ&eacute;e par l&rsquo;Etat cen&shy;tral, l&rsquo;universit&eacute; assurait des &eacute;tudes quasi gratuites. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Etat ne peut pas faire face aux nouveaux besoins et oblige donc l&rsquo;universit&eacute; &agrave; trouver d&rsquo;autres ressources (frais de scolarit&eacute; (16), appel au secteur priv&eacute;, d&eacute;veloppement d&rsquo;activit&eacute;s lucratives, m&eacute;c&eacute;nat&#8230;). Sa contribution au budget des grandes universit&eacute;s nationales est pass&eacute;e de 75% en 1995 &agrave; 47% en 2002. La question se pose de savoir si, avec l&rsquo;introduction de frais de scolarit&eacute; &eacute;lev&eacute;s et en l&rsquo;absence de m&eacute;canismes efficaces de bourses de m&eacute;rite, l&rsquo;universit&eacute; peut garder une s&eacute;lectivit&eacute; fond&eacute;e sur la qualit&eacute; et sur l&rsquo;excellence. Enfin, les changements quantitatifs occultent l&rsquo;absence de r&eacute;flexion sur la qualit&eacute; de l&rsquo;enseignement, malgr&eacute; les annonces des deux derniers plans quinquennaux, aucune r&eacute;forme p&eacute;dagogique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; mise en &oelig;uvre, l&rsquo;enseignement &eacute;tant toujours centr&eacute; sur la r&eacute;ussite aux examens et la restitution d&rsquo;&eacute;nonc&eacute;s th&eacute;oriques.</p>
<p class="spip">L&rsquo;Etat chinois semble vouloir cantonner l&rsquo;Universit&eacute; au r&ocirc;le de lieu d&rsquo;apprentissage technique. Dans un syst&egrave;me o&ugrave; l&rsquo;autorit&eacute; et la parole de l&rsquo;enseignant ne sont jamais remises en cause, peu d&rsquo;efforts (17) sont r&eacute;alis&eacute;s pour d&eacute;velopper chez les &eacute;tudiants la pens&eacute;e autonome, la capacit&eacute; critique, l&rsquo;esprit libre, curieux et ind&eacute;pendant, le go&ucirc;t de la connaissance. Marc Bloch d&eacute;non&ccedil;ait en 1944 les lacunes de l&rsquo;enseignement fran&ccedil;ais, qu&rsquo;il jugeait en partie responsable du malheur national&nbsp;: &laquo;&nbsp;&#8230; A nos groupes dirigeants nous ne donnons pas la culture g&eacute;n&eacute;rale &eacute;lev&eacute;e, faute de laquelle tout homme d&rsquo;action ne sera jamais qu&rsquo;un contrema&icirc;tre. Nous formons des chefs d&rsquo;entreprise qui, en bons techniciens, je veux le croire, sont sans connaissance r&eacute;elle des probl&egrave;mes humains&nbsp;; des politiques qui ignorent le monde&nbsp;; des administrateurs qui ont l&rsquo;horreur du neuf. A aucun nous n&rsquo;apprenons le sens critique&#8230;&nbsp;&raquo; (18). Le passage &agrave; une soci&eacute;t&eacute; innovante et cr&eacute;ative sur le plan technologique exige le d&eacute;veloppement de savoir-faire techniques mais aussi d&rsquo;une capacit&eacute; &agrave; r&eacute;soudre des questions juridiques, &eacute;thiques et sociales complexes. C&rsquo;est bien le d&eacute;fi qui est lanc&eacute; aujourd&rsquo;hui &agrave; l&rsquo;universit&eacute; chinoise.</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><small> <em class="spip"> 1Les positions varient en fonction des crit&egrave;res de classement.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">2 Parmi les &eacute;tapes les plus significatives&nbsp;: 1995 (le projet 211 vise le renforcement de 95 &eacute;tablissements et la cr&eacute;ation de p&ocirc;les d&rsquo;excellence autour de 300 disciplines clef), 1998 (le projet 98-5 dote 34 universit&eacute;s des moyens n&eacute;cessaires pour devenir des universit&eacute;s d&rsquo;excellence), 2001 (le 10&egrave;me plan quinquennal affirme que l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur contribue au d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social dans le domaine des ressources humaines et des connaissances), 2002 (r&eacute;formede l&rsquo;enseignement de l&rsquo;anglais &agrave; l&rsquo;universit&eacute;), 2006 (le 11&egrave;me plan quinquennal poursuit les objectif du 10&egrave;me plan en mettant l&rsquo;accent sur le renforcement des qualit&eacute;s personnelles des &eacute;tudiants).</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">3 Source&nbsp;: Minist&egrave;re chinois de l&rsquo;&eacute;ducation.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">4 Le nombre d&rsquo;&eacute;tablissements sup&eacute;rieurs chinois est de 1731 en 2005 contre seulement 568 en 1978.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">5 Source&nbsp;: Service de Coop&eacute;ration universitaire aupr&egrave;s de l&rsquo;Ambassade de France en Chine.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">6 Une politique pour faciliter le retour des chinois dipl&ocirc;m&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger a &eacute;t&eacute; mise en place des 1985, &agrave; la suite de l&rsquo;importante vague de lib&eacute;ralisation des d&eacute;parts pour faire des &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger de 1984. Pour une analyse compl&egrave;te de l&rsquo;internationalisation du monde universitaire chinois&nbsp;: David Zweig, Internationalizing China, Cornell University Press, 2002.