Fonds souverains chinois: Une déclinaison de l’art de la guerre ?

June 8, 2008

 

« 5 principes essentiels : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline »

Les fonds souverains ? Cela peut être bon pour vous.

June 8, 2008


Les fonds souverains chinois et l’art de la Guerre : Une stratégie chinoise.

June 2, 2008

L’Ecole de Guerre Économique titre sont analyse des Fonds souverains : "Les fonds souverains : La conquête de la politique par la finance."
Or un des premiers principes de l’art de la guerre chez Sun Zi n’est-t-il pas de pouvoir gagner sans combat?

Les Fonds souverains : pourquoi une telle inquiétude ?

June 2, 2008

Les Fonds souverains : « Sovereign wealth funds » en anglais, sont des Fonds d’investissement constitués par certains États pour faire fructifier les réserves de changes de leurs banques centrales et qui ont, pour certains, des montants réellement démesurés.
Préoccupant actuellement le monde de la finance, ils continueront probablement de le faire dans l’avenir. Car si pour certaines sociétés occidentales en mal de capitaux les fonds souverains provenant de pays émergents, comme la Chine, sont considérés comme une chance, la crainte d’une véritable prise de contrôle des capacités industrielles et technologiques Européennes - et Françaises – par ces nouveaux types d’investisseurs, s’installe rapidement dans le monde économique ; comme dans les médias.
Ce problème commençait même à préoccuper sérieusement les spécialistes avant que n’éclate la crise américaine des subpimes qui a, elle-même, absorbé toute l’attention médiatique.
D’ordinaire plutôt adeptes d’une gestion discrète des affaires, ils prennent de plus en plus de risques et sortent à la lumière en choisissant leurs cibles parmi les sociétés les plus en vue, en les utilisant comme des armes politiques orientant leurs placements en fonction de leurs intérêts stratégiques.
Face à cette controverse, les institutions européennes et internationales ont été appelées à trancher, et Bruxelles comme l’OCDE restent mesurés. Le FMI doit aussi mettre en place, très bientôt un guide des bonnes pratiques en la matière afin d’améliorer la sécurité et la transparence.
Car du fonds norvégien, cité en exemple pour ses bonnes pratiques, aux nouveaux fonds russes et chinois pour lesquels l’incertitude et les craintes concernant leurs comportements futurs restent entier, de nombreuses questions restent en suspens.
L’inquiétude est due en grande partie à l’incertitude concernant la stratégie que les dirigeants vont mettre en place, et cela est vrai en particulier pour le fonds chinois, le CIC (China Investment Corp) mis en place à l’automne 2007. Ce que craignent le plus les spécialistes c’est effectivement que le CIC se tourne, non pas vers une simple logique d’investissement financier, comme c’était la norme auparavant, mais qu’il suive cette nouvelle tendance et s’en serve à des fins politiques.
Preuve que cette question est prise très au sérieux par les deux partis, Lou Jiawei, président du fonds souverains chinois a promis davantage de transparence -dans la limite des intérêts chinois- Il a aussi mis en garde les États occidentaux qui sont de plus en plus tentés de mettre en place des barrières protectionnistes pour préserver leurs intérêts.
Aussi, aujourd’hui, les craintes concernant une prise de contrôle massive de nos intérêts stratégiques par des capitaux étrangers sont-elles fondées ?
Pour l’OCDE, l’intérêt économique est réel pour les deux partis même s’il est nécessaire de réguler la situation. Ainsi, ces investissements ne peuvent, en aucun cas, avoir des fins politiques et les pays d’accueil sont autorisés à prendre des mesures de sécurité si celles-ci ne servent pas de rempart pour éviter toute pénétration sur le territoire national.
Si les fonds souverains investissent massivement dans le système bancaire et financier international, venant même, au secours de certaines banques occidentales, ils prennent aussi des participations dans de nombreuses entreprises occidentales d’envergure internationale. Une des dernières en date n’est autre que Total, dont un fonds chinois qui ne serait pas le CIC possède aujourd’hui une part du capital. Il semble que Total préfère éviter de faire des commentaires.
Cependant, étant donné les besoins énergétiques chinois, il n’est pas difficile de deviner la raison de ce choix. Alors… choix politique ou commercial ?
S’il est évident qu’il n’est pas nécessaire de diaboliser ces fonds d’investissement, il sera intéressant de suivre leur évolution pour savoir si le système de régulation mis en place par les institutions internationales sera suffisant pour apaiser les tensions… et aussi de déterminer la limite entre intérêts commerciaux et politiques…

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Un exemple de régulation : l’OCDE et les fonds souverains