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">7 Une &eacute;tude approfondie de la &laquo;&nbsp;diaspora chinoise du savoir&nbsp;&raquo; a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e et pr&eacute;sent&eacute;e en octobre 2005 &agrave; la Hong Kong University of Science and Technology par Anthony R. Welch (university of Sidney) et Zhang Zhen (Tianjin university).</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">8 Le China Research Institute for Management of Hunan University, le Shanghai Institute for Education Studies, le Guangdong Research Institute for Management sont parmi les principaux centres de recherche qui &eacute;tablissent les classements des universit&eacute;s chinoises.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">9 Pour ne donner qu&rsquo;un exemple, l&rsquo;International Herald Tribune du 14/2/2006 publiait un article &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;annonce de la cr&eacute;ation d&rsquo;un EMBA de l&rsquo;INSEAD a Qinghua (P&eacute;kin), laissant entendre que les MBA chinois repr&eacute;senteraient une concurrence r&eacute;elle pour les MBA am&eacute;ricains.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">10 Le classement est t&eacute;l&eacute;chargeable sur le site http://ed.sjtu.edu.cn/ranking.htm.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">11 Source&nbsp;: Minist&egrave;re du travail et de la s&eacute;curit&eacute; sociale, (Xinhuanet du 11/11/2005).</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">12 McKinsey Global Institute, The Emerging Global Labor Market&nbsp;; China&rsquo;s looming talent shortage, 2005. http://www.mckinseyquarterly.com .</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">13 D&eacute;claration du Conseil des Affaires d&rsquo;Etat du 10 mai 2006 approuvant la proposition de limiter les admissions dans les universit&eacute;s du pays. Source&nbsp;: Moins d&rsquo;&eacute;tudiants pour moins de pression, article paru dans http://china.org.cn le 22 mai 2006.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">14 McKinsey Global Institute, The Emerging Global Labor Market&nbsp;; China&rsquo;s looming talent shortage&nbsp;&raquo;, 2005. http://www.mckinseyquarterly.com</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">15 Le syst&egrave;me du stage a &eacute;t&eacute; institutionnalis&eacute; &agrave; partir de 2006, avec la cr&eacute;ation de &laquo;&nbsp;centres de stages&nbsp;&raquo; dans certaines entreprises et &eacute;tablissements publics (Quotidien de Beijing, 22/03/2006).</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">16 Les frais de scolarit&eacute; sont pass&eacute;s en moyenne de 200 RMB en 1989 &agrave; 5 000 RMB par &eacute;l&egrave;ve en 2003, ce qui repr&eacute;sente jusqu&rsquo;&agrave; 27% du budget des universit&eacute;s. Source&nbsp;: Service de Coop&eacute;ration universitaire aupr&egrave;s de l&rsquo;Ambassade de France en Chine.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">17 Dans ce contexte, signalons l&rsquo;exp&eacute;rience singuli&egrave;re tent&eacute;e par l&rsquo;universit&eacute; Fudan en avril 2006 pour recruter un dixi&egrave;me de ses &eacute;tudiants &agrave; travers un nouveau mode d&rsquo;admission, bas&eacute; sur un entretien de personnalit&eacute; et de motivation. Cette m&eacute;thode permettrait de diversifier le recrutement et d&rsquo;orienter autrement l&rsquo;enseignement, en insistant sur la personnalit&eacute;, les capacit&eacute;s critiques et les id&eacute;es personnelles. Radio Chine International, 28 avril 2006.</em></small></p>
<p class="spip"><small><em class="spip">18 Sur la r&eacute;forme de l&rsquo;enseignement, note r&eacute;dig&eacute;e par Marc Bloch pour les Cahiers Politiques, 1944.</em></small></p>
<p><small>    	     </small> <small>	     <!-- DOCUMENTS ATTACHÉS -->      </small></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Et qu’en est-il de l’image de la Chine ? &#8211; Le danger des produits alimentaires et pharmaceutiques mis sur le marché.</title>
		<link>http://www.objectif-chine.com/2007/06/15/et-qu%e2%80%99en-est-il-de-l%e2%80%99image-de-la-chine-le-danger-des-produits-alimentaires-et-pharmaceutiques-mis-sur-le-marche/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 20:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Eco-Finance-Business]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.objectif-chine.com/2007/06/15/et-qu%e2%80%99en-est-il-de-l%e2%80%99image-de-la-chine-le-danger-des-produits-alimentaires-et-pharmaceutiques-mis-sur-le-marche/</guid>
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 Lu sur le Forum francechine (Yahoo Groupes) 
Batailles commerciales ou realites&#160;?  Il est vrai que parfois ni les normes ni les controles sont au niveaux de pays occidentaux.
&#34;M&#234;me si la Chine n&#8217;a pas b&#226;ti sa r&#233;putation &#224; l&#8217;export sur les produits alimentaires et pharmaceutiques, elle en &#233;coule tout de m&#234;me pour 30 milliards [...]]]></description>
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<p class="spip"><em class="spip"> <strong class="spip">Lu sur le Forum francechine (Yahoo Groupes)</strong> </em></p>
<p class="spip"><strong class="spip">Batailles commerciales ou realites&nbsp;?</strong>  Il est vrai que parfois ni les normes ni les controles sont au niveaux de pays occidentaux.</p>
<p class="spip">&quot;M&ecirc;me si la Chine n&rsquo;a pas b&acirc;ti sa r&eacute;putation &agrave; l&rsquo;export sur les produits alimentaires et pharmaceutiques, elle en &eacute;coule tout de m&ecirc;me pour 30 milliards de dollars (22,3 milliards d&rsquo;euros) par an &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Les r&eacute;cents scandales concernant ce type de produits dont certains composants empoisonn&eacute;s provenaient de la R&eacute;publique populaire risquent en tout cas de renforcer la m&eacute;fiance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du &quot;made in China&quot;.</p>
<p class="spip">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-915809,0.html</p>
<p class="spip">En 2006, peut-&ecirc;tre une centaine de personnes seraient mortes au Panama apr&egrave;s avoir ing&eacute;r&eacute; du sirop contenant du glycol de di&eacute;thyl&egrave;ne, un solvant industriel utilis&eacute;, entre autres, dans la fabrication d&rsquo;antigel. Une usine chinoise de la province du Jiangsu qui pr&eacute;tendait produire de la glyc&eacute;rine aurait remplac&eacute; cet inoffensif sirop avec le poison afin de faire baisser ses co&ucirc;ts de production&#8230; Plus r&eacute;cemment, les autorit&eacute;s panam&eacute;ennes et celles de la R&eacute;publique dominicaine ont annonc&eacute; avoir trouv&eacute; des traces de ce m&ecirc;me glycol de di&eacute;thyl&egrave;ne dans 6 000 tubes de dentifrices fabriqu&eacute;s en Chine et vendus sous le nom de &quot;Mr&nbsp;cool&quot; et &quot;Excel&quot;.</p>
<p class="spip">UNE LISTE &Eacute;COEURANTE</p>
<p class="spip">Le responsable de l&rsquo;une des entreprises incrimin&eacute;es, Chen Yaozu, a reconnu qu&rsquo;un tel solvant &eacute;tait utilis&eacute; mais a soutenu que, m&eacute;lang&eacute; en petites quantit&eacute;s, il ne pr&eacute;sentait aucun danger, les utilisateurs recrachant la p&acirc;te dentifrice. En outre, &agrave; ajout&eacute; M.&nbsp;Chen, le di&eacute;thyl&egrave;ne n&rsquo;est pas interdit en Chine.</p>
<p class="spip">Des agents du Bureau d&rsquo;inspection de la s&eacute;curit&eacute; pharmaceutique et alimentaire chinoise viennent de se rendre dans la province du Jiangsu pour mener une enqu&ecirc;te.</p>
<p class="spip">Apr&egrave;s une affaire de gluten de bl&eacute; utilis&eacute; dans la composition de la nourriture pour animaux et qui a provoqu&eacute; la mort de milliers de chats et de chiens aux Etats-Unis apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; m&eacute;lang&eacute; avec de la m&eacute;lamine, une dangereuse substance chimique, la situation s&rsquo;est d&eacute;grad&eacute;e entre P&eacute;kin et la Food and drug administration (FDA) am&eacute;ricaine, charg&eacute;e de la s&eacute;curit&eacute; alimentaire&#8230;</p>
<p class="spip">Outre-Atlantique, plusieurs journaux viennent par ailleurs de r&eacute;v&eacute;ler que 257 produits &quot;made in China&quot; ont &eacute;t&eacute; saisis le mois dernier &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e aux Etats-Unis&nbsp;: sachets de pommes lyophilis&eacute;es contenant un produit chimique canc&eacute;rig&egrave;ne, poissons chats surgel&eacute;s dans une substance m&eacute;lang&eacute;e avec des antibiotiques interdits, sardines et coquilles saint-jacques conserv&eacute;es dans des emballages infect&eacute;s par une bact&eacute;rie, champignons m&eacute;lang&eacute;s avec des pesticides, telle est l&rsquo;&eacute;coeurante liste publi&eacute;e par le Washington Post&#8230; Apr&egrave;s la r&eacute;v&eacute;lation faite par les Panam&eacute;ens, la FDA a interdit toute importation de dentifrices provenant de Chine.</p>