June 2, 2008

Les préoccupations de l’OCDE pour les investissements étrangers, et en particulier pour les Fonds souverains sont de deux ordres :
-L’OCDE travaille sur le long terme à la libéralisation des investissements. La régulation internationale des politiques d’investissement et la "liberté d’investissement" sont pour elle un souci constant.
-Son rôle consiste aussi à encourager la mise en place de règles claires pour une plus grande transparence.
Les experts doivent à la fois être capables de prendre des mesures en matière de libéralisation des investissements puisque c’est un axe fondamental de la politique de l’OCDE. Ils doivent aussi répondre aux préoccupations des États, qui craignent que cela n’ait des conséquences négatives sur la sécurité nationale dans le futur, et qui ont alors tendance à vouloir favoriser une plus large protection de leurs secteurs stratégiques.
Les principales règles en matière de bonnes pratiques sont simples :
?Pour les pays cibles, lorsqu’il est décidé de restreindre l’accès de certains secteurs aux investisseurs étrangers, le principe de transparence doit être respecté et les décisions prises doivent être justifiables.
?Pour les investisseurs, la nécessité du respect du principe de transparence est le même. L’OCDE a réaffirmé à de nombreuses reprises qu’il est fondamental que ces fonds se conforment à des normes strictes. C’est d’ailleurs dans ce but que les institutions internationales : Banque Mondiale, FMI ainsi que l’OCDE travaillent à l’élaboration de codes de conduite.
L’OCDE travaille depuis de nombreuses années sur la question de la libéralisation des investissements et sur les problèmes de régulation qui y sont liés. À travers cette problématique elle porte, depuis le début, un intérêt visible aux Fonds souverains et son attention s’est accrue récemment, puisqu’en 2007 paraît le premier document d’une longue série axée spécifiquement sur les Fonds souverains : "International investment of sovereign wealth funds".
Depuis, les experts de l’OCDE continuent de travailler sur ce sujet, avec en avril dernier la publication d’un rapport sur les Fonds souverains et les politiques des pays d’accueil, toujours dans la lignée de leur double préoccupation : libéralisation et transparence.
Cependant, la mobilisation sur les Fonds Souverains n’est que la partie émergée de leurs travaux sur les questions d’investissements et il est d’ailleurs prévu pour 2008-2009 la rédaction d’un rapport sur la liberté d’investissement, qui synthétisera tout le travail déjà réalisé sur cette question.

Interview François Lafargue : Les enjeux de la présence chinoise en Amérique-latine.

April 14, 2008

François Lafargue est Docteur en Géopolitique et Docteur en Sciences Politiques. Il est Professeur à l’École supérieure de Gestion de Paris et anime le séminaire Géopolitique à l’École centrale de Paris. Il est un spécialiste reconnu des enjeux énergétiques en Asie. Il est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages notamment Demain, la Guerre du Feu. États-Unis & Chine à la Conquête de l’énergie, Ellipses, 2006.

En quelques mots : Le dessous des relations Chine-Afrique

April 3, 2008

Avec une croissance à deux chiffres depuis près de 20 ans, basée sur l’exportation de produits à bas prix, la Chine s’intéresse à tous les débouchés susceptibles d’absorber sa marchandise. Si l’Afrique ne représente pas un enjeu commercial essentiel, c’est tout de même pour elle un marché intéressant. Parti de rien il y a 25 ans, la Chine est aujourd’hui le 3ème partenaire de l’Afrique. Les échanges entre l’Afrique et la Chine ne font que croître ses dernières années, pourtant le jeu est loin d’être aussi égal qu’il le semble, puisqu’en retour la part de l’Afrique dans la totalité des échanges à l’international de la Chine est inférieure à 5%.

Quand l’Afrique rencontre le Chine

March 13, 2008

Interview de son excellence Jean-Pierre RAZAFY-ANDRIAMIHAINGO, ancien ambassadeur de Madagascar en France.

Pourquoi il faut entrer sur le marché du conseil en Chine, Benoit Boisseuil

December 15, 2007

"Plusieurs grandes tendances doivent pousser les cabinets, et notamment les cabinets de niche à regarder du côté de la Chine et à ne pas limiter leurs ambitions au suivi de leurs clients européens ou américains au pays de Mao. Les ambitions chinoises sont illimitées. Les entreprises sont de plus en plus agressives sur le plan international avec un positionnement qui veut se sortir du segment du good-enough et attaquer les marchés occidentaux en suivant les exemples de Lenovo, Galanz, Huawei, Haier ou Sun Tech Solar. Or pour satisfaire ces ambitions dévorantes, les patrons chinois ont grandement besoin de conseil en terme de management de l’innovation, de bonnes pratiques supply-chain et surtout dans la connaissance du consommateur européen qui reste un mystère pour les entreprises chinoises manquant cruellement de compétences internationales.

’’Environnement, économie, avons nous tous les mêmes aspirations ?’’

December 15, 2007

"A l’heure où la France possède un ministère de « l’écologie, du développement et de l’aménagement durables » (MEDAD), met les Grenelles de l’Environnement en vitrine et prône les transports en Velib’, les rencontres franco-chinoises de la coopération décentralisée, qui se sont tenues à Bordeaux les 22 et 23 novembre, ne pouvaient trouver meilleur thème que « Vers une société harmonieuse, par le développement durable ». La Chine attire les industriels, fascine les politiques, mais aussi inquiète les défenseurs de l’environnement qui, face à cette croissance qui focalise l’attention, tente de faire passer un message environnemental qui semble raisonner vraiment bien moins fortement que les dollars.