<p class="spip">Face &agrave; ce tapage m&eacute;diatique, le gouvernement chinois s&rsquo;efforce de dissiper les craintes et de faire taire les voix alarmistes. Une porte-parole du minist&egrave;re des affaires &eacute;trang&egrave;res, Jiang Yu, a rappel&eacute; que &quot;la Chine attache une grande importance aux questions de s&eacute;curit&eacute; alimentaire et est pr&ecirc;te &agrave; travailler de concert avec la communaut&eacute; internationale en la mati&egrave;re.&quot; De bonnes intentions qui ne seront sans doute pas suffisantes pour redresser l&rsquo;image du pays en mati&egrave;re d&rsquo;exportation de produits alimentaires.&quot;</p>
<p class="spip">Article paru dans l&rsquo;&eacute;dition du 29.05.07.</p>
<p class="spip">FranceChine  L&rsquo;amicale franco chinoise</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip"><em class="spip"> <strong class="spip">R&eacute;actions&nbsp;:</strong> </em></p>
<p class="spip">De Lileyflor &agrave; P&eacute;kin, 30.05.2007&nbsp;:</p>
<p class="spip">&laquo;&nbsp;Bataille commerciale ou realite&nbsp;? Il n&rsquo;y a pas que les produits destines aux humains qui sont en question. Derni&egrave;rement, un autre scandale a &eacute;clat&eacute;, &agrave; la suite d&rsquo;exportations de &quot;pet-food&quot; pour chiens et chats, vers les Etats-Unis notamment. Les produits &eacute;taient toxiques et des animaux sont morts. Le scandale du SFDA et la condamnation a mort de M.&nbsp;Zheng Xiaoyu sont intervenus presque en m&ecirc;me temps. Pour en savoir plus, voir le lien suivant (articles en anglais)&nbsp;: http://www.chinadaily.com.cn/bizchina/2007-05/30/content_883648.htm</p>
<p class="spip">(&#8230;)</p>
<p class="spip">La liste des produits toxiques qu&rsquo;on peut retrouver dans l&rsquo;alimentation ou les produits d&rsquo;hygi&egrave;ne et de pharmacie en Chine est h&eacute;las preoccupante. La presse locale s&rsquo;en fait d&rsquo;ailleurs fr&eacute;quemment l&rsquo;&eacute;cho, lorsqu&rsquo;il y a des cas d&rsquo;intoxications alimentaires dans des &eacute;coles ou des d&eacute;c&egrave;s suite &agrave; l&rsquo;absorption de poisons. Derni&egrave;rement, un gros scandale a &eacute;clat&eacute; mettant en cause le responsable de l&rsquo;agence de certification des produits pharmaceutiques de Chine. Il vient d&rsquo;&ecirc;tre condamn&eacute; &agrave; mort, entre autres &agrave; cause des dentifrices frelat&eacute;s et de corruption. Cela a fait les gros titres de la presse mondiale, on en a beaucoup parl&eacute; &agrave; la television, BBC, CNN, TV5, t&eacute;l&eacute; allemande, CCTV&#8230; La BBC se demandait s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un bouc emissaire. En tous cas, le consensus, c&rsquo;est que la Chine va d&eacute;sormais s&rsquo;interesser de beaucoup plus pr&egrave;s aux produits mis sur le march&eacute; -m&ecirc;me s&rsquo;il est probablement tr&egrave;s difficile de tout controler, au niveau des march&eacute;s de rue par exemple. Il vaut mieux &ecirc;tre encore vigilant &agrave; ne pas acheter n&rsquo;importe quoi&#8230; Mais m&ecirc;me en Europe ou aux Etats-Unis, les produits frelat&eacute;s ou toxiques peuvent apparaitre. (&#8230;)&nbsp;&raquo;</p>
<p class="spip"><em class="spip">J.F.</em></p>
</div>
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		<title>Critique du livre de Thierry Wolton « Le grand bluff chinois », par F. de la Chevalerie</title>
		<link>http://www.objectif-chine.com/2007/06/15/critique-du-livre-de-thierry-wolton-%c2%ab-le-grand-bluff-chinois-%c2%bb-par-f-de-la-chevalerie/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 19:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.objectif-chine.com/2007/07/15/critique-du-livre-de-thierry-wolton-%c2%ab-le-grand-bluff-chinois-%c2%bb-par-f-de-la-chevalerie/</guid>
		<description><![CDATA[Les opinions mises en avant dans cet article n&#8217;engagent que son auteur.
&#34;En route pour Beijing, j&#8217;ai achet&#233; un livre au titre &#233;vocateur, &#171;&#160;Le grand bluff (chinois)&#160;&#187; sign&#233; Thierry Wolton. D&#232;s les premi&#232;res lignes, je suis clou&#233; au sol. Tir soutenu, sans merci&#160;! Voil&#224; que rena&#238;t la politique de la canonni&#232;re, celle l&#224; m&#234;me qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="spip"><em class="spip">Les opinions mises en avant dans cet article n&rsquo;engagent que son auteur.</em></p>
<p class="spip">&quot;En route pour Beijing, j&rsquo;ai achet&eacute; un livre au titre &eacute;vocateur, &laquo;&nbsp;Le grand bluff (chinois)&nbsp;&raquo; sign&eacute; Thierry Wolton. D&egrave;s les premi&egrave;res lignes, je suis clou&eacute; au sol. Tir soutenu, sans merci&nbsp;! Voil&agrave; que rena&icirc;t la politique de la canonni&egrave;re, celle l&agrave; m&ecirc;me qui a &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine des trait&eacute;s in&eacute;gaux et dont l&rsquo;objectif &eacute;tait de faire plier la Chine face aux exigences occidentales. La charge est cinglante, ext&eacute;nuante. Rien ne vient distraire l&rsquo;auteur d&rsquo;un jugement &agrave; l&rsquo;emporte pi&egrave;ce.</p>
<p class="spip">Premi&egrave;re salve&hellip; la Chine serait tellement admir&eacute;e par les occidentaux qu&rsquo;elle leur &ocirc;terait tout sens critique. La Chine s&rsquo;impose surtout par l&rsquo;importance de ses march&eacute;s. De surcro&icirc;t, dans le monde des affaires, c&rsquo;est le pragmatisme qui domine, rarement l&rsquo;&eacute;motion. Cependant, si parfois un sentiment d&rsquo;admiration guette, c&rsquo;est en souvenir de ce qu&rsquo;&eacute;tait la Chine voici trente ans&nbsp;: fam&eacute;lique et mis&eacute;rable.</p>
<p class="spip">Autre bord&eacute;e&hellip; La renomm&eacute;e de la Chine ne serait que le produit d&rsquo;une vaste offensive marketing, parfaitement huil&eacute;e, mais totalement mensong&egrave;re. &laquo;&nbsp;Un kit totalitaire&nbsp;!&nbsp;&raquo; d&eacute;clare l&rsquo;auteur. Pour qui a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;assister &agrave; des conf&eacute;rences de promotion de villes chinoises, l&rsquo;impression serait plut&ocirc;t contraire. Une pr&eacute;sentation rustre, des discours redondants, des documents incolores, aucune ing&eacute;niosit&eacute;. Bref, une s&eacute;ance d&rsquo;endormissement&nbsp;! Non, les chinois se vendent horriblement mal&nbsp;! Et lorsqu&rsquo;ils sont sur la touche, ils sont maladroits, fuyants. Ils s&rsquo;accablent eux-m&ecirc;mes. Alors pourquoi le kit totalitaire remporte-t-il autant de succ&egrave;s chez les occidentaux&nbsp;? Pour une raison simple&nbsp;: l&rsquo;app&eacute;tit suppos&eacute; du gain&nbsp;!</p>
<p class="spip">T. Wolton poursuit, la Chine serait phagocyt&eacute;e par 1000 familles -entendez par-l&agrave; les caciques du r&eacute;gime (donc communistes), notamment, le clan Jiang Zeming. Au XIX&egrave;me si&egrave;cle, en France, 200 familles irriguaient le pays. Aujourd&rsquo;hui, beaucoup moins&nbsp;! Avec nos Bouygues, Lagard&egrave;re, Pinault, Arnault et autres Dassault, nous connaissons aussi la concentration des pouvoirs. Donc, en Chine, mille familles se partageraient les pr&eacute;bendes, rien ou si peu pour le reste. Dans ce cas, il faudra interroger mes voisins de palier, originaires du Henan et du Shanxi. Loin des journ&eacute;es de jeun de leurs parents, ils se gavent trois fois par jour, jonglent d&rsquo;un portable &agrave; l&rsquo;autre dans des appartements dont ils sont propri&eacute;taires.</p>
<p class="spip">Le r&eacute;gime chinois est despotique, autoritaire, corrompu, ajoute-t-il. Certes la Chine n&rsquo;est pas exempte de critiques, mais les libert&eacute;s progressent. D&eacute;j&agrave;, la libert&eacute; de se moquer. Parfois, je demande &agrave; mes voisins ce qu&rsquo;ils pensent de la politique&nbsp;? &laquo;&nbsp;Du gros ou du maigre&nbsp;?&nbsp;&raquo; interrogent-ils. Ils en rient, c&rsquo;est un d&eacute;but&nbsp;!</p>
<p class="spip">En Chine, les statistiques sont bidons, proclame T. Wolton. Au vu des controverses sur les chiffres du ch&ocirc;mage en France, cette pratique semble r&eacute;pandue. Cependant, en Chine, il suffit de faire un petit tour dehors et de s&rsquo;y reprendre tous les six mois, pour constater que la croissance est bien l&agrave;. Pour la seule ville de Tianjin, trois fois plus d&rsquo;ouvertures de chantiers ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es en 2006 que pour la r&eacute;gion Ile de France. O&ugrave; se situe l&rsquo;erreur&nbsp;?</p>
<p class="spip">La Chine est l&rsquo;atelier du monde mais ses produits manquent de technologie, affirme T. Wolton. Je sugg&egrave;re &agrave; notre chercheur de reprendre ses recherches&nbsp;! La Chine est d&eacute;sormais l&rsquo;un des laboratoires de la plan&egrave;te. Dans l&rsquo;environnement de 54 zones de d&eacute;veloppement de haute technologie, 700 centres R&amp;D et 55 000 start-up se d&eacute;ploient. La R&amp;D atteint d&eacute;sormais 1,38% du PIB, la part des entreprises chinoises &eacute;tant en forte augmentation. Qui plus est, l&rsquo;affirmation de la puissance technologique de la Chine repose souvent sur l&rsquo;existence de projets &agrave; rentabilit&eacute; non imm&eacute;diate. Dans ce cadre, la contrainte comptable est plus l&acirc;che&nbsp;; le canevas exp&eacute;rimental plus &eacute;tendu&nbsp;; les axes de recherche plus vari&eacute;s. D&egrave;s lors, il est plus facile de valoriser une nouvelle technologie en Chine qu&rsquo;en Europe o&ugrave; les contraintes sont lourdes. Tenez le vous pour dit&nbsp;! La Chine qui copie nos brevets sera bient&ocirc;t celle &agrave; qui on ach&egrave;tera des licences d&rsquo;exploitation.</p>
<p class="spip">Pour conclure, l&rsquo;auteur s&rsquo;en prend au tourisme rouge&nbsp;; il s&rsquo;insurge contre les visites de mausol&eacute;es et &agrave; la maison de Mao &agrave; Shaoshan. Dans ce cas, il devrait aussi s&rsquo;en prendre &agrave; moi. Je pratique le tourisme tricolore&nbsp;; je me suis rendu aux Chemins des Dames et &agrave; Verdun, l&agrave; m&ecirc;me o&ugrave; 230 000 Fran&ccedil;ais ont servi (inutilement) de chair &agrave; canon.</p>
<p class="spip">En refermant le livre, j&rsquo;&eacute;prouve un curieux sentiment. Peut-&ecirc;tre notre &eacute;crivain a-t-il rat&eacute; un copier coller&nbsp;? N&rsquo;est-ce pas le France qui devrait se trouver &agrave; la place de la Chine&nbsp;? Peut-&ecirc;tre avait-il &agrave; dessein de tirer &agrave; boulet rouge contre notre pays en prenant la Chine &agrave; t&eacute;moin&nbsp;? &quot;</p>
<p class="spip">Fran&ccedil;ois de la Chevalerie (entrepreneur en Chine)</p>
<hr class="spip" />
<p class="spip">R&eacute;f&eacute;rences&nbsp;:</p>
<p class="spip"><span style="float: left;" class="spip_document_831 spip_documents spip_documents_left">  <img width="110" vspace="10" hspace="10" height="178" src="http://www.objectif-chine.com/IMG/gif_gif_photot_bluff.gif" alt="" /> </span><strong class="spip">Wolton Thierry &quot;Le grand bluff chinois, comment P&eacute;kin nous vend sa r&eacute;volution&quot;, Ed. Robert Laffont, Avril 2007.</strong></p>
<p class="spip"><em class="spip"> <strong class="spip">Mot de l&rsquo;&eacute;diteur</strong> </em>  <br />
&quot;Les temps ont chang&eacute; mais les m&eacute;thodes sont rest&eacute;es les m&ecirc;mes&nbsp;:  la Chine nous a noy&eacute;s sous sa propagande, maintenant elle joue le grand bluff.</p>
<p class="spip">Du Petit Livre rouge au taux de croissance spectaculaire, de la R&eacute;volution culturelle &agrave; la r&eacute;volution capitaliste, le chemin qu&rsquo;a fait la Chine provoque l&rsquo;&eacute;bahissement des commentateurs occidentaux. Pourtant en mati&egrave;res &eacute;conomique, politique, sociale ou diplomatique, l&rsquo;Empire du Milieu a plut&ocirc;t des allures de dragon de papier. Mille familles communistes tiennent le pays en coupe r&eacute;gl&eacute;e, la corruption r&egrave;gne, les libert&eacute;s sont inexistantes, le Parti gonfle les statistiques &eacute;conomiques, les entreprises les plus importantes du pays sont toutes propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;&Eacute;tat, le &laquo;&nbsp;miracle &eacute;conomique&nbsp;&raquo; n&rsquo;est que piratage, contrefa&ccedil;on et made in China de pacotille, un gouffre social s&eacute;pare les plus riches des plus pauvres.</p>
<p class="spip">Fini le temps de l&rsquo;admiration cr&eacute;dule&nbsp;! C&rsquo;est une autre r&eacute;alit&eacute; de la Chine que nous donne &agrave; voir Thierry Wolton. Sa plume pr&eacute;cise, son ton enlev&eacute;, ses arguments coups de poing nous font comprendre les strat&eacute;gies de ce pays qu&rsquo;on croyait insaisissable.</p>
<p class="spip">Un livre vif et insolent, &eacute;crit par un expert du monde communiste, qui secoue bien des id&eacute;es re&ccedil;ues.</p>
<p class="spip"><em class="spip">L&rsquo;auteur&nbsp;:</em> Historien et sociologue, Thierry Wolton est sp&eacute;cialiste des relations internationales. Il est l&rsquo;auteur de grandes enqu&ecirc;tes &agrave; succ&egrave;s (Le KGB en France, Le Grand Recrutement, La France sous influence&#8230;) et d&rsquo;essais (L&rsquo;Histoire interdite, La Fin des nations, Quatri&egrave;me guerre mondiale). &quot;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le développement de la Chine, une chance pour l’Afrique ?</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jan 2007 21:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chine & politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Courrier des lecteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans les ann&#233;es soixante, les relations entre l&#8217;Afrique et la Chine s&#8217;apparentaient &#224; une course de vitesse entre Taipei et P&#233;kin. C&#8217;&#233;tait &#224; la capitale qui d&#233;crocherait le plus d&#8217;Ambassades&#160;! D&#232;s la fin des ann&#233;es 70, P&#233;kin devait l&#8217;emporter largement confinant Taipei &#224; de seules relations avec l&#8217;Afrique du Sud et les pays alentours. Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">Dans les ann&eacute;es soixante, les relations entre l&rsquo;Afrique et la Chine s&rsquo;apparentaient &agrave; une course de vitesse entre Taipei et P&eacute;kin. C&rsquo;&eacute;tait &agrave; la capitale qui d&eacute;crocherait le plus d&rsquo;Ambassades&nbsp;! D&egrave;s la fin des ann&eacute;es 70, P&eacute;kin devait l&rsquo;emporter largement confinant Taipei &agrave; de seules relations avec l&rsquo;Afrique du Sud et les pays alentours. Si le discours muscl&eacute; de P&eacute;kin contre la colonisation et le r&eacute;gime de l&rsquo;apartheid en sont les principales raisons, jouait &eacute;galement une certaine affinit&eacute; entre les Etats africains ayant opt&eacute; pour un socialisme &agrave; caract&egrave;re scientifique et la chine communiste. Qui plus est, la g&eacute;rontocratie p&eacute;kinoise n&rsquo;&eacute;tait pas pour d&eacute;plaire aux vieux sages d&rsquo;Afrique. M&ecirc;me si les accords de coop&eacute;ration engag&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque &eacute;taient modestes, des &eacute;tudiants africains &eacute;taient alors accueillis sur les campus universitaires chinois.</p>
<p class="spip">A la fin des ann&eacute;es 70, cette sympathie est mise en br&egrave;che par les razzias contre ces m&ecirc;mes &eacute;tudiants sous pr&eacute;texte de leur libert&eacute; de moeurs. Depuis cette &eacute;poque, les relations entre l&rsquo;Afrique et la Chine sont entr&eacute;es dans une esp&egrave;ce l&eacute;thargie sur fond d&rsquo;indiff&eacute;rence. L&rsquo;affaiblissement du mouvement des non align&eacute;s, comme un n&eacute;cessaire recentrage r&eacute;gional expliquent aussi cet &eacute;loignement.</p>
<p class="spip">D&eacute;sormais arrim&eacute;e &agrave; une croissance exceptionnelle, la Chine d&rsquo;aujourd&rsquo;hui entend redevenir une puissance mondiale. A la conf&eacute;rence de Bandoeng, version 2005, le Pr&eacute;sident Hu Jintao a appel&eacute; de ses v&oelig;ux un nouvel &eacute;lan dans les &eacute;changes entre les pays africains et la Chine. Loin de suppos&eacute;es sympathies id&eacute;ologiques, c&rsquo;est d&eacute;sormais le pragmatisme qui domine. Pour son d&eacute;veloppement, la Chine compte avec le r&eacute;servoir des mati&egrave;res premi&egrave;res africaines. En posant un pied en Afrique, la Chine entend aussi contourner les barri&egrave;res douani&egrave;res qui menacent la zone Europe. De surcro&icirc;t, des entreprises chinoises souhaitent s&rsquo;installer sur le continent. A petits pas, en exportant d&rsquo;abord leur produits mais avec l&rsquo;ambition d&rsquo;y installer &agrave; moyen terme des unit&eacute;s industrielles souples et mobiles. Coupl&eacute; avec l&rsquo;envoi de techniciens, cette strat&eacute;gie est d&eacute;j&agrave; en marche.</p>
<p class="spip">Quel en est l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour l&rsquo;Afrique&nbsp;? La Chine s&rsquo;offre-t-elle comme un nouveau partenaire&nbsp;? D&rsquo;entr&eacute;e de jeu, le rench&eacute;rissement du prix des mati&egrave;res premi&egrave;res li&eacute; &agrave; la croissance chinoise r&eacute;pond &agrave; la tr&egrave;s ancienne revendication de mettre fin &agrave; la d&eacute;gradation des termes de l&rsquo;&eacute;change. Certes, tous les pays africains ne sont pas log&eacute;s &agrave; la m&ecirc;me ancienne mais d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, l&rsquo;augmentation du cours des mati&egrave;res premi&egrave;res est &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;un regain de croissance, notamment, en Afrique australe. Plus encore, gr&acirc;ce &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute; des produits chinois, l&rsquo;Afrique peut s&rsquo;&eacute;quiper &agrave; moindre co&ucirc;t sautant ainsi l&rsquo;&eacute;tape des infrastructures lourdes &agrave; la rentabilit&eacute; hasardeuse. C&rsquo;est vrai dans le domaine informatique comme &eacute;galement pour les produits &laquo;&nbsp;essentiels&nbsp;&raquo; (industrie pharmaceutique). Dans ce dernier cas, leur accessibilit&eacute; favorise une am&eacute;lioration de l&rsquo;&eacute;tat sanitaire et par l&agrave;, concourt au d&eacute;veloppement &eacute;conomique. In fine, le co&ucirc;t op&eacute;rationnel des coop&eacute;rants chinois est quatre fois moins &eacute;lev&eacute; que celui des occidentaux. A crit&egrave;res techniques &eacute;gaux, mieux vaut donc les recevoir.</p>
<p class="spip">Au-del&agrave; de ces &eacute;l&eacute;ments, il est possible d&rsquo;aller beaucoup plus loin mais il faut pour cela une v&eacute;ritable prise de conscience en Afrique. Au lieu de privil&eacute;gier l&rsquo;axe europ&eacute;en, mieux vaut &eacute;largir le cercle, voir ailleurs. D&rsquo;une certaine mani&egrave;re avec la Chine, l&rsquo;enjeu est clair. Nul retour sur l&rsquo;histoire, nul d&eacute;bat post-colonial. En outre, comme les Chinois ne sont pas partisans de la politique des dons, les r&egrave;gles sont plus simples. Avec la Chine, c&rsquo;est la politique du win-win qui domine, chacun doit y trouver son compte dans l&rsquo;heure. En Afrique australe, certains pays ont d&eacute;j&agrave; compris la m&eacute;canique. Par exemple, des &eacute;tudiants kenyans se forment d&eacute;sormais aux m&eacute;thodes chinoises. D&rsquo;autres pays devraient embo&icirc;ter le pas. Le co&ucirc;t d&rsquo;apprentissage en Chine est cinq fois moins &eacute;lev&eacute; que celui dispens&eacute; dans les universit&eacute;s occidentales et ce, pour des r&eacute;sultats plus efficaces puisque l&rsquo;axe p&eacute;dagogique est articul&eacute; autour du concret. Dans un d&eacute;lai de deux ans, des techniciens kenyans seront capables d&rsquo;installer de petites unit&eacute;s industrielles souples et &agrave; moindres frais.</p>
<p class="spip">Comme le disait nagu&egrave;re Cheikh Anta Diop, le jour viendra o&ugrave; &laquo;&nbsp;d&eacute;connect&eacute;e d&rsquo;un trop &eacute;troit et laborieux partenariat avec l&rsquo;Europe, l&rsquo;Afrique deviendra libre&nbsp;&raquo;. Le r&ocirc;le croissant de la Chine peut y concourir. C&rsquo;est une chance &agrave; saisir, celle de &laquo;&nbsp;s&rsquo;enrichir ensemble, loin de la pauvret&eacute;, de la fatalit&eacute;&nbsp;&raquo; comme le rappelait r&eacute;cemment le Pr&eacute;sident Hu jin Tao.</p>
<p class="spip">@Tous droits r&eacute;serv&eacute;s -Par <strong class="spip">Fran&ccedil;ois de la Chevalerie</strong>, Pr&eacute;sident de China Messengers / <strong class="spip">Mohamadou Ka</strong>, Conseiller Municipal ( Point E Dakar S&eacute;n&eacute;gal), pour Objectif Chine.</p>
